TEST – Hunting Simulator : mon aventure avec Caroline

Hunting Simulator

Développeur : Neopica
Éditeur : Bigben Interactive
Support : PlayStation 4, Xbox One, PC
Version pour le test : PlayStation 4
Genre : Chasse, Simulation
Date de sortie : 
09 juin 2017

Une partie de chasse

Il est bon de savoir que de base, je n’aime pas vraiment la chasse. Hunting Simulator, vous l’aurez compris, est un simulateur de ladite traque d’animaux. Qu’à cela ne tienne, manette en main, je me lance dans cette aventure. Après tout je suis adepte de la maxime « je ne reproduis pas dans la vraie vie ce que je fais dans un jeu vidéo, j’expérimente dans le jeu vidéo ce que je ne ferai jamais dans la vraie vie ». Bref, là n’est pas la question.

Tout commence par un menu sommaire où sont proposés différents modes : Campagne, Chasse Libre et Multijoueur, dans lesquels vous chasserez du gibier. Le mode Options qui vous permettra de définir les différentes façons de jouer (niveau, différentes aides comme les astuces, l’affichage ou non de différents éléments). Le mode Bonus dans lequel vous trouverez le didacticiel, le champ de tir et le Wiki (le bestiaire). Et enfin le Défi Hebdomadaire que je cherche encore à débloquer…

En lançant l’un des trois premiers modes, on me propose de choisir un personnage. Six me sont proposés avec chacun leur propre personnalité. Ils ont chacun l’air d’avoir une spécialité distincte, mais au final, leur jouabilité est similaire. Le choix du personnage reste donc une question de feeling face à leur bobine. Au final, c’est donc en compagnie de Caroline que j’explorerai cet univers, arme en main. D’ailleurs, si vous souhaitez en changer par la suite, il faudra vous rendre dans le mode Options.

Mais revenons sur les trois premiers modes. Bien que différents, ils possèdent un gameplay similaire. Commençons par définir leurs particularités.

Mode Campagne

Dans le premier d’entre eux, le mode Campagne, je commence par devoir choisir une région. Celle-ci définit la map que je m’apprête à parcourir en compagnie de Caroline. Un panel d’une douzaine de régions nous est ainsi proposé, allant de la Toundra Arctique au Désert de Chihuahua, en passant par Les Alpes ou la Forêt Européenne. Moult endroits, moult ambiances. Mais au début, je ne peux choisir que le Milieu Subalpin du Midwest, les autres endroits étant lockés. Caroline est déçue, je le sens. Moi aussi, un peu, je dois l’avouer.

Hunting SimulatorMais c’est parti, je presse la croix et m’embarque dans cet univers inconnu. Se dresse alors un certain nombre de missions. D’ailleurs ce nombre avoisine souvent la douzaine également. Je comprends alors assez vite qu’il faudra réussir plusieurs de ces missions afin de débloquer une prochaine carte. Sept missions pour être exacte. Chacune d’entre elles possède son ou ses propre(s) objectif(s) qu’il faudra réaliser dans un temps donné. Chaque victoire (à savoir la réalisation desdits objectifs), sera récompensée d’un nouvel objet. Arme, viseur, appeau, jumelles et autres éléments pouvant vous aider grandement dans votre partie de chasse. Vous pourrez d’ailleurs vous équiper de ces objets et en changer quand bon vous semble avant chaque mission. Commençant avec seulement une carabine, l’intérêt de gagner armes et équipements se montre vite nécessaire. Caroline s’emballe un peu trop et se met à tirer sur tout ce qu’il bouge. La partie est lancée.

Hunting SimulatorMode Chasse Libre et Multijoueur

Le second mode qui est proposé est celui de la chasse libre. Dans ce mode  je commence par choisir (une nouvelle fois) la région dans laquelle je souhaite me rendre. Après avoir choisi entre une chasse de 12 ou 24 heures, je choisis l’équipement nécessaire pour abattre les animaux de la zone. Caroline est une nouvelle fois déçue. Les armes comme les régions disponibles sont uniquement celles que nous avons débloquées dans le mode Campagne. Il va donc falloir s’obstiner et s’armer de patience pour débloquer tous les éléments. En plus de notre carabine, bien entendu. Mais là n’est pas la question. Dans ce mode, le but est de faire un maximum de point dans le temps que vous aurez défini.

Enfin le troisième mode proposé est le mode Multijoueur. Caroline avait hâte de voir du monde, la mort de tous ces animaux commençant à lui peser sur la conscience. Mais il faut avant cela choisir entre deux options : intégrer une partie active ou créer la sienne. Caroline perdant patience, nous rejoignons une partie déjà créée.

Trois autres personnes sont déjà présentes et quand nous tentons de les rejoindre, Caroline sent bien que la compétition est présente. Le but est une nouvelle fois de faire le plus de points possibles. Et alors que l’on se concentrait pour tuer un lièvre de Californie, l’un des autres joueurs l’a abattu sous nos yeux. Caroline n’a pu s’empêcher de verser une larme ou deux. Pour ma part, j’ai bien tenté d’orienter (accidentellement, bien entendu) le canon de la carabine vers ce malotru, mais force est de constater qu’aucun coup n’est parti. J’ai beau eu accuser Caroline d’être trop clémente, j’ai bien compris qu’on ne pouvait pas tirer sur des humains. Ils ne se trouvent d’ailleurs pas dans le bestiaire que vous pouvez retrouver dans le Wiki se trouvant dans le mode Bonus. Tant pis.

La traque à l’état pur

Bon vous pouvez vous demandez ce qu’il faut faire au final dans ce jeu. Je laisserai bien la parole à Caroline, mais elle tente de se remettre de notre partie en Multijoueur où nous avons fini à la dernière place. Il me manque de toute évidence, beaucoup d’entrainement.

Pour commencer, il est bon de savoir qu’un système de trace est mis en place. Grâce à lui, je peux savoir dans quelle direction est partie ma cible ainsi que la position de certains points. En jeu, des marqueurs permettent de suivre la trace des gibiers que je chasse. Petit point à souligner, le jeu fait une grosse erreur en faisant le choix de ne pas permettre au personnage de sauter. À cause de cela vous pourrez rester bloqué dans certains endroits sans autre choix que de recommencer. Assez contraignant. Bref, une fois l’animal débusqué, il faudra alors se cacher, le viser, retenir sa respiration pour ne pas trop bouger et tirer. Loupé, l’animal prend la fuite. Il ne reste plus qu’à retenter ma chance sur une cible en mouvement. Plus complexe tout de suite…

Vous l’aurez compris, un système de point est mis en place dans chacun de ces modes. Il permet d’évaluer votre capacité à viser de loin et dans des endroits précis. Alors que le premier domaine d’évaluation s’attarde sur la distance de visée, le second point s’attache aux organes que vous toucherez. Viser la tête est donc le plus rentable au niveau des points, mais souvent plus difficile à atteindre. Viennent ensuite le cœur, les poumons et enfin l’estomac. L’animal touché vacillera encore sur quelques mètres avant de s’écrouler. Si vous ne touchez pas l’un de ces points vitaux (hormis pour les petits bestiaux comme les lapins ou les faisans), la victime du tir ne tombera pas au sol. Il faudra donc lui porter un second coup qui lui sera, cette fois-ci, fatal. Vous n’aurez plus qu’à « prélever » le cadavre de votre proie pour voir les points que vous aurez gagnez. On regrette toutefois qu’aucun marqueur n’apparaisse en jeu pour le débusquer. Il faudra se rendre sur la carte et ajouter soit même le marqueur sur la croix alors apparue. Hunting Simulator

La météo environnante doit elle aussi être prise en compte. En marchant sur la neige, les animaux auront du mal à déceler votre présence. Mais elle n’est pas présente partout. Le vent lui par contre… Au final, c’est lui votre principal ennemi. Il indique votre position aux bestiaux environnants et il dévie vos balles. Mais pas toujours. Pour le second point, il faudra donc faire attention à l’élément quand vous armerez votre tir. Pour le premier point, c’est une toute autre histoire. Il faudra être patient et ne pas courir.

De toute façon, la barre d’endurance de 8 secondes pour se vider, 8 secondes pour se recharger vous en empêchera grandement. Il faudra alors camper en se cachant, s’accroupissant ou s’allongeant. Et attendre. L’eau et la végétation vous aideront également à vous camoufler. Ainsi que des objets que vous débloquerez au fil de votre progression. Mais le plus simple reste à viser de loin. En plus de ne pas vous faire entendre, vous gagnerez un max de points.

Nature sauvage

Avant de vous lâcher dans la nature, un petit mot quand même sur l’esthétique du jeu. Vous aurez pu le voir au fil des différentes captures d’écran, Hunting Simulator est relativement beau dans l’ensemble. Il n’est pas non plus foufou mais les paysages sont plutôt agréables. On regrette tout de même quelques clippings qui gênent l’expérience du jeu. Si ce dernier est un FPS il est tout de même possible de choisir une vue à la 3e personne. Cela dit, celui-ci n’apporte rien au gameplay. La visée est agréable et ne demande pas trop de concentration et l’animation des balles est assez réussie même si celles-ci finissent souvent dans le décor alors que vous avez touché votre proie. Un jeu plutôt bien conçu en somme, mais qui reste ni plus ni moins qu’une simulation de chasse. Attention, je ne suis pas contre chasser dans un jeu. Mes parties sur Breath of the Wild, Far Cry Primal, Tomb Raider ou Horizon Zero Dawn ne diront pas le contraire.

Côté sonore, le jeu est parsemé de bruitages afin d’être plus immersif. Rien de bien folichon en soit. Au final, le plus gros défaut du jeu reste son prix. Pour une simulation de chasse verser entre 40 et 70 euros selon le distributeur vaut-il vraiment le coup ? Caroline s’est remise de sa défaite, il est temps pour moi de retenter l’expérience.

Pas forcément adepte de la chasse en général, mon jugement est certainement un peu biaisée. Néanmoins, je souligne les graphismes, les différentes cartes et les différents modes qui permettent une diversification appréciée. Le mode multijoueur particulièrement apporte un plus. En coopérant ou en s’opposant, on cherche à faire le plus de point possible. Compétitrice dans l’âme, ce mode s’est montré plaisant. Mais simulation de chasse oblige, on assiste à une barbarie gratuite, en compagnie d’un personnage lent et incapable de sauter (désolée Caroline). Les clippings et le prix sont également des points qui font grandement défaut au jeu. Au final, Hunting Simulator n’est ni plus ni moins qu’un simulateur de chasse. Il reflète donc parfaitement ce qu’il propose. Cependant, je délaisserai sans doute rapidement Caroline pour un FPS plus stimulant ou pour un jeu où la chasse est présente dans un but plus noble. Chasser pour droper des éléments par exemple.

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Évaluation de l'article

Points forts

  • Caroline <3
  • Variété des environnements, des équipements et des espèces animales

Points faibles

  • Immersion ratée, en termes de cohérence physique et de sound design
  • Optimisation à revoir
  • Répétitivité des mécaniques
6

Fair

Co-fondatrice de Try aGame, aventurière dans l'âme et héroïne de la prophétie à ses heures perdues, RedHo a sauvé notre monde 17 fois des forces du mal. La légende raconte qu'elle aurait un masque de Majora pour se téléporter à Hyrule. En attendant la prochaine menace, elle écrit pour Try aGame.
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