TEST – Splatoon Raiders

Splatoon Raiders touche en plein dans le mille avec une aventure axée sur le solo !

Développeur : Nintendo
Éditeur : Nintendo
Support : Nintendo Switch 2
Version pour le test : Nintendo Switch 2
Genre : jeu de tir (de peinture)
Prix : 49,99 €
Date de sortie : 23 juillet 2026

 

Splatoon Raiders plonge les joueurs dans une chasse aux trésor principalement prévue en solo dans laquelle on incarne Mécano, tout en faisant équipe avec les Tridenfer. Toujours pas d’écran partagé pour la licence Splatoon, mais la possibilité de joueur à plusieurs via le service de jeu en ligne. On rappelle aussi que le titre est exclusivement disponible pour la Nintendo Switch 2 contre un peu moins de 50 euros, un prix plus que raisonnable si on pense aux dizaines d’heures de jeu qu’il nous réserve. Mais ce qui nous intéresse encore plus, ce n’est pas la durée, mais bien l’expérience de jeu en elle-même !

Plus qu’un coup de pinceau

Dans Splatoon Raiders, il n’est pas du tout question de couvrir le sol de peinture afin d’affirmer sa domination de territoire. Nintendo nous offre un shooter où il faudra certes recouvrir le sol de couleurs afin de s’y déplacer plus rapidement, de recharger sa jauge de santé aussi, mais il faudra surtout diriger ses coups de pinceau et ses pistolets vers les ennemis afin de les vaincre.

Dans cet exercice, on nous fait enchaîner les niveaux sur un archipel dont la difficulté sera grandissante. Dans quel objectif ? Trouver des trésors, mais aussi des ressources, vaincre les vilains Salmonoïdes, collecter des armes et du matériel pour améliorer ces mêmes armes et équipements.

Ce qui se montre agréable dans les mécaniques de jeu de Splatoon Raiders, c’est cette diversité dans les armes et les réservoirs (des équipements qui font clairement office d’armes secondaires, mais toutes aussi indispensables). On récolte des armes à chaque mission, classées selon leur rareté (1 à 5 étoiles) et selon leurs niveaux (qui dépassaient la trentaine au terme de l’écriture de ce test). On est ainsi en mesure de combattre avec des armes totalement différentes, offrant alors des façons de jouer diverses et variées.

Chaque gun aura ses caractéristiques qui seront plus ou moins propices selon les missions, ou qui se rapprocheront de votre style de jeu. Des guns à tirs chargés ou automatiques, des tirs automatiques plus ou moins rapides/puissants, des rouleaux, des arcs, des parapluies. Toute cette multiformité font que l’on va jouer différemment, tantôt être très mobile, tantôt jouer les dégâts de zone, tantôt mixer les petits déplacements et les tirs frénétiques…

Et cette variété stratégique s’accentue encore avec le choix des réservoirs, l’accessoire qui camoufle nos armes secondaires. On a 3 familles de réservoirs, portant 3 statistiques principales : puissance, mobilité ou tactique. Selon votre choix, et vous pouvez alterner pour chaque mission, vous aurez encore à votre disposition un autre dilemme : le choix du réservoir parmi 5 en tout. Puis, le choix des composants qui permettront d’acquérir des bonus en dégâts, en recharge, en portée… Bref, Splatoon Raiders est bluffant de profondeur en ce qui concerne les armes et équipements, et on peut même améliorer les unes ou les autres !

En résumé, le réservoir permettra des coups spéciaux surpuissants pour les uns, des gadgets de soutien pour les autres, des propulsions pour des dégâts de zone pour d’autres encore, ce qui invite encore les joueurs à des choix tactiques importants.

Je ne suis pas un héron, et pourtant je veux manger du poisson

Et parfois on bute sur certaines missions, on expérimente une arme puis une autre jusqu’à obtenir la bonne formule. Il faut dire que l’adversité se montre parfois bien relevée. Et c’est dû à un bestiaire inspiré, à une multitude de créatures qui possèdent elles-mêmes leurs propres caractéristiques. Et quand 4 créatures différentes arrivent en même temps, on doit vite imaginer un plan pour les éliminer, et ne pas subir ni être acculé dans une impasse. Car une fois que l’on prend des coups importants, on peut perdre une des trois vies données en début de mission.

Sachant que pour récupérer de la santé, il faut se cacher sous notre propre peinture, et que les ennemis crachent leur poison à tout va… on peut vite se retrouver dans des situations dangereuses. Ces Salmonoïdes présentent des patterns simplistes, mais différents. Disons que le mob de base appelé « Salmoche« , il nous fonce dessus pour porter des coups de poêle, mais de simples tirs lui seront fatals. Puis, les mobs upgradent. On retrouve le « Sumoche » qui sera plus résistant, ensuite les « Encrocoptère » dont le nom dévoile les deux principales caractéristiques, à savoir qu’il se déplace dans les airs et qu’il balance de l’encre un peu partout, nous privant d’une certaine mobilité (on rappelle, on se déplace plus rapidement sous notre encore, beaucoup moins sous la leur). On affronte aussi les Flammèche en mode kamikaze, le Léchouillard encore plus sac à PV, et le Bricabrute que l’on devra contourner car il porte un bouclier le protégeant des attaques frontales. On pourrait vous parler aussi des Marmirador qui sont constitués de marmites empilées et qui nous cassent les bonbons avec leurs attaques à distance.

Mais l’objectif est vraiment de féliciter les développeurs pour la variété des ennemis qui font écho à cette profondeur de mécaniques de combat, et permettent de s’éloigner un peu de la redondance des jeux de tirs. On notera d’ailleurs la bonne idée des développeurs de mettre à contribution les rapports Salmonoïdes dans lesquels ils sont recensés, avec des conseils pour les vaincre.

Un manque de clair-obscur

Les missions de Splatoon Raiders sont moins variées que le bestiaire, mais elles ne sont pas dénuées d’intérêt ni de challenge. Dans un premier temps, on va retrouver des niveaux où l’on doit simplement explorer l’archipel, du point de départ à l’arrivée, en affrontant entre temps des groupes de Salmonoïdes, sans oublier de collecter des reliques à côté. Dans un deuxième temps, on sera limité dans un environnement où l’on devra enchaîner les allers-retours avec notre coéquipier qui devra creuser et miner les cristaux avant de terminer, une fois la jauge atteinte, avec le cristal géant. Bien sûr, la condition pour qu’il puisse dégommer ces cristaux, c’est que la zone sera clean… Vous devinez, ce sera à Mécano de s’y coller !

Mais le plus compliqué une fois que l’on progresse suffisamment dans Splatoon Raiders, ce sont les défis chronométrés. Pendant plusieurs dizaines de secondes, on devra collecter des gemmes de spirhalite dans les repaires cachés des vilains. Pour ce faire, il faut venir à bout des vagues d’ennemis qui se succèderont, en trois temps, et qui auront pour aboutissement l’arrivée d’un méga-boss « maxi-salé », le reflet super moche et super évolué de créatures du bestiaire. Et ce sont vraiment les niveaux les plus difficiles et que l’on recommencera volontiers pour tester l’efficacité des armes que l’on possède dans notre inventaire. On doit se montrer le plus efficace possible dans un temps limité, et c’est souvent par manque de temps que la partie se termine par un échec.

Volontairement ou non, les décors de l’archipel montrent un peu des couleurs fadasses. Cela manque de couleurs vives, là où elles auraient pu amplifier le plaisir d’exploration. Certes, nous nous baladons sur une île qui s’avère hostile, mais cela ne devrait pas empêcher cet archipel d’offrir des plans de toute beauté. Pourtant, il en manque clairement et on se retrouve dans des environnements qui manquent d’éclat et de couleurs chatoyantes. Cela met également en relief le manque d’inspiration sur le design des niveaux qui, même s’ils présentent des objectifs différents, n’offre pas des caractéristiques surprenantes. Au contraire, même si les développeurs ont utilisé des moyens artificiels pour nous faire prendre de la hauteur, ou que l’on profite de la peinture pour longer les murs et les façades, on a souvent l’impression d’explorer des couloirs sans surprise, n’ayant pour que seul intérêt de distiller des groupes d’ennemis ici et là.

Enfin, si on devait résumer, dans Splatoon Raiders, on enchaîne les missions, on collecte des trésors et des guns, on s’arme et on combat, on change et on améliore nos armes pour porter des dégâts plus lourds, on s’équipe de gadgets afin de mieux cibler les ennemis et déclencher des attaques dévastatrices. Et on tente de percer les mystères qui entourent cet archipel et la vérité éclate évidemment au terme de l’aventure principale.

 

Nintendo réussit, une nouvelle fois, son pari d’une aventure solo pour la licence portée par les Tridenfer. Splatoon Raiders offre une aventure dynamique, aidée par une profondeur tactique bluffante et un choix d’armes important. Si on ajoute à cela un bestiaire inspiré aux multiples dangers et une courbe de difficulté maîtrisée, on obtient une expérience de jeu captivante qui plaira autant aux novices qu’aux habitués de la licence. 

Retrouvez aussi nos tests sur OpenCritic.

Points forts

  • Un large éventail d'armes et d'équipements
  • Une profondeur tactique bluffante
  • Du challenge au rendez-vous
  • Des sensations de jeu bien présentes
  • Un bestiaire inspiré et varié

Points faibles

  • Des environnements qui manquent de couleurs
  • Tomber dans le décor et perdre une vie, un poil frustrant
9

Amazing

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