OkunoKA Madness… un 2D plate-former qui s’inscrit dans la lignée de ce que peuvent proposer Super Meat Boy ou Céleste. Disponible sur toutes les consoles et PC.
OkunoKA Madness est en fait la version améliorée et enrichie de Okunoka sorti en 2018 développé par le petit studio indépendant italien Caracal Games. Il revient aujourd’hui en force avec du contenu pour les plus férus et, qui plus est, sur toutes les consoles et PC. Avec un aspect jeu mobile de prime abord, OkunoKA se révèle être un jeu compet avec un gameplay nécessitant un clavier ou une manette. Voyons voir s’il tient toute sa promesse de pouvoir se tenir à la table des cadors du genre tels que Super Meat Boy, Celeste ou encore Ori (dans une moindre mesure).
OkunaKOI ?

KA le petite héros bleu doit sauver le monde des Ames menacé par le terrible Evil Os. Durant votre aventure, trois âmes viendront vous épauler et étoffer le gameplay. Ce dernier se résume en trois actions simples : courir, sauter et intervertir vos âmes. Si on commence l’aventure avec aucune âme pour mieux appréhender le jeu, rapidement on obtient notre première âme de couler bleue, permettant de permuter l’état d’une plateforme. Si vous êtes équipé de l’âme adéquate alors la plateforme sera solide sinon elle sera sous forme de « nuage » et vous ne pourrez pas sauter dessus. A la fin, ce sont donc 3 âmes (bleue, jaune, rouge) avec lesquelles il faudra littéralement jongler en temps réel pour terminer les tableaux. Sur le papier, l’idée est bonne et promet des passages ardus au timing millimétré. Dans la pratique, nous verrons que ce n’est pas aussi bien maitrisé.
This is OkunaKa Madness !!!

Deuxième défaut, le maniement des âmes se fait avec les boutons L et R. En haut à gauche de l’écran vous pouvez voir quelle âme est actuellement équipée et lesquelles le seront en cas de pression sur L ou R. Rien d’exceptionnel, sauf que dans les faits, il faut souvent maintenir la touche Courir qui est la gâchette de droite… Du coup, avec une ou deux âmes ça va puisque vous pouvez les intervertir avec L mais quand arrive la troisième… la galère. C’est à partir de là que le jeu se corse vraiment. Il faudra donc garder un œil sur l’âme actuellement équipée tout en évitant les ennemis et intervertir les âmes au bon moment. Tout cela avec la majeure partie du temps la gâchette droite enfoncée. C’est faisable bien entendu mais c’est pas optimal. En plus de cela, la dynamique de KA manque cruellement de précision (à la manette en tout cas). La puissance des sauts est approximative et une fois en l’air c’est atroce. Dommage que le gameplay ne soit pas plus précis et mieux pensé.
OkunoKAA : « Aie confiance » (vous l’avez ?)

Mais ce n’est pas fini ! A travers les tableaux du mode Histoire, il y a des petites babioles roses à collecter. A l’instar des fraises dans Céleste, elles sont dans des endroits difficilement accessibles et nécessitent de terminer le tableau pour qu’elles soient considérées comme acquises. De plus, sur certains niveaux apparaitra un Vortex vous menant tout droit vers des niveaux où les couleurs sont remplacées par du noir. Une sorte de niveau en ombre si vous préférez. Une fois dans cette dimension, vous pourrez enchainer plusieurs niveaux avec un nombre de vies limité. Enfin, plusieurs personnages sont jouables mais ils seront déverrouillés en fonction du nombre de babioles ramassées et du nombre de rang S obtenu. Chaque personnage aura une particularité singulière : s’accrocher au mur, moins de gravité, etc. Un contenu somme toute alléchant qui vous tiendra en haleine facilement une dizaine d’heures si le challenge vous en dit. Sinon comptez environ la moitié pour faire le tour du jeu.
OkunoKA Madness propose une expérience fort sympathique avec du challenge. Le tout arrosé d’une superbe direction artistique qui confère au soft une ambiance remarquable digne de Rayman ou Ori. Avec ses 4 mondes du mode Histoire plus le mode Hot, le contenu n’est pas en reste pour un jeu de ce genre. Les amoureux de plateformers seront certainement ravis malgré ses quelques défauts notables (caméra et l’imprécision du gameplay). L’impression générale laissée est plutôt bonne mais on sent qu’il manque quelque chose pour procurer encore plus de plaisir. Dommage car il ne lui pas grand chose pour s’asseoir à la table des grands !
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