TEST – Dark Devotion, une réelle épreuve de foi

Alors que From Software a laisse de côté Dark Souls, Hiberian Workshop profite de l'occasion pour proposer un nouvel univers de Dark Fantasy impitoyable en 2D, à la manière d'un Salt and Sanctuary.

Le test de Dark Devotion est réalisé à partir d’une version PC fournie par l’éditeur.

Développeur : Hiberian Workshop
Éditeur : The Arcade Crew
Genre : Action RPG

Univers : Dark Fantasy
Support : PC
Date de sortie : 25 avril

Dark Devotion est donc un Action-RPG, qui rappellera sans doute à beaucoup d’entre vous la série des Dark Souls, qui a inspiré plusieurs autres titres. On peut citer notamment Salt and Sanctuary, qui se revendiquait de l’esprit des Souls et qui est un jeu d’action RPG en 2D offrant aux joueurs une expérience similaire à celle de Dark Souls : un univers Dark Fantasy et un gameplay exigeant qui ne pardonne pas la moindre erreur. Dans Dark Devotion, on incarne donc une femme Templier qui cherche à nettoyer un temple pris d’assaut par les forces des ténèbres et qui devra se relever après chaque épreuve, après chaque mort pour parvenir à atteindre son objectif. Cependant, copier Dark Souls n’est pas suffisant pour devenir une référence ou simplement un bon jeu. Alors, Dark Devotion arrive-t-il à offrir une expérience au moins aussi prenante que celle des Souls ? Le soft a-t-il quelque chose de plus à offrir ? Réponse dans ce test.

Dark Devotion

Gameplay

Ainsi, Dark Devotion se présente rapidement comme un Dark Souls en 2D, proposant aux joueurs de découvrir les joies de la mort Bis Repetita. La zone de tutoriel nous permet de comprendre le système de jeu et les différents déplacements, ainsi que la parade, l’esquive et la gestion de la barre d’endurance. On tombe rapidement sur un premier boss, que l’on bat sans trop de problèmes, avant de mourir dans d’atroces souffrances face à un sombre chevalier mystérieux. C’est alors que notre périple commence réellement, avec la découverte du hub central du jeu, rempli de chevaliers désespérés et de divers éléments pour améliorer notre personnage. Ici, on peut améliorer ses compétences en dépensant des orbes violettes, que l’on récupère en tuant les monstres qui peuplent les entrailles du temple. L’arbre des compétences est divisé en cinq branches, de cinq talents chacune et où vous devrez en choisir une seule, ce qui nous obligera à faire des choix en fonction de notre manière de jouer. Cela permet une spécialisation de l’avatar qui est bienvenue et nous permet de parcourir le jeu comme on l’entend. A côté de cela, on retrouve le forgeron, qui nous permettra de fabriquer notre équipement, tant que l’on a trouvé les plans auparavant, puisqu’à chaque mort, nous perdons notre butin si chèrement acquis, ce qui est parfois assez difficile à encaisser. Le butin est perdu et la seule manière de retrouver une arme surpuissante que nous avons eu l’occasion de looter est alors de repartir à l’aventure en espérant la looter à nouveau, car contrairement à Dark Souls, une fois mort, tout est perdu.

Dark Devotion

A côté de l’aspect RPG et de l’évolution de notre personnage qui peut se révéler assez difficile, voire pénible au début du jeu lorsque la mort est aussi punitive, le jeu brille tout de même par ses combats. En effet, comme dit plus haut, les déplacements sont assez sommaires : on se déplace, on esquive à gauche, à droite, on pare et on frappe avec notre arme et c’est tout. En revanche, il existe plusieurs types d’armes, comme l’épée, le marteau, mais aussi l’arc ou les tomes pour les joueurs plus prudents, à noter que ces derniers nécessitent des munitions, comme des flèches ou de la foi. Chaque arme doit être utilisée différemment, car celle-ci n’utilise pas la même quantité d’endurance et si vous avez l’habitude de frapper à plusieurs reprises avec votre épée, il est vivement déconseillé de faire de même avec une arme lourde à deux mains comme la masse. Parmi les armes originales, on retrouve aussi les griffes, que vous pouvez looter sur certains ennemis et qui sont assez amusantes à utiliser, du moins jusqu’à ce que la mort ne vienne vous emporter. En matière de combat, les habitués des titres From Software devraient rapidement retrouver leurs marques. Au cours de votre périple, vous trouverez donc des objets à équiper, notamment des armures et des runes qui vous donnent certains avantages, mais aussi certains objets consommables, fort utile pour vous sortir de certaines situations délicates. En outre, il vous faudra aussi profiter du système de bénédictions qui semble tout aussi aléatoire que les objets, mais en faisant attention aux malédictions que peuvent vous infliger les ennemis et qui deviennent rapidement une grosse épine dans le pied. On peut citer une malédiction particulièrement pénible, celle qui nous provoque des dégâts à chaque esquive et qui devient rapidement ennuyante quand on recourt un peu trop souvent à cela. Les bénédictions et malédictions sont tout de même un point intéressant du jeu et nous poussent à adapter notre stratégie de survie à ces éléments, ce qui rend chaque run différent les uns des autres.

Dark Devotion

Univers

L’univers de Dark Devotion est donc particulièrement sombre, comme tout univers de Dark Fantasy et les joueurs qui voudraient découvrir tous les secrets du temple auront fort à faire. Comme tout rogue-like qui se respecte et, bien sûr, à la manière d’un Souls-like, l’histoire du titre est racontée non pas par ses personnages, mais par ses documents écrits, par ses environnements ainsi que par le joueur qui doit mettre tous ces éléments ensemble pour parvenir à comprendre ce qu’il s’est passé, sur l’origine de ces démons et sur le destin funeste de quelques chevaliers dont nous croisons les cadavres. Le level design reste assez classique, avec quelques environnements plus travaillés que d’autres, le plus souvent pour placer des pièges sadiques ou des ennemis qui attendent tranquillement que nous descendions l’échelle. Cependant, pour les amateurs de niveaux labyrinthiques à la manière des metroidvania, vous devriez rapidement trouver votre compte, le jeu proposant un gigantesque dédale de couloirs, de pièges et de boss à affronter.

Dark Devotion

Les ennemis du jeu, ainsi que les boss, représentent aussi un excellent point du titre et on avance toujours dans le jeu en essayant d’imaginer ce que les développeurs nous ont préparés pour la suite. Les ennemis sont aussi sombres que l’ambiance générale du soft et les affrontements demeurent toujours un moment assez intense durant lequel la moindre erreur peut s’avérer fatale. Si au début du jeu, on affronte des ennemis assez lents et prévisibles, cela vient rapidement se complexifier avec des ennemis de plus en plus nombreux, de plus en plus rapides et où il faudra se montrer rusé pour espérer sortir vainqueur de l’affrontement… Ou sortir de l’affrontement tout court, selon nos chances de survie. Heureusement, on pourra toujours compter sur le peu d’alliés que nous avons dans le soft : le forgeron bien sûr, mais aussi tous les personnages du hub central ou encore certains encore vivants que nous croiserons au cours de notre aventure et qui nous donneront divers conseils. Les personnages et leurs dialogues montrent le désespoir à son plus haut niveau et cela renforce l’immersion dans un univers de Dark Fantasy. A noter que le jeu est disponible en français, ce qui est fort appréciable pour la compréhension.

Dark Devotion

Ambiance

L’ambiance du soft est donc particulièrement réussie et la direction artistique participe à la réussite du titre. Il s’agit donc d’un jeu en 2D Pixel Art, mais suffisamment travaillé pour donner corps au jeu et lui permettre de briller à quelques occasions, comme les combats de boss, où le design de certains boss reste marquant et particulièrement réussi. Les environnements sombres parviennent à donner une certaine touche à certains environnements, même si au sein de ces environnements, on a parfois l’impression que les décors se répètent et on a rapidement l’impression d’être perdu, heureusement que la carte est là pour nous rappeler le chemin à suivre.

Dark Devotion

Concernant la musique et les bruitages, le titre offre une bande-son toute aussi travaillée que la direction artistique. Les différentes musiques sont finalement assez classiques pour un univers Dark Fantasy respirant la mort et la désolation, mais elles accompagnent très bien notre périple. Les musiques des combats contre les boss s’inscrivent aussi dans le même genre d’idée, mais en donnant une petite touche épique bienvenue.

Dark Devotion

En définitive, Dark Devotion reste un petit jeu sympathique qui vous demandera une rigueur de chaque instant. On retrouve bien sûr beaucoup d’éléments des Souls et les amateurs du genre devraient rapidement trouver leur compte, mais il reste néanmoins plus ouvert et moins injuste que certains de ses pairs. Pour les amateurs d’ambiance Dark Fantasy avec tout le désespoir qui en ressort, on ne peut que conseiller de lui laisser sa chance, mais il faudra tout de même faire preuve de dévotion pour réussir à le terminer.

 

Points forts

  • Les combats de boss, de grands moments épiques
  • L'ambiance du titre
  • La direction artistique du jeu

Points faibles

  • La perte du loot à chaque mort qui peut parfois pousser à la dépression
  • Une ambiance générale trop classique
  • La perte de repère fréquente
8

Great

Force tranquille de la rédaction, grand spécialiste du « ça va ? ». Sloth est le Lucky Luke de la news, il écrit plus vite que son ombre !D’après la légende personne n’a jamais réussi à lui poser la question « ça va ? » en premier !

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