Au service de la Void Cie
Aussi surprenant que cela puisse paraître, DK et Pauline seront recrutés par le vilain que l’on tente d’arrêter durant 90% du jeu. Puisque le DLC ne peut être découvert qu’après avoir fini le jeu, on vous épargnera tout spoil tant le twist de fin de Donkey Kong Bananza est épique, transformant avec brio l’aventure proposée tout le long du jeu. En gros, ne soyez pas pressé de finir le jeu de base, mais dépêchez-vous tout de même !!!
Néanmoins, on ne vous recommandera pas forcément l’acquisition de l’extension du jeu Donkey Kong Bananza intitulé « Île de DK et Course aux émeraudes » tant il paraît hors-sol autant dans l’idée que dans la réalisation. Dans l’idée, cela semble ahurissant que le concept ait été retenu. Cela m’a fait presque mal au coeur d’entendre Pauline dire « qu’est-ce que t’en dis DK, ça peut être amusant non ? ». Qu’est-ce qui peut être amusant ? Travailler pour un vilain qui ne cesse de proclamer son amour pour la fortune qu’il amasse, et y contribuer… Quel est le message derrière ? Venant de Nintendo, j’ai trouvé ça très surprenant, très douteux comme choix.
Une fois la douille passée, on peut oublier le méfait et se dire que le gameplay va sauver le tout. Il n’en est rien. Il s’agit presque d’un nouveau mode de jeu, transformant l’expérience de jeu en une sorte de rogue-like.
Amasse, amasse, amasse ! Détruis, détruis, détruis !
Pour mener à bien chaque mission, vous devrez collecter un maximum d’émeraudes. Pour ce, vous devrez reproduire ce que vous adoriez faire dans l’expérience de base Donkey Kong Bananza : détruire tout ce qui bouge. Sauf que cette fois, vous devez le faire dans un temps imparti. Vous apparaissez à un endroit et le chronomètre démarre. Chaque fin de round exige que l’on atteigne un seuil spécifique, toujours plus élevé, et chaque fois Void Kong vous prendra un pourcentage. Ainsi, vous devrez détruire encore et toujours à la recherche d’émeraudes pour ne pas décevoir le vilain…
Pour ne pas que vous sentiez trop la monotonie des sessions de gameplay, vous gagnez des bonus quand vous trouvez notamment des fossiles. Que permettent-ils ? Détruire plus efficacement, trouver plus de coffres, faire apparaître plus d’émeraudes, augmenter votre multiplicateur, ou gagner plus de récompenses en battant certains ennemis. Bref, rien de folichon ni d’innovant à part le mode de jeu en lui-même. Honnêtement, c’est étrange de se dire que le jeu parvient à nous ennuyer avec une recette qui a fonctionné dans le jeu de base : la destruction en totale liberté.
Peut-être aussi parce que les développeurs n’y mettent ni le fond ni la forme. Pourtant, on avait de quoi se réjouir en premier lieu avec la modélisation idéale de l’île de DK. Mais malgré les récompenses glanées et ces terrains de jeu, on éprouve de la lassitude, on ressent bien trop l’aspect rébarbatif des missions.
Bref, pour le prochain DLC, faites mieux s’il vous plaît. C’est presque un crime de vendre un tel DLC à 20 euros tant il manque d’idées, de générosité et de panache. Tout le contraire de la dernière ligne droite du jeu DK Bananza !
Il est difficile de recommander le DLC de Donkey Kong Bananza. Il pêche autant dans le fond que dans la forme. On ressent rapidement de la lassitude et le manque d’imagination du studio sur une extension qui ne doit jamais coûter la somme de 19,99€. J’espère que le prochain contenu, s’il est prévu, pourra redonner des lettres de noblesse à un jeu qui ne manquait pas d’énergie ni d’idées.
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