TEST – Dragon Quest Builders 2, l’épopée remarquable

C’est parti pour Dragon Quest Builders 2, le jeu qui casse des briques.

Développeur : Square Enix
Éditeur : Square Enix
Genre : RPG Aventure
Prix : 49,99€
Version pour le test : Nintendo Switch
Date de sortie : 12 juillet 2019

Square Enix propose une suite aux aventures des bâtisseurs avec Dragon Quest Builders 2. Au programme, un long périple durant lequel il faudra gagner le cœur des habitants et reconstruire tout un héritage à travers le royaume, le tout en confrontant les héritiers de Kaos. Du voyage jaillira une belle brochette d’amis et surtout une quête épique et captivante, avec un partage communautaire de grande envergure. Revenons en détail sur notre expérience de jeu à travers ce test du RPG Aventure de Square Enix.

Devoir de mémoire dans Dragon Quest Builders 2

L’aventure de Dragon Quest Builders 2 commence par la création d’avatar. Vous choisirez donc votre héros avec la possibilité d’être un bâtisseur masculin ou féminin, un point positif que l’on n’omettra pas. Un autre nous amène à dire que vous reconnaîtrez encore la patte de Toriyama, chose que les fans les plus aguerris apprécieront à sa juste valeur. Passée l’étape de personnalisation, nous embarquons sur un bateau qui finit par chavirer. Échoué sur une île, vous constatez qu’il reste du boulot à réaliser et que vous devrez explorer pour découvrir les ressources et les composantes de chaque île.

Dragon Quest Builders 2 se découpe en plusieurs parties et dans chacun des arcs scénaristiques, vous serez amenés à explorer une île. Il sera indispensable d’en terminer la quête principale pour passer à autre chose et cela reste parfois dommage. Sur certains lieux et au bout de moult activités, on se dit que l’on est pressé de passer à autre chose et de découvrir d’autres horizons. C’est l’une des autres particularités du RPG de Square Enix, c’est qu’il fixe des limites à nos désirs d’exploration. Il n’est plus question de passer d’une région à une autre en s’égarant pendant de grosses dizaines de minutes. Vous pourriez mais le script fait que vous ne découvririez rien d’autre que des coffres, des énigmes ou des adversaires que le jeu veut bien vous montrer. Pour découvrir une autre région, il faudra donc se coltiner les missions plus ou moins passionnantes des PNJs. Et dernière chose sur ces limites imposées, votre niveau d’expérience sera parfois bloqué. Vous ne pourrez ainsi pas quitter la première île en dépassant le Niveau 10, dévastant ainsi l’intérêt de farm ici et là.

Mais si on en revient à l’expérience pure qu’offre DQB second du nom, cela reste de la passion digne des RPG, cette envie de poursuivre l’histoire et de retourner au charbon après chaque fin de session. Redonner de la vie aux terres délaissées par les héritiers de Kaos a quelque chose de captivant. Les vilains empêchent les autochtones de s’épanouir et c’est une véritable mission de héros de sortir chaque village du pétrin. On reste un grand acteur du nouveau monde et du sentiment de sérénité que l’on devra enraciner dans l’âme de nos concitoyens.

D’ailleurs quel plaisir de les voir à l’ouvrage ! Que ce soit notre compagnon Malroth ou de simples fermiers du village, ils ne restent pas passifs devant nos actions. Si nous cassons des briques, notre ami va s’y mettre, pareil pour les attaques sur les ennemis. Tant mieux car si nous sommes bâtisseurs, lui possède des qualités au combat non-négligeables. Ce sera d’ailleurs de notre responsabilité de l’équiper avec les meilleures armes possibles, pareil pour les habitants pour qu’ils puissent se défendre. Nous ne nous sentons jamais seuls dans cette épopée. C’est d’autant plus renforcé avec toutes les fonctionnalités en ligne.

De l’apprentissage au partage

Tout au long de l’aventure, nous collectons des outils, des ressources et logiquement certains sont exclusifs à des îles en particulier. C’est qu’au deuxième chapitre, par exemple, que l’on découvre les ressources minières, une logique qui est liée au scénario et s’inscrit parfaitement dans le voyage. Et étrangement la magie opère. Nous arrivons sur une île, nous rencontrons ses résidents, nous écoutons leurs soucis et nous mettons tout en œuvre pour leur redonner leur gloire d’antan. Car les héritiers de Kaos sont nos ennemis, car nous sommes bâtisseurs, nous explorons aveuglément les environs pour récolter tous les objets et ressources nécessaires. Nous pouvons même faire preuve d’initiative, construire des barricades pour prévenir les vagues de monstres et préparer les différentes batailles.

Le soft parvient même à nous surprendre avec ses affrontements contre des boss. S’ils paraissent basiques, ils restent agréables comme cet Ababouin. Mais là où nous avons été véritablement éblouis, c’est lorsque nous avons découvert le mode en ligne. Un tableau et quelques secondes de chargement nous dirigent vers les fonctionnalités liées au partage communautaire. Le temps d’apercevoir au quotidien de nouvelles créations des autres joueurs et de nous donner un aperçu de ce qu’il est possible de faire dans Dragon Quest Builders 2. S’il parvient à se démarquer par des mécaniques RPG bien pensées, il se débrouille avec excellence en matière de construction.

Le héros apprend des recettes et n’a même plus besoin d’imaginer les plans de ses différentes créations, le jeu nous les donne. S’épargner du casse-tête architectural des édifices et des différentes salles demeure une excellente idée. L’interface du bâtisseur nous permet de savoir avec exactitude comment entreposer les blocs et quelles ressources sont nécessaires. A côté de ceci, nous pouvons toujours laisser libre cours à notre imagination pour fonder nos plans à notre guise, sans suivre des schémas précis. Cette faculté à nous imposer des règles tout en laissant s’exprimer notre fibre créative fait naître un équilibre qui force le respect.

Niveau exploration, la lenteur apparente du personnage n’est jamais dérangeante, surtout que l’on apprend d’autres façons de se déplacer. Entre les wagons qu’il est possible de mettre sur des rails ou le fait de pouvoir planer et gagner en vitesse dans les airs, il est plus que plaisant de découvrir les terres de Dragon Quest Builders 2.

Dragon Quest Builders 2 a ses défauts mais il propose une aventure extraordinaire digne des grands RPG. Œuvrer en tant que bâtisseur propose des sentiments de satisfaction et d’épanouissement incroyables. On se plaît à explorer, à aider le peuple, à tout casser et explorer, à combattre le mal, à enchaîner les missions et les voyages. D’autant plus que pour cette nouvelle épopée, nous sommes accompagnés dans nos pas et nos actions, évitant ainsi de se farcir des tâches parfois loin d’être passionnantes. Le studio a été bien inspiré de nous donner toutes les clés pour comprendre des mécaniques de construction grisantes et sans prises de tête. Le titre bénéficie ainsi d’une vague de création hors-norme de la communauté qui peut partager ses royaumes et inviter les joueurs à fouler leurs pelouses. Dragon Quest Builders 2 représente donc un must-have pour tous les amoureux de la série et des RPG qui accrochent avec son univers à la Minecraft.

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Évaluation de l'article

Points forts

  • Une aventure épique
  • Des PNJs impliqués dans une quête commune
  • Le souffle communautaire en ligne
  • L'apprentissage comme vertu
  • Du RPG comme on l'aime, de la construction intuitive

Points faibles

  • Des arcs parfois trop longs
  • On aimerait un mode coopération
8

Great

Toujours dans la magique potion du jeu vidéo !
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