TEST – Skelattack : De l’action et de la plate-forme à petite dose

Konami se (re)lance dans la scène indé avec Skelattack issu du petit studio irlandais Ukuza (Epicloon).

Développeur : Ukuza
Éditeur : Konami
Support : PC, PlayStation 4, Xbox One et Nintendo Switch
Version pour le test : Nintendo Switch
Genre : Action/Plate-forme
Date de sortie : 
2 juin 2020

 

La scène indépendante ayant le vent en poupe, Konami a décidé d’étoffer son catalogue avec le genre. Pour cela, l’éditeur japonais s’est tourné vers le studio irlandais Ukuza et son jeu Skelattack. Un petit action-plateformer décalé qui possède quelques atouts à faire valoir mais aussi des lacunes qui viennent ternir l’expérience. Nous passons au crible tout ceci dans notre test ci-dessous.

Skelattack kescekecé ?

skelattackUn jeu d’action-plateforme qui se déroule à Aftervale, un monde souterrain regroupant toutes sortes de créatures mort-vivantes. Un joyeux bordel où il fait bon vivre si l’on est un cyclope borgne, un vampire édenté ou un encore un squelette désossé. La musique résonne dans tout le village et la boisson coule à flots. Cet univers situé sous le monde des vivants, se peuple à chaque fois qu’un héros humain meurt au combat. Et notre protagoniste principal vient tout juste de débarquer avec une chauve-souris comme acolyte inséparable. L’événement perturbateur de cette paisible ambiance viendra d’en-haut : les humains (toujours eux). Leur roi est mourant et a besoin de la flamme bleue d’Aftervale pour continuer à vivre sous peine de voir son royaume s’effondrer. Nous voilà donc dans un donjon-crawler inversé où les ennemis sont humains (sans compter les pièges). C’est armé de notre épée que nous devons protéger le bijou bien gardé de terribles soldats…

Kescekonpefer ?

skelattackHélas ! C’est là qu’est l’os ! Skelattack se veut accessible par le plus grand nombre malgré des passages nécessitant quelques retry. Rien de bien méchant ne vous inquiétez pas, nous ne sommes pas dans Céleste. Le soft irlandais s’inscrit dans la même veine qu’un Shovel Knight ou Wonder Boy. Malheureusement, la pauvreté du gameplay ne hissera pas notre sympathique squelette au sommet des grands. Si on commence l’aventure avec seulement une épée et le double saut (ouf), notre éventail de coups et autres pouvoirs ne croîtra pas beaucoup. En effet, il sera possible d’améliorer l’épée à l’aide de minerai rare durement ramassé durant votre quête, et, à l’instar, votre barre de vie grandira en ramassant des fioles éparses. Enfin, une barre de « magie » se déverrouillera à un moment donné afin de vous permettre d’utiliser quelques subterfuges (triple saut, boomerang, sonar, etc.). Et c’est TOUT ! On regrettera, pour le genre, l’absence de dash, de contre, d’esquive ou même d’un bouclier. Même l’épée reste unique tout le long de votre aventure. Et oubliez l’idée d’emporter avec vous des potions de soins/magie ! Dommage que le jeu s’arrête là, il avait pourtant si bien commencé.

Eskecéfun ?

skelattackA cette question, il faudra répondre en connaissance de cause. Oui le jeu est bien rythmé, les différents niveaux et boss proposés sont bien variés (barde, paladin, mage, etc.), il est difficile de dire que l’on s’ennuie. Ajoutez à cela, quelques passages techniques pour accéder à un peu de loot et vous avez un jeu complet. En plus de cela, certains passages nécessiteront de contrôler notre chère amie la chauve-souris. Cependant, le jeu est disponible uniquement dans la langue de Shakespeare et les lignes de dialogues n’en finissent plus… Avec beaucoup de second degré et d’ironie, ces lignes peuvent paraître interminables pour les non-initiés. Pour les autres, le scénario proposera un rebondissement bienvenu et une fin originale. Le tout cadencé par une bande originale et un sound-design soignés. Vous devriez trouver votre bonheur pendant une demie-douzaine d’heures de jeu.


Skelattack essuie les plâtres de l’envie de Konami d’étoffer son catalogue éditorial. Avec une direction artistique moderne et bien soignée, le soft s’inscrit dans la lignée de ce qu’il se fait actuellement sur le segment. Techniquement c’est propre et le rythme soutenu. Malheureusement, l’impression que le studio irlandais s’est arrêté en cours de route plane trop souvent sur notre aventure. Le manque de richesse du gameplay pour un jeu comme celui-ci se fait ressentir et vient entacher l’expérience globale. Dommage car il avait tout pour être un parfait petit-frère des cadors du genre. A réserver peut-être pour les joueurs non-aguerris du genre et qu’ils veulent passer un bon moment sur un plate-former accessible mais pas complètement dénué de difficulté. Nous espérons vivement voir un deuxième opus plus abouti.


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Et oui, rien que ça !

Points forts

  • La DA bien cool et bien soignée
  • Une bande-son qui colle bien à l'univers
  • Le scénario original et décalé
  • Le second degré du soft

Points faibles

  • Trop de dialogues pour le genre
  • Un gameplay assez pauvre au final
  • Le tout manque de peps
  • Un contenu plutôt mince
6

Fair

Grand aventurier, Gabs consacre sa vie a la recherche d'OST en tout genre en jouant à différents jeux. La légende raconte que c'est lui qui aurait appris à Link comment jouer de l'ocarina...

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