Support : PC, PS5, Nintendo Switch 2, Xbox Series X/S
Genre : Simulation de catch
Visual Concepts et 2K donnent une nouvelle rendez-vous aux fans de catch du monde entier. A l’approche de Wrestlemania 42 qui se déroulera les 18 et 19 avril dans le Nevada, WWE 2K26 célèbre sa sortie sur les consoles PlayStation, Xbox, Nintendo Switch 2 mais également sur PC. Sur le papier, c’est encore très prometteur avec une pléiade de modes de jeu et plus de 400 superstars du catch annoncées (DLC compris, mais en réalité certaines sont juste des versions alternatives). Il est difficile de faire mieux surtout qu’il affiche encore quelques améliorations graphiques et une mise en scène soignée pour MyRise et Showcase. Néanmoins, les habitués de la licence n’y apercevront pas non plus énormément de nouveautés retentissantes.
On ne change pas une mécanique qui fonctionne à merveille
Qu’on ne s’inquiète pas plus longtemps, les mécaniques de jeu de WWE 2K26 n’ont pas changé. C’est une bonne nouvelle dans le sens où le jeu ne demandera pas une minute d’adaptation pour les habitués de la franchise. On se retrouve toujours avec des options de combat simples, accessibles, mais variées. Des coups simples avec Carré, des frappes lourdes avec Croix, les prises avec la touche Cercle à comboter avec les touches Croix et Carré encore ainsi que les flèches du pad pour varier les attaques. Des prises différentes selon votre position sur le ring, selon votre position vis-à-vis de votre adversaire (au sol ou debout en train de tituber), selon s’il est sur une table, dans les cordes… Bref, le gameplay n’a pas changé et c’est une bonne chose tant on a l’impression que Visual Concepts a trouvé la bonne formule. Ils ont même ajouté une jauge d’endurance qu’il faudra gérer au mieux lors des combats.
On retrouve aussi les dizaines de règles différentes pour les matchs. Par exemple, le Table Match, le Hell in the Cell, Elimination Chamber etc. Mais il fallait bien que le studio américain annonce des nouveautés à ce sujet. Ils avaient ajouté Bloodline et Underground pour WWE 2K25. On aura donc droit, pour WWE 2K26, aux matchs I Quit, Inferno et Bennes à Ordures.
Comme son nom l’indique, le mode I Quit prend fin quand l’une des superstars sur le ring abandonne. Cela se manifeste ici par un mini-jeu qui, à la manière des soumissions, exige qu’on tape sur une touche au moment où l’aiguille passe sur les zones vertes, mais cette fois de façon circulaire. Plus on a subi des dégâts, plus ce sera difficile de réussir ce mini-jeu. Important, on peut faire abandonner l’adversaire en soumission, mais il peut très bien abandonner lorsqu’il est complètement K.O. Dans ce cas, il faut soi-même demander à l’arbitre de démarrer ce mini-jeu. Pour le mode Inferno, les choses se gâtent puisqu’il faudra brûler l’adversaire avec le feu autour du ring pour vaincre. Enfin, vous devinez les caractéristiques du match Poubelle… On soulignera que les modes de jeu sont présentés très clairement, en onglet/image avec les explications à côté.
Encore une fois, on ne tapera pas sur les doigts des développeurs qui tentent de diversifier l’expérience de jeu, offrant ainsi aux joueurs de multiples règles de match et une rejouabilité qui est toujours la bienvenue. L’expérience et le challenge sont complètement différents quand on passe d’un match simple à un Ladder Match, en alternant avec un Iron Man Match ou un Hell in the Cell. D’ailleurs, ce sera encore un défi ultime de sortir gagnant d’un match Money in the Bank à 6, avec toutes ces échelles et ces adversaires qui subissent des dégâts, qui entraînent des K.O longs et stressants.
D’ailleurs, on se rend compte rapidement que Visual Concepts a pour ambition de proposer une expérience de jeu diversifiée, réaliste et scénarisée de la même façon que le sont les différents shows à Smackdown ou Raw.
Vivre et revivre le show comme si on y était
On se dirigera naturellement dans les modes Showcase et MyRise lorsque l’on est amoureux du catch. Dans le premier mode, on revit les moments les plus marquants de CM Punk. Dans le second mode, on choisit avec quel catcheur on vivra le mode Histoire. Ce mode Showcase de WWE 2K26, on l’adore depuis l’édition 2K24. Revivre les moments les plus historiques de Wrestlemania avec un mix de mise en scène, d’images d’archives, de scénario et de séquences in-game, c’était un savoureux mélange. Depuis 2K25, Visual Concepts a décidé de se priver des images d’archives sans mettre à l’écart la reconstitution des matchs à travers des cinématiques.
Si l’an dernier, Paul Heyman et la Bloodline étaient au centre de la narration, c’est CM Punk qui peut réécrire son histoire. D’ailleurs, le discours de la superstar est complètement différent, il fait preuve de sarcasme et d’humour, tout en se dévoilant complètement (en VOSTFR). On revisite ainsi une vingtaine d’affrontements les plus marquants de CM Punk, tous commentés en amont par la superstar elle-même. Ces combats seront ponctués d’objectifs à atteindre, rendant l’issue plus incertaine pour les plus complétistes qui recevront de belles récompenses en cas de succès. Et aussi surprenant que cela puisse paraître, on se voit offrir comme possibilité d’enchaîner tous ces combats en mode Gauntlet, les uns après les autres. Autant dire que vous pourrez savourer une vraie victoire si vous parvenez à écarter tous les adversaires. Au moins, vous vous épargnerez les fins alternatives des combats et la mise en scène, et vous récolterez surtout ce que vous êtes venus chercher : les récompenses (encore des catcheurs !).
Quant au mode MyRise, on incarne une Superstar (on a choisi une femme de notre côté) qui voit son destin vriller après quelques vents contraires. On devra ensuite choisir d’orchestrer notre retour au plus haut niveau à travers des actes déloyaux, ou par un chemin plus fair-play. Le scénario peut alors nous emmener dans des combats clandestins pour regagner en popularité, puis des matchs intermédiaires, mais on affronte globalement la plupart des superstars du roster, à travers différentes règles de match. On retrouve toujours ce même hub pour améliorer notre athlète, lire ce qui se dit sur les réseaux sociaux, interagir avec les autres superstars (femmes ou hommes) et prendre des décisions qui auront des conséquences sur la suite du scénario. Quoiqu’il en soit, l’histoire ne manque pas de rebondissement et profite, à l’instar du mode Showcase, d’une mise en scène pour certaines séquences, et demande aussi quelques objectifs en plein match. Au terme du scénario, on garde un choix à réaliser, et on nous laissera le choix de recommencer ou non l’histoire, en gardant les attributs améliorés de notre Superstar, ou en recommençant avec quelqu’un d’autre.
On ne s’attardera pas sur le mode MyGM qui offre exactement la même expérience de jeu, avec un large éventail de General Manager aux différents avantages en cours de partie. On choisit encore notre roster tour à tour, on organise les matchs pour prendre le dessus sur les autres en matière de trophées, de recettes… Et on garde le système de PLE où l’on mixera les franchises pour les faire combattre entre eux, suivis d’un système de troc pour apporter un peu de changement à votre franchise. Un mode de jeu addictif, mais qui montre de moins de moins de relief d’année en année, tant on connaît la chanson, même si des options de jeu ont été ajoutées (s’immiscer dans le show adverse)… La même chose avec les modes de jeu MyUniverse et MyFaction. D’ailleurs, les premiers codes du Casier sont tombés, n’hésitez pas à glisser dans cet article pour les consulter.
Money in the Ban2k
En plus du mode The Island enfin disponible sur PC, on se retrouve désormais avec un Season Pass qui débloque des récompenses telles que des cartes, des VC et des superstars ! Plus on joue dans les divers modes de jeu, plus on gagne en expérience, et plus on débloque des récompenses. Mais le jeu semble nous faire progresser assez lentement dans ce Season Pass, comme pour nous inviter à acheter des gains de niveaux… Ce n’est pas comme si l’option sautait aux yeux quand on ouvre l’onglet du Season Pass. Bien que le passe de saison n’expire pas, on pourra râler de voir certaines superstars débloquées qu’après avoir atteint les seuils du Pass. Cela incite clairement à dépenser des thunes pour jouer avec des icônes. Exemple ? Bray Wyatt au rang 17, Razor Ramon et Diesel au niveau 22 dans le lot Summerslam ’94, Vader au niveau 23, Randy Savage level 25, Mankind niveau 27, Kevin Nash au rang 28… Encore, cela ne me dérange pas de gagner des combattants avec des victoires éclatantes dans le mode Showcase… mais via un SP, moyen !
Dans The Island, on choisit une des 3 factions entre les rebelles qui ne reculent devant rien pour arriver à leurs fins, les autres qui font parler leurs dignités et leurs compétences pour récolter la gloire… et ceux qui sont du côté obscur, avec une thématique dark et un logo sorti tout droit des années 90 (au mieux). Chacun a son leader, mais l’expérience nous invitera encore à enchaîner missions et matchs, en local ou en ligne afin de grimper les échelons. On change encore une fois le scénario, mais pas le fond de l’expérience de jeu même si elle présente bien plus d’intérêt. On y passe un peu plus volontiers son temps à droite et à gauche de l’île.
Au début du jeu, on peut faire grimper le niveau de son avatar (encore un!) jusqu’à 84 si vous possédez assez de VC. Puis, il faut choisir sa tenue dans le vestiaire, et vient ensuite les affrontements. Les joueurs sont déjà nombreux sur cette île, donc nul doute qu’on croisera les plus économes et les plus dépensiers (en véritable monnaie) dans ce mode de jeu qui mise sur l’aspect communautaire, et la rentabilité en micros-transactions pour 2K.
WWE 2K26 reste l’expérience ultime pour les fanatiques du catch. Un roster impressionnant, des règles de match variées, des modes de jeu diversifiées et des prouesses visuelles de plus en plus réussies. On en prend plein les yeux et on repart avec l’impression d’être acteur des scénarios proposés par Visuel Concept. Dommage que les micros-transactions s’immiscent toujours un peu plus dans le jeu édité par 2K.
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