TEST – Aragami: Shadow Edition, un moment à l’ombre

Aragami: Shadow Edition

Développeur : Lince Works
Genre : Action/Infiltration
Date de sortie initiale : octobre 2016
Supports : PC et PS4
Version pour le test : PS4 (fournie par l’éditeur)
Date de sortie du DLC : 5 juin 2018

AragamiAragami est un jeu développé par le studio indépendant espagnol Lince Works. Il est sorti en l’an de grâce 2016 (en octobre pour être précis) sur PC et PS4. Un an et demi après – à la louche – le jeu se voit affublé d’une extension, intitulé Nightfall, menant ainsi à une nouvelle édition : l’Aragami Shadow Edition. Elle regroupe le jeu original, les DLC déjà sortis et la nouvelle extension. Try aGame n’étant pas encore né en 2016, nous n’avions pas, par conséquent, eu l’occasion de proposer le test du soft à sa sortie. Voilà aujourd’hui l’occasion de faire d’une pierre, deux coups, puisque vous trouverez dans les quelques lignes qui vont suivre un bref avis sur le jeu complet puis celui sur Nightfall, l’extension disponible dès ce 5 juin 2018. Bonne lecture.

Je suis une poupée d’ombre

Aragami nous propose d’incarner… un aragami, un esprit vengeur forgé dans l’ombre et invoqué par la toute frêle Yamiko grâce à un rituel ancestral. Cette dernière ne l’a pas invoqué pour le plaisir puisque comme elle l’explique si bien à notre personnage, la pauvre demoiselle est en fait retenue captive à des lieux de là par le clan Kaiho qui ont par dessus le marché eu l’outrecuidance de tuer son peuple, de voler ses terres et en plus d’assassiner ses parents. Yamiko envoie donc son aragami qu’elle nomme Aragami (ah les ravages de la flemme) à la recherche de plusieurs talismans qui permettront de la libérer. Au fur et à mesure de son aventure, Aragami va cependant être l’objet de visions qui vont le pousser à s’interroger sur son identité et sur le sens de la mission à laquelle il a été assigné.

Autant le dire de suite, le scénario n’est pas très étoffé et ne se résume en vérité qu’à quelques cut-scenes entre les missions. On comprend d’ailleurs assez vite où l’histoire va nous mener mais malgré tout elle se laisse suivre aisément et le dénouement reste un moment plutôt plaisant. D’autant plus que l’ambiance générale du titre est très réussie.

Aragami se déroule dans un univers que l’on pourra comparer au Japon médiéval et les environnements des différents niveaux sont conformes à ce que l’on peut attendre de cette période. Le chara-design est maitrisé, notamment celui de notre héros au look de ninja qui a fait de l’ombre son terrain de jeu. Les graphismes sont également enivrants avec un style « dessin » qui étrangement colle parfaitement à ce que le jeu propose en guise d’univers mais aussi de gameplay. Après avoir passé quelques heures sur le soft, je ne lui imagine pas d’autre graphismes. Côté sound-design, rien à redire. Les sonorités japonaises que l’on attend de tout jeu de ninja qui se respecte sont au rendez-vous, même si dans l’absolu les missions sont ponctuées de musiques assez discrètes, sans doute pour favoriser l’immersion et la concentration.

Aragami, c’est toi là-bas dans le noir ?

Hé oui, le titre de Lince Works ne vous demandera pas de bourrer dans le tas sans réfléchir pour progresser, bien au contraire. Comme tout bon ninja, Aragami devra évoluer en toute discrétion, le plus souvent tapis dans l’ombre. En effet, nous avons là un jeu d’infiltration où les seules confrontations avec l’ennemi devront lui être fatales dès le premier coup sous peine d’aller au devant de grandes déconvenues. Les différents gardes vous tuant en un coup, il faudra donc bien calculer votre approche.

Comme je l’ai dit, Arigami devra dès lors profiter de l’obscurité, non seulement car elle lui octroie des endroits pour se cacher mais aussi et surtout car elle est la source de ses pouvoirs. Notre ninja est, je le rappelle, une entité surnaturelle forgée dans l’ombre et il maitrise des capacités très utiles mais qui nécessite… de l’ombre. Il pourra par exemple se téléporter instantanément entre deux zones baignant dans l’obscurité et si jamais il n’en a pas à sa portée, il pourra obscurcir une petite parcelle de la map pendant un court laps de temps. Ajoutons à cela des sorts offensifs comme un kunaï fait d’ombre, ou la possibilité d’aveugler ses ennemis pour un moment. Toutes ces capacités lui coûtent évidemment de l’énergie. De l’énergie qu’il pourra récupérer en restant dans l’ombre mais qui s’épuisera à vue d’œil quand notre Aragami sera baigné en pleine lumière.

Tous ces aspects de gameplay donnent au titre un côté stratégique indéniable, indispensable pour un jeu de pure infiltration, et il est intéressant d’explorer les opportunités qui nous sont offertes pour terminer les missions. Cependant, la difficulté du titre est un peu tendre, et après avoir maitrisé toutes les composantes du gameplay, le jeu ne devrait pas vous résister plus que ça. La faute notamment à une IA pas très pugnace ainsi qu’au champ de vision des ennemis assez restreint et au fonctionnement souvent aléatoire.

Malgré tout, Aragami demeure un jeu sympathique, qui pourra rappeler un certain Tenchu aux plus anciens et qui, même s’il souffre de quelques bugs, réservera une bonne petite dizaine d’heures de fun. Les férus d’infiltration y trouveront bien entendu leur compte.

Nightfall, le DLC pour se relancer

Voici venu le temps de nous pencher sur Nighfall, le fameux DLC qui sort un an et demi après le jeu de base permettant ainsi au titre de Lince Works de se remettre en selle sur le marché via cette Aragami Shadow Edition. Outre un allongement de durée de vie, ce contenu additionnel propose de petites nouveautés que nous allons passer en revue.

Tout d’abord, un nouvelle trame scénaristique en lien avec celle du jeu de base et dont je ne peux pas trop vous parler sous peine de spoiler une bonne partie de l’histoire d’Aragami. Sachez cependant que l’on nous propose cette fois-ci de suivre les aventures de deux ninjas, un homme et une femme. L’occasion nous est ainsi donnée d’incarner l’un ou l’autre selon notre envie. Il ne s’agira là que d’une question de skin puisque nos deux nouveaux compagnons ont les mêmes compétences et rien d’autre que leur apparence ne les distinguera.

AragamiEn parlant de compétences, certains talents d’Aragami sont remplacés par de nouveaux pour ce DLC. La plus intéressante d’entre elles est l’attaque en duo. En effet, profitant de la présence de deux personnage, Nightfall nous permet de cibler un ennemi et de le faire attaquer par le personnage que l’on ne contrôle pas. Très pratique pour assassiner deux ennemis très proches en un temps record. J’en profite pour dire que Aragami peut se faire en multi en ligne, qu’il s’agisse du jeu de base comme du DLC. Malheureusement je n’ai pas trouvé de partenaire en ligne et je ne peux pas vous en parler mais il ne fait nul doute que l’expérience avec un autre joueur doit être très intéressante.

Hormis les quelques nouveautés de compétences, le gameplay reste tout de même assez proche de celui du jeu de base. Logique. On a d’ailleurs toujours la possibilité de se téléporter entre les ombres, qui est l’aspect le plus fun en matière de jouabilité. On notera également que ce DLC est un peu plus beau graphiquement, même si j’ai rencontré des bugs d’animation absents sur le jeu de base.

AragamiAu final ce sont donc 4 nouveaux niveaux qui sont au programme pour une petite dizaine d’heure de jeu, un peu plus si vous voulez compléter tous les défis. Ces nouvelles missions sont plutôt sympathiques à jouer. Pour ceux qui découvrent Aragami, le DLC s’emboitera parfaitement dans votre expérience de jeu, pour ceux qui connaissaient déjà le titre et qui l’avait apprécié, ce nouveau contenu saura assurément leur donner une nouvelle petite dose de plaisir.

En conclusion, je peux dire que derrière ce titre d’un studio indépendant se cache un gameplay accrocheur pour les fans d’infiltration. Sa durée de vie d’une trentaine d’heure (DLC compris) permet d’éviter de nous faire tomber dans une certaine lassitude. Aragami possède en outre un style graphique qui colle parfaitement à son univers. Nightfall, son DLC, propose quant à lui quelques nouveautés qui, même si elle ne parviennent pas réellement à proposer un challenge vraiment différent, auront au moins le mérite de prolonger l’aventure pour quelques heures intéressantes de plus.

Points forts

  • Un gameplay intéressant
  • Une direction artistique maîtrisée
  • Une durée de vie raisonnable
  • De l'infiltration pure et dure

Points faibles

  • Une IA pas toujours cohérente
  • Quelques bugs
7.5

Good

Ma devise : "Raler, c'est utile uniquement si tu en profites pour apporter une solution... sinon ça reste juste un plaisir".

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