Voilà un genre qu’on ne voit pas souvent, ou qu’on voit en tant qu’élément d’un jeu dont ce n’est pas le genre (Assassin’s Creed, Prince of Persia, Mirror’s Edge, voire les Ghosts of). Pratique française dérivée des parcours d’entrainement, le Parkour se rend visible dans les années 90, à tel point que chaque série ou film se voyait obligé d’en mettre ne serait-ce qu’un petit bout. Parfois avec un montage hyper cut, car l’acteur n’était pas vraiment un athlète, parfois de manière plutôt bien filmée.
Un jeu de passionné
MLMEDIA est en réalité une seule personne. Un passionné, aussi DJ qui nous propose de nous initier et maitriser l’art du Parkour à travers 6 spots. Des environnements uniquement urbains, bien que le Parkour se prête aussi à la pleine nature, surement pour des raisons techniques, le jeu étant très cubique.
On se retrouve donc à devoir trouver, définir notre trajet pour faire monter le score à coups d’enchainements de figures, des défis sont proposés : un contre la montre et un score attack. Mais pour tout le reste vous êtes libres. Un liberté qui pourrait aussi engendrer un manque de motivation, n’ayant pas de réelle carotte pour nous accompagner (défi, scénario).
Mais le jeu propose un mode multijoueur en ligne ou en local qui là va nous pousser à donner le meilleur de nous-même. Mais le titre étant assez confidentiel, pas sûr de trouver beaucoup de monde, surtout que le jeu n’est pas cross platform. Il propose aussi une vue à la première personne et là … bonne chance
Et sur Switch il faut noter un défaut supplémentaire. En « Portable » certains textes ou icônes sont bien trop minuscules pour êtres lus. Défaut gommé avec le temps mais au début ça handicape.
Un sandbox de tôles et de béton
Vous connaissez l’adage vidéoludique facile à prendre en main, difficile à maitriser ? Oubliez le, Rooftops & Alleys est difficile aussi à prendre en main. Bien évidemment, vous allez rapidement maitriser la course, le saut et le fait d’agripper, d’escalader une surface mais tout enchainer parfaitement sans finir la tête dans un mur sera un véritable défi. Un difficulté due à la synchronisation demandée.
La liste des mouvements me semble impressionnante et tout retenir va prendre un peu de temps. Mais une fois à peu près calé, on se retrouve à prendre de l’élan, coller un salto, escalader un mur pour sauter de poutre en poutre en collant un petit salto arrière car on aime les défis. Un bon petit jeu pour des passionnés du genre qui aime se mettre des défis.
Rooftops & Alleys est bien réalisé, les animations sont fluides, les figures sortent bien mais sa maîtrise prendra du temps. Le coté Sandbox donne à la fois beaucoup de liberté et trop peu d’objectif pour nous accompagner. Un jeu de niche pour passionnés ?
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