TEST – Battle Chasers Nightwar, une transition réussie ?

Battle Chasers Nightware, c'est l'occasion pour les fans de retrouver les personnages qu'ils avaient tant aimés dans le comics de Madureira. Mais c'est aussi l'occasion de tenter une transition Roman Graphique/Jeu Vidéo pas toujours réussie pour ceux qui tentent l'expérience (sauf Batman).

Battle Chasers Nightwar

Le test de Battle Chasers Nightwar est réalisé à partir d’une version PS4 fournie par l’éditeur.

Battle Chasers Nightwar, une bonne adaptation ?

Édité par THQ Nordic, Battle Chasers Nightwar est un RPG adapté du Roman Graphique dessiné par Joe Madureira. En effet, la série a été lancée en 1998 et fut l’une des plus populaires de la fin des années 1990, malgré quelques difficultés concernant la publication. Ainsi, entre 1998 et 2001, il y a eu seulement 9 numéros, sans conclusion puisqu’un numéro 10 était attendu, mais Madureira a décidé de suspendre la série pour fonder un studio de jeux vidéo, Tri-Lunar. Après cela, Madureira s’est fait connaitre dans le milieu du jeu vidéo en participant en tant que designer sur Darksiders 1 et 2. Ce n’est qu’en 2015 qu’il annonce retravailler sur une suite, mais aussi le développement d’un jeu adapté de l’univers de son comics, avec une histoire originale, permettant aux fans de retrouver les personnages auxquels ils étaient attachés, mais aussi aux nouveaux de découvrir cet univers. Développé par Airship Syndicate, le jeu a la volonté de se rapprocher des JRPG comme Final Fantasy ou Dragon Quest, qui étaient déjà une inspiration pour Madureira et ainsi boucler la boucle.

Battle Chasers Nightwar nous raconte donc l’histoire d’un groupe d’aventurier composé de Gully, une jeune fille qui a hérité des gants de son père, dotés de pouvoirs magiques; Garisson,  un ancien paladin devenu mercenaire et ancien ami du père de Gully auquel il a juré de prendre soin de sa fille; Calibretto, un ancien golem de Guerre avec un instinct de protection très fort; Knolan, un vieux magicien de 500 ans et Red Monika, une chasseuse de prime, ne travaillant que pour son propre intérêt. Un autre personnage inédit viendra rejoindre la troupe en la personne d’Alumon, un chasseur de démon originaire de l’île que notre petit groupe va être amené à explorer.

Ainsi, tout commence lorsque notre petite bande suit la piste de Knolan, qui a découvert une forte concentration de magie. Alors qu’ils survolaient une île à bord de leur dirigeable, ceux-ci sont attaqués par des bandits et sont contraints de se séparer. On prend alors le contrôle de Gully qui devra retrouver ses compagnons et explorer cette nouvelle île totalement inconnue. Alors, ce Battle Chasers Nightwar est-il une bonne adaptation du comics au jeu vidéo ? Le jeu en lui-même possède-t-il des réels qualités ou se contente-t-il d’appliquer des recettes qui fonctionne à un univers préétabli ? Réponse dans ce test.

Un univers riche et intéressant

Comme dit plus haut, Battle Chasers Nightwar s’inspire fortement de ce qui fait un bon JRPG : des combats au tour par tour tactiques, une grande zone servant de carte du monde et des donjons. On retrouve donc une immense carte du monde à explorer à notre gré, bien que notre progression sera freinée par les hordes d’ennemis qui nous attendent et certains passages bloqués par des canons ou des ponts brisés comme dans tout bon JRPG. On retrouve une ville centrale qui sera notre point de chute assez rapidement dans le jeu, ce qui est l’occasion de découvrir des commerces traditionnels : le forgeron, l’auberge, l’alchimiste ou encore une chasseuse de monstres qui pourra nous donner quelques quêtes, histoire de faire grimper notre niveau plus rapidement et faire face aux épreuves qui nous attendent. La préparation de toute expédition étant la clé de la réussite, il vous faudra passer du temps dans cette ville histoire de découvrir tout ce qu’elle a à vous offrir. Le forgeron par exemple vous vendra des armes et armures, mais sera aussi une précieuse source d’information, comme l’aubergiste, qui vous permettra de reposer vos personnages afin de récupérer leurs points de vie, de magies ainsi que leurs actions spéciales. Ces actions peuvent être utilisées en dehors des combats et chaque personnage a sa propre action, allant d’une esquive, bien pratique pour les pièges qui se dresseront sur la route des joueurs en donjon, à un sort de soin pour tout le groupe, bien pratique pour conserver ses points de magie pour les combats.

Les combats par ailleurs se déroulent au tour par tour à la manière d’un RPG Classique. On retrouve une barre latérale sur le côté qui indique l’ordre de passage et ainsi planifier nos actions, bien que l’utilisation d’une compétence spéciale va pousser notre personnage à repousser son tour de passage, laissant alors le temps à l’ennemi de frapper. Il faut donc bien planifier nos action et prendre en compte les forces et faiblesses de nos personnages pour remporter la victoire face à des groupes d’ennemis, voire des vagues d’ennemis, le jeu ayant prévu un équilibrage pour éviter de se faire submerger par un trop grand nombre d’ennemis. Ainsi, lorsqu’il y a trop d’ennemis, on les affronte par vague et une fois la première abattue, on passe à la seconde. Les combats sont aussi l’occasion de charger une barre de surpuissance, qui sera réinitialisée à la fin du combat, nous poussant à l’utiliser. Cette barre est utile pour certaines compétences et peuvent permettre de faire des dégâts bonus aux ennemis ou encore d’obtenir divers effets supplémentaires, ce qui est fort utile, notamment contre les boss. Celle-ci est propre à chaque personnage, mais il existe aussi une autre barre de charge, commune au groupe et qui permet, une fois remplie, de lancer une compétence spéciale pouvant soigner nos alliés ou faire de gros dégâts aux ennemis et donc de retourner la situation à notre avantage. Les combats de boss par ailleurs sont l’occasion de mettre en pratique tout ce que le joueur a appris et donc d’utiliser ses personnages au maximum de leur potentiel et ainsi parvenir à terminer le donjon.

Un RPG Classique au goût du jour

Les donjons sont d’ailleurs l’un des éléments les plus intéressants du jeu, puisque ceux-ci sont générés aléatoirement, laissant aux joueurs l’occasion de les explorer à loisir pour obtenir du butin, sans tomber deux fois sur le même. La difficulté du donjon peut d’ailleurs être réglée avant d’entrer et propose trois niveaux de difficulté, permettant d’avoir un butin plus intéressant, mais il faudra alors gérer des monstres beaucoup plus difficiles. Le donjon est alors découpé en pièces, reliées les unes aux autres, et dans lesquelles on retrouve divers pièges et ennemis à vaincre, mais aussi des coffres à ouvrir. On progresse à travers celui-ci pour trouver la salle du boss, mais sur notre chemin, on peut aussi tomber sur des points d’eau nous permettant de pêcher ou des tables d’artisanat pour fabriquer des objets et de l’équipement, histoire d’être mieux préparé pour la suite. Une fois arrivé dans la salle du boss, il ne reste plus qu’à affronter celui-ci pour récupérer de l’équipement. Comme dit plus haut, les donjons sont générés aléatoirement, ce qui permet de ne pas avoir ce sentiment de déjà-vu quand on refait le donjon pour récupérer du meilleur équipement, ce qui permet en plus d’ajouter de la durée de vie au jeu, puisqu’il nous faudra repasser par ces donjons pour faire monter son niveau et récupérer du meilleur équipement.

Proposant donc une expérience classique de JRPG tout en ajoutant sa petite touche personnelle, le jeu se révèle très agréable à jouer, laissant de la place à l’univers pour se développer même en dehors des comics. Si l’histoire finit par se révéler classique dans sa construction, l’intérêt du jeu est clairement les relations entre les personnages, plus mis en avant dans le soft, allant jusqu’à déclencher une petite saynète lors des nuits à l’auberge et qui souligne un peu plus les relations entre ceux-ci. On finit réellement par s’attacher aux personnages et cela est appuyé par le style graphique du titre, très inspiré du dessin d’origine, et qui donne une patte artistique agréable au tout. Les musiques sont aussi sympathiques et font penser à un RPG Classique, ce qui devrait faire plaisir aux amateurs des premiers Final Fantasy ou Dragon Quest. Par ailleurs, les dialogues du jeu sont doublés en français et en anglais, laissant le choix aux joueurs selon leur préférence. Seul point noir à toute cette aventure, certains bugs sur la version PS4, comme un crash du jeu ou encore des temps de chargement anormalement longs pour certains combats.

Au final, ce Battle Chasers Nightwar se révèle extrêmement plaisant à jouer et très ouvert aux gens qui ne connaitraient pas l’univers de Joe Madureira. Classique dans ses mécanismes en proposant des nouveautés assez bien pensées, le titre aura de quoi tenir les joueurs occupés pendant une petite trentaine d’heures, surtout pour les amateurs de JRPG.

Points forts

  • L'univers et l'aspect graphique du titre
  • Les donjons aléatoires avec les modes de difficulté
  • L'univers vraiment travaillé et les relations entre les personnages

Points faibles

  • Certains temps de chargement longs (pour les combats surtout)
  • Un aspect JRPG classique qui ne plaira pas à tous les joueurs
8

Great

Gameplay - 9
Graphisme - 8
Ambience sonore - 8
Durée de vie - 8
Histoire - 7
Force tranquille de la rédaction, grand spécialiste du « ça va ? ». Sloth est le Lucky Luke de la news, il écrit plus vite que son ombre ! D’après la légende personne n’a jamais réussi à lui poser la question « ça va ? » en premier !

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