TEST – Little Nightmares 3

Little Nightmares 3 offre une nouvelle plongée dans le lugubre et des ténèbres, cette fois-ci, pensée par Supermassive Games. La grande nouveauté n’est pas de voir 2 personnages à l’écran, mais plutôt de pouvoir les incarner tous les deux en coopération en ligne. Parlons-en dans notre test du titre édité par Bandai Namco.

Développeur : Supermassive Games
Version pour le test : PS5
Genre : Horreur
Date de sortie : 10 octobre 2025

 

Ce test a été réalisé à partir d’un code fourni par l’éditeur. Nous avons été deux à découvrir le jeu, une fois en solo, une autre fois en utilisant le Passe Ami, invitant ainsi une amie pour trois sessions en tout.

L’univers cryptique d’un triptyque

Troisième jeu pour la franchise Little Nightmares et changement de studio. Tarsier Studios, qui nous a délivré un chef d’oeuvre avec le second opus, passe le relais à Supermassive Games, connu et reconnu pour ses jeux d’horreur qu’on vous invite à découvrir : Le casting de Frank Stone, l’excellent The Quarry, Until Dawn, et l’anthologie The Dark Pictures comprenant Man of Medan, Little Hope, House of Ashes et The Devil in Me.

Avec un tel CV, on pouvait s’attendre à ce que l’équipe de développement y laisse des empreintes qui font leur marque de fabrique, dès les premiers instants du jeu. Là-dessus, on était peut-être un petit peu déçu dans la première moitié de LM3, puisque le jeu ne paraissait pas tant différent dans son rythme, ses rebondissements, ses mécaniques, son univers, la façon de proposer les décors, que les précédents Little Nightmares. Par la suite, on a été rassuré dans la seconde moitié du jeu, mais on en reparle plus tard.

Dès le début de Little Nightmares 3, nous sommes plongés dans l’inconnu, une pièce où l’on devine que l’on fait partie des petits de ce monde, et qu’il ne vaut pas mieux de faire voir par les grands. Et les grands, ce sont souvent des créatures menaçantes, féroces et qui ne feront preuve d’aucune pitié avec les deux héros. Parlons-en de ces deux-là : Low et Alone qui seront encore nains dans des environnements qui leur paraissent géants, tant et si bien qu’escalader une télé sera un effort colossal.

Avec eux, on explore donc un lieu appelé la Spirale. Nous étions déjà 2 dans Little Nightmares 2. Nous serons à nouveau 2 dans Little Nightmares 3. Néanmoins, on peut y jouer autant en solo qu’en coopération. Malheureusement, la mécanique n’invite pas les joueurs à le découvrir en local. Ceci dit, Supermassive Games se rattrape en proposant un Passe Ami pour le découvrir en ligne avec un ami sans qu’il soit nécessaire que les deux joueurs l’achètent. Une seule copie du jeu sera obligatoire pour les deux. Cela atténue un peu la déception de ne pas pouvoir y jouer à deux sur le même écran, en famille ou en couple.

Je ne suis pas deux héros…

Lorsque l’on joue en solo à Little Nightmares 3, on doit choisir entre Low et Alone, et on ne jouera donc pas l’un ou l’autre. La prouesse du studio reste que cela n’impacte en rien le gameplay. L’un ou l’autre saura ce qu’il doit faire, vous guide parfois, et ne sera donc jamais un boulet. Votre collègue est réglé-e en automatique et connait les tâches à accomplir. Il représente limite une aide quand on en ressent le besoin. D’ailleurs, Low et Alone possèdent des caractéristiques différentes.

Low, le garçon, porte un masque et est armé d’un arc qui lui permettra de déverrouiller des situations à distance, en enclenchant des mécanismes ou en coupant des cordes avec ses flèches. Quant à Alone, elle se distingue par ses couettes et sa clé à molette dont elle se sert comme massue la plupart du temps, surtout pour casser des vitres et autres pour se créer des chemins et passer d’un environnement à l’autre. D’ailleurs, l’exploration de la Spirale se présente ainsi. On passe souvent d’un bâtiment à un autre après avoir résolu les énigmes d’un lieu qui est souvent habité par une grande menace.

On est donc coincé dans des environnements macabres dans lesquels il faudra réfléchir à 2 pour progresser, sous la menace de géants (car nous sommes minuscules, on le rappelle) et la pression se fera parfois énormément ressentir. Chaque silhouette immobile présent dans une pièce nous fait sentir une menace, et on se demande souvent si ces immenses poupées (faut bien les nommer ces étranges mannequins) ne vont pas prendre vie pour nous attaquer. On avance donc souvent sur la pointe des pieds, en craignant une menace, et en ayant le regard sur tout ce qui nous entoure.

Les bienfaits de la coopération

Ce qui est indéniable pour ce Little Nightmares 3, c’est qu’il est plus agréable à deux joueurs qu’en solo. Il invite au partage et à la réflexion collective. Choisir correctement son binôme sera la première mission, car il vous accompagne durant toute cette angoissante aventure. Tout n’est pas évident lors de notre avancée, que ce soit une simple planche à casser, un élément à faire tomber, ou un passage à ouvrir, et réfléchir à 2 via un chat vocal sera indispensable. Cela rend la partie d’autant plus vivante.

Puis, c’est bien plus amusant d’avoir peur à 2 que seul dans son coin. On rigole de ses erreurs, des imprécisions du déplacement et des mauvaises chutes. De même, Supermassive Games a été inspiré sur certaines séquences de coopération puisqu’il demandera une communication précise entre les joueuses ou joueurs. Sans spoiler, disons que la progression dépendra de votre faculté à vous comprendre, et à donner des indications concises. Globalement, à part le démarrage un peu long dans les premières minutes du jeu où j’ai l’impression que ce n’était qu’une simple exploration, tout le reste du jeu est rigoureusement rythmé, avec une menace permanente et une envie de découvrir le prochain tableau malgré les heurts et les dangers.

Enfin, j’ai eu quelques frayeurs concernant l’absence d’une touche Supermassive Games lors de la première moitié du jeu, le jeu ressemblait énormément à ce qu’on avait déjà connu. J’attendais que le studio sublime un peu cet univers, se l’approprie. Les développeurs ne l’ont pas fait au début, mais ils se sont donnés le droit de le faire par la suite, notamment quand on sort de ce huis clos étouffant pour connaître l’envers du décor extérieur. On y découvre toujours plus de cruauté, de monstruosité et on nous donne des indications sur les divers décors de la Spirale. On tente de deviner la nature de ces illusions qui composent la Spirale, ce qu’elle représente pour les héros, et c’est là que la narration environnementale imaginée par Supermassive nous saute aux yeux. On tente de rassembler les pièces du puzzle, et c’est d’autant plus passionnant d’en discuter à deux.

Little Nightmares 3 réussit à passer derrière un excellent deuxième volet. Grâce à la coopération en ligne, il fait peut-être mieux. On éprouve un réel plaisir à parcourir la Spirale en duo, en comptant l’une sur l’autre afin de résoudre les énigmes, de partager les frayeurs, une complicité qui se noue dans la peur et la curiosité d’en apprendre toujours sur ce monde lugubre et plein de cruauté. Bien sûr, on vous conseille de découvrir Little Nightmares 3, surtout que les mécaniques de gameplay ont été pensées pour la coopération. Rassurez-vous, en solo, le jeu ne vous abandonne pas puisque l’IA se montre tout de même intelligente et vous accompagne dans votre exploration, et attend vos consignes sans trop en faire non plus, pour un juste équilibre. On peut féliciter Supermassive Games qui parvient lors de la seconde moitié du jeu à laisser une empreinte sur cette savoureuse expérience.

Retrouvez aussi nos tests sur OpenCritic.

Points forts

  • Coopération en ligne ingénieusement pensée
  • Un univers sombre et soigneusement réalisé
  • Un binôme autonome en solo
  • Le jeu prend de l'envergure au fil de notre progression

Points faibles

  • mais pas de coopération en local...
  • Des débuts poussifs
7.5

Good

Toujours dans la magique potion du jeu vidéo !

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