TEST – Outcast Second Contact : De la SF bien rétro !

On le constate de plus en plus, le jeu rétro est à la mode. Bigben Interactive l’a bien compris et nous propose un succès des années 2000 avec Outcast Second Contact. Véritable réussite lors de sa sortie, le titre jadis développé par Infogrames et Appeal Software entre-t-il dans les standards des gamers actuels, bien plus exigeants et omniprésents qu'à l'époque.

(testé à partir d’une version PlayStation 4 fournie par l’éditeur)

Outcast Second Contact

Avant même de débuter une explication autour du jeu, il faut savoir que Outcast Second Contact est une copie quasi-conforme du titre sorti en 1999. On peut penser qu’il s’agit de la suite du succès d’Infogrames, mais il n’en est rien. On se retrouve plutôt avec une copie de la version d’origine, le tout saupoudré à la sauce « mise à jour graphique ». Dès lors que le tableau est posé, nous pouvons nous lancer dans l’aventure. Les anciens retrouveront le jeu qui leur a fait aimer ou découvrir la science-fiction. Les petits nouveaux pourront, eux, poser les mains sur une pépite des années 2000. À cette époque, le titre avait été très bien noté, mais les ventes n’avaient pas été énormes par rapport à la qualité réelle du soft développé par le studio Appeal Software. Peut-il se refaire une santé 19 ans après ? Là est la question. N’ayant pas testé la version originelle, nous ne pourrons pas vous retranscrire les améliorations concrètes par rapport à la version de base. Cependant, la presse spécialisée s’accorde à dire que les points négatifs d’hier ont été corrigés aujourd’hui.

Outcast Second ContactDans Outcast Second Contact, vous incarnez Cutter Slade, un ancien soldat badass, et devez escorter et protéger un groupe de scientifiques. La première chose à dire concernant votre héros réside dans sa voix. Il s’agit de l’acteur de doublage derrière Bruce Willis, rien que ça ! La seconde chose que l’on constate très rapidement réside dans l’évolution du monde du jeu vidéo depuis les années 2000. L’univers d’Outcast était impressionnant à l’époque, mais manque désormais cruellement de personnalité. Il ne s’agit pas d’une critique mais d’un constat. Le jeu vidéo a tellement évolué en vingt ans qu’il est clairement impossible de pouvoir exercer une comparaison raisonnable entre les titres d’hier et d’aujourd’hui. C’est d’ailleurs cela que les développeurs ont dû se dire et c’est pour cette raison qu’ils ont privilégié un portage identique plus que nous concocter un remake sans saveur. Une sage décision qui nous oblige à juger Outcast Second Contact en mettant de côté certains aspects volontairement, compte tenu de l’orientation artistique.

Outcast Second ContactNous ne dévoilerons pas le scénario, mais votre but principal est de retrouver un objet dans un univers parallèle afin de ne pas réduire le monde en cendres. C’est autour de cet arc que votre aventure se construit. Pour pouvoir évoluer et avancer, il vous faudra rencontrer le peuple Talans, habitant du monde d’Adelpha. Ces derniers sont très importants dans votre cheminement, car votre quête se construit autour de ce que les Talans vous donneront comme informations. Concrètement, vous n’avez aucune aide comme un listing de missions, vous devez vous débrouiller en parlant avec les PNJ autour de vous pour comprendre quoi faire. L’ensemble est bien entendu englobé dans un système d’énigmes, très à la mode dans les années 2000. Vous allez certainement vous rendre compte que, pour avancer dans Outcast, il vous faudra en plus de votre manette, du papier et un stylo.

Un gameplay rétro, trop peut-être

Côté gameplay, on peut trouver Outcast Second Contact mou du genou. La faute à son côté rétro. L’action est très lente et les séquences de shoot sont vraiment un supplice par moment. Impossible de comparer ce titre à ce qu’il se fait actuellement, sans tirer sur l’ambulance. C’est un choix des développeurs que de rendre une copie identique niveau gameplay par rapport au jeu d’origine, mais une mise à niveau aurait été un véritable plus. Les joueurs ayant connu les années 2000 ne seront pas étonnés, cependant, les nouveaux joueurs habitués à un gameplay nerveux risquent de ne pas y trouver leur bonheur. Pour palier à ce manque de rythme, vous aurez le choix entre six armes qu’il vous sera possible de faire évoluer. Tout cela pour coller à la difficulté croissante de votre aventure.

Outcast Second Contact

Une mise à jour graphique

Outcast Second Contact subit dans cet épisode un véritable lifting technique. Bigben Interactive a clairement fait un choix fort et propose un jeu rétro identique à son aîné avec une refonte graphique complète. Il faut cependant être réaliste, Outcast souffre également de son côté old-school, surtout lorsque l’on tente une comparaison avec les open-world que l’on peut tester actuellement. Le manque de vie est cruel, l’impression de liberté n’est que superficielle. C’était une prouesse en 1999, mais plus à l’heure actuelle. Les amoureux du jeu originel auront sans nul doute le sourire et le plaisir de prendre la manette pour se refaire l’aventure complète. Mais pour les autres, la nouvelle génération, Outcast Second Contact risque de refroidir dès la cinématique de début. Mais les développeurs font un cadeau aux joueurs et il faut le prendre comme tel.

Outcast Second Contact est une copie presque parfaite de l’opus sorti en 1999. L’ambiance de l’époque est toujours présente et la refonte graphique est complète. Ces éléments donneront certainement le sourire aux joueurs ayant déjà arpenté le monde d’Adelpha. Mais ce qui découle de ce remake réside dans le gap technique entre les jeux d’hier et ceux d’aujourd’hui. Que ce soit uniquement graphique ou dans la narration, la différence est abyssale. Les amateurs de jeux rétro retrouveront le sel des jeux d’antan, mais pour les autres, cet Outcast Second Contact risque de les refroidir. Qu’on se le dise, il s’agit d’un très bon jeu. Mais ce dernier est clairement un ovni dans la masse de titres disponibles. Les jeunes trouveront le titre dépassé s’ils ne comprennent pas que cette version est simplement une refonte d’un ancien jeu. Partez du principe qu’il s’agit d’un des premiers mondes ouverts que les joueurs ont pu arpenter, et vous comprendrez toute l’étendue de l’avancement technique entre les années 2000 et aujourd’hui. Si vous êtes un baroudeur du JV, foncez. Si la technique est très importante pour vous, vous n’y trouverez pas votre plaisir.

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Points forts

  • Le portage parfait
  • Le scénario
  • Les mécaniques de jeu
  • Le gap graphique

Points faibles

  • La maniabilité
  • Les combats pas assez intenses
  • Quelques bugs
6.5

Fair

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