Les Looney Tunes débarquent sur consoles et PC pour un Wacky World of Sports, soit un monde loufoque de sports ! On s’attend donc à des actions ridicules et drôles, un peu comme les dessins animés de notre enfance. Alors ça cartoon ?
Notre test a été réalisé à partir d’une version PlayStation 5 envoyée par l’éditeur.
Nouvelle interview test pour les Looney Tunes : Wacky World of Sports. L’annonce d’un nouveau jeu sur la bande de Bugs Bunny a été remarquée, mais elle n’a pas non plus provoqué un grand tremblement de terre. J’ai l’impression que la nouvelle génération (née après 1990, dites-moi si je me trompe les jeunes !) est beaucoup moins Bugs Bunny, Daffy Duck, Elmer et Cie que les « anciens ». D’ailleurs, j’aurais préféré un petit jeu d’aventure mais on espère se satisfaire de ce party-game, développé par Bamtam Games, édité par GameMill Ent. et distribué en France par Maximum Ent. France.
Terminées les présentations, parlons du jeu ! Trois vidéos de gameplay sont intégrées à ce test.
Ce n’est pas la première fois que les Looney Tunes arborent leurs « jersey » pour un jeu vidéo de sport…
Cela se fait de plus en plus rarement. On se souvient des Looney Tunes : Basketball en 1995 sur Super Nes et le tout dernier sur PS Vita en 2015, Looney Tunes : Galactic Sports. Mais en dehors de simples jeux de « sport », les Looney Tunes ont eu droit à énormément de productions vidéoludiques. Malheureusement, hormis un jeu mobile et Space Jam 2, aucune production n’est sortie depuis neuf ans, jusqu’à ce mois de septembre et ce Wacky World of Sports.
Que réserve donc ce party-game en matière de contenu ?
Globalement, 4 sports : golf, basket-ball, tennis et football. Puis 10 personnages à incarner : Bugs Bunny, Daffy Duck, Porky Pig, Lola Bunny, Elmer, Taz, Coyote, Sam le Pirate, Sylvestre et Bip-Bip ! Puis des arènes dans des lieux bien connus des dessins animés comme le Canyon de Bip-Bip et Coyote et la maison de la Grand-Mère.
Maintenant, ne vous attendez pas à un fil conducteur particulier. Ce sera un enchaînement de mini jeux en mode Tournoi pour enchaîner les 4 sports et gagner des points. Sinon, des défis vous attendent et vous permettront de débloquer arènes et ballons spéciaux entre autres. Honnêtement, il aurait été agréable de déverrouiller d’une autre façon les divers éléments. Ce n’est effectivement pas passionnant d’enchaîner les défis à la pelle de la sorte. Mais ça apporte tout de même une variété dans les sessions de jeu, et un objectif précis.
Un party-game avec 4 disciplines sportives, cela ne devient pas trop vite redondant ?
Un peu oui. Si on lance un tournoi, on se retrouvera avec les 4 sports à réaliser, et dans un sens ou dans l’autre, on finit toujours par faire la même boucle. Et pour sortir de cette boucle, on se dirige donc vers les défis qui exigent des performances spécifiques dans ces mêmes sports. Aussi, on ne bénéficie pas de fonctionnalités en ligne… ce qui n’aide pas à sortir de cette petite boucle. Ce qui n’aide pas, c’est qu’un tournoi est rapide à terminer, donc on doit les enchaîner, etc.
Après, un party-game étant un party-game, l’important c’est de s’y amuser à plusieurs. Et pour que le divertissement soit au max, il faut surtout que les mécaniques soient fun et qu’on passe de bons moments.
Que peut-on dire sur chacun des sports ? Sur le plan de l’équilibre, de sensations de jeu voire de challenge.
Pour moi, tous les sports proposés n’ont pas connu un travail égal, du moins le rendu me le fait dire. Il faut dire que l’animation d’une partie de golf est bien différente qu’une partie de football. Il en va de même pour une partie de tennis et une partie de basket-ball. Le jeu a bien du mal à proposer des séquences collectives de football et de basket cohérentes, voire captivantes simplement. Les déplacements des personnages sont basiques, et j’ai l’impression que la balle fait 4 fois la taille d’un ballon standard tant les passes sont interceptées facilement. Ce qui peut s’avérer frustrant.
Le basket-ball, j’ai bien aimé et certaines parties se sont montrées assez nerveuses pour apprécier le déroulement d’un match. Néanmoins, une fois que le timing du shoot est compris, il est difficile de louper son lancer, même de très loin. On risque toujours de subir un contre, mais votre pourcentage au tir sera souvent élevé une fois que vous saurez lâcher le bouton de tir au bon moment. Complètement arcade, cela reste de l’attaque-défense en permanence.
Le tennis semble bien mieux forgé dans les échanges et le jeu. Il faudra d’ailleurs faire preuve d’imagination pour déborder et marquer un point, à moins de choisir le bourrinage direct en activant un coup de raquette dans la balle jaune en direction du joueur adverse, ne lui laissant pas le temps de répliquer. C’est surtout l’astuce pour du 2v2 car de vrais échanges ont lieu en 1v1, et le gameplay parait bien plus nerveux.
Enfin, les mécaniques de golf ne sont pas en reste. On trouvera peut-être idiot de voir un adversaire réaliser deux fois la même erreur, le même coup en dehors du gazon. Mais les obstacles et les parcours ne sont pas dénués d’intérêt et invitent parfois à la prise de risques.
Un gros travail a-t-il alors été réalisé dans les mécaniques de gameplay pour le rendre fun ?
Cela dépend des sports et du challenge proposé. On a bien des supers pouvoirs dans les sports les plus collectifs, mais le résultat est bien trop brouillon pour tirer du grand plaisir de jeu. Maintenant, il faut aussi s’y essayer avec des enfants, car ils sont parfois moins exigeants que nous, comme nous l’étions moins dans notre jeunesse. Il est important de savoir qu’il est possible de jouer avec ou sans les « événements » du jeu, c’est-à-dire les caisses et enclumes qui peuvent tomber du ciel pendant un match de basket-ball par exemple. On garde une jauge de coup spécial, utile pour la défense en utilisant un ralenti (Bouton R1), ou pour l’attaque en employant une frappe puissante (bouton L1).
Quoiqu’il en soit, que des enclumes tombent sur le terrain, j’ai trouvé ça chouette par moments. Autre chose, le jeu est en anglais seulement, on ne retrouve pas les voix des personnages des Looney Tunes en français. Niveau nostalgie, c’est dommage, car je ne suis pas sûr que la communauté française regarde (ou regardait) les films et dessins animés dans la langue de Shakespeare.
Certaines animations sont tout de même amusantes. Le super saut pour mettre un panier tout comme des coups spéciaux au tennis, ou d’autres mises en scène dans le golf…
Le jeu s’adresse à qui ?
On peut penser, de prime abord, qu’il a été pensé pour les enfants puisque l’univers est un dessin animé, que ce sont des sports orientés arcade, et non des grosses simulations. Mais le jeu montre tout de même une exigence qui montre qu’il ne peut être pris en main par un jeune public seul. Par exemple, il reste difficile de marquer un but au football, sauf via des Supers Tirs Spéciaux avec QTE à réaliser. Le tennis ressemble le plus à une simu, et le basket nécessite un timing à maîtriser.
Néanmoins, les adultes ne seront pas en restes. Il suffit de placer la difficulté en Extrême pour comprendre que le jeu se montre nerveux. Cela dit, c’est aussi dû au fait que la maîtrise des sports est inégale, et que ça peut dégager de la frustration.
Rien d’autre à ajouter, dans la DA ou dans l’ambiance générale ?
C’est vrai que l’on retrouve les environnements de l’univers des héros de Looney Tunes, mais j’aurais apprécié qu’ils soient plus interactifs, plus animés simplement. Pourquoi pas des séquences spéciales entre personnages qui sont liées dans les dessins animés aussi. Cela aurait permis de faire de bons clins d’œil. Je regrette qu’on ne puisse pas incarner des personnages qu’on voit pourtant dans le public, et j’espère que ça viendra avec des mises à jour. Cela reste bien trop convenu dans son ensemble.
Au final, on retient quoi de l’expérience offerte par Looney Tunes : Wacky World of Sports ?
En tant que joueur, et fan incontesté des Looney Tunes, je considère que l’expérience proposée n’est pas suffisante vis-à-vis du prix affiché. Le mode de jeu principal propose une boucle de moins de 30 minutes de jeu, ce qui débouchera forcément sur une sensation de répétitivité bien trop présente, peut-être dès le 2nd tournoi pour certains. Et l’enchaînement des défis, à côté, pour débloquer du contenu, ne fait pas disparaître ce sentiment de redondance. Les mécaniques de gameplay tiennent tout de même debout pour tenter de s’y amuser entre amis ou en famille, mais elles ne sont pas non plus transcendantes. Il faudrait à l’avenir ajouter plus de contenu (sports, arènes…) et au moins un mode de jeu assez créatif pour qu’on n’ait pas cette impression d’en avoir fait le tour en une seule session de jeu. Reste à faire des exhibitions en difficulté Extrême pour les acharnés, car aucun mode en ligne n’y est intégré. Dommage…
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