Genre : simulation de football
De la sueur et des larmes.
Le football pop-corn au détriment du contrôle du match
Les principaux modes de jeu sont de retour sur FC26. Entre les modes Carrière Pro et Manager et les modes Ultimate Team, Saisons, Rivals et Cie, tous les joueurs seront servis. Par contre, il n’y aura pas d’entre deux, et chaque mode de jeu disposera de ses propres configurations. Les développeurs ont prévenu, ils n’ont pas menti.
Dans les modes de jeu en ligne comme Clubs, FUT (et Saisons), la circulation de la balle sera plus rapide et le spectacle sera au rendez-vous. On le réalise très vite et je ne pense pas avoir fait un seul 0-0, pas un seul match terminé avec au moins 5 buts inscrits. Et 5 buts, c’est bien gentil. On se retrouve avec des 9-2, des 6-4 qui favorisent peut-être le plaisir d’inscrire des buts, mais accentuent également la frustration d’en encaisser des rebonds après un arrêt de gardien, sur des erreurs bêtes, ou sur des déplacements non demandés des défenseurs. Plus le match avance, et plus il se débride. Les défenseurs prennent des libertés qui mettent en danger l’équilibre, alors vaudra mieux personnaliser chaque poste avec des consignes claires, sans garantie que ça empêche les 5 buts d’un côté ou de l’autre.
Il faut ainsi maîtriser son plan de jeu et connaître les actions les plus efficaces pour inscrire des buts, sinon vous risquez de le payer cher. Les une-deux, les passes en profondeur, les frappes enroulées ou croisées, tout ça devient redoutable dans les modes de jeu en ligne.
Au contraire, tout parait calme dans les modes de jeu hors-ligne, et ce n’est pas pour autant qu’il ne se passe rien. Mais ce football pop-corn du Online, on se demande si cela n’est pas trop. Le football total est exagéré, celui de Luis Enrique est maîtrisé puisqu’il exige du contrôle. Le contrôle n’existe que rarement dans FC26. On va vite d’un côté à l’autre, et on a l’impression que le côté arcade est renforcé. Ne vous attendez donc pas à ce que cela change si vous ne l’appréciez pas dans les précédents FC (et FIFA).
On pourra se demander si FC26 est pay-to-win, il ajoute aussi un Season Pass qui récompensera les joueurs de leurs investissements, en temps et en argent. D’un côté, c’est toujours agréable de pouvoir gratter des packs et de la monnaie après quelques exploits ou des matchs. Le titre tire toujours autant sur cette corde, à vouloir récompenser le joueur par des objectifs qu’on connaît déjà vis-à-vis des précédents jeux. Maintenant, forcément, les joueurs qui dépensent plus d’argent seront favorisés. Dans FUT, avoir un XI composé de joueurs de légendes, ou de joueurs à plus de 85 sur les 4 lignes de la compo, il a bien plus de chances de remporter le match. Néanmoins, le joueur qui maîtrise le joueur et ses mécaniques pourra s’en sortir en se contenant de cartes de rang Or. Maintenant, il ne faut pas pousser le bouchon trop loin en engageant des joueurs de rang Bronze classique. Il y en a qui ont essayé, ils ont eu des problèmes.
The places to be ?
EA Sports parvient tout de même à contourner la frustration avec son contenu gargantuesque. Si vous n’appréciez pas la vitesse et le côté très arcade des modes de jeu en ligne comme Saisons, Clubs ou FUT, vous pouvez toujours vous diriger vers d’autres solutions. On retrouve toujours les Clashs d’équipe qui apportent tout de même du challenge. Les défis de création d’équipe sont aussi là pour apporter de la variété. Et sans même parler de ce côté compétitif, il existe tellement d’alternatives.
Le mode Carrière Pro apporte quelques idées sympathiques. Si vous commencez la saison ce 26 septembre, vous pouvez choisir de commencer une compétition en cours. Par exemple, assumer de prendre une équipe de bas de tableau qui accuse du retard au classement et qui se battra pour le maintien. Le jeu vous placera dans des dispositions réelles, c’est-à-dire de prendre la compétition avec le classement actuel et bien réel. Je trouve l’initiative inspirée, et ce sera sûrement encore proposé en janvier ou plus tard, de quoi lancer plusieurs parties et enchaîner les défis plus tard dans l’année.
De même, le mode Carrière Pro propose aussi d’autres options qui seront appréciées par la communauté. On peut ainsi lancer une partie avec un joueur mais pas seulement celui qu’on a créé. Rien de révolutionnaire me diriez-vous et vous aurez raison. Mais il est possible d’y gagner le droit de joueur avec des légendes telles que Kluivert et Totti. Et quand j’ai choisi Francesco, légende de l’AS Roma, et que je l’ai transféré directement au FC Metz, je l’ai fait sans scrupule mais avec de l’ambition. Placer les Lorrains sur le toit de l’Europe… enfin d’abord sur les terrains de la Champions League, ça serait top. Et démarre le championnat après 4 matchs et 1 seul point, c’est un plaisir de remonter petit à petit dans le classement.
On continue malheureusement (car le système se répète) avec le schéma des archétypes que vos choix et investissements permettront de bonifier entre le Virtuose,… On se lasse de ces choix hors match et on demande un peu d’innovation de ce côté, car on s’est déjà coltiné ces choix abstraits et anodins. On demande un peu plus d’immersion encore, mais peut-être d’un angle de vue inédit.
On pourra aussi en Manager se lancer dans des Défis Manager Live, plusieurs scénarios de différents types et de diverses durées seront proposés. C’est plutôt agréable, et cela apporte de la rejouabilité et du challenge comme on en redemande. Il y aura aussi d’autres défis dans le mode Club
On remet ça ?
On s’excuse pour les trop jeunes qui n’auront pas la réf. On s’excusera aussi de ne pas être hyper emballé par ce FC26 malgré son contenu gigantesque. De même, on retrouve des récompenses partout. On peut en obtenir via des Objectifs sur le hub du FUT, mais aussi dans ce nouveau Season Pass qui va demander à la communauté d’investir du temps et de l’argent, transformant petit à petit ce jeu en un pay-to-win / pay2fast qui limitera certains tournois à une élite. Et si on sort du pay2fast, on a désormais le PLAY TOO FAST…
Bon sang ! EA Sports a mis le turbo dans le football en ligne du jeu et cela rend un jeu encore plus arcade qu’il ne l’était déjà. On va très vite d’un camp à l’autre et cette décision d’accélérer le jeu scindera la communauté en deux. Ceux qui apprécient ce football débridé, porté vers l’attaque tous azimuts, où le clean sheet n’existe presque pas, où il n’est pas question d’avoir le contrôle du match. En plus d’attaquer mieux que l’adversaire, il faudra aussi défendre du mieux possible, car la différence se fait très facilement.
Ne vous attendez pas non plus à du football réaliste dans le mode Rush qui consiste encore à faire un match comme on fait un Five. Vous pouvez encore y aller avec une star que vous détenez dans FUT, ou avec le joueur créé pour le Club. D’ailleurs, on aura encore des paliers et des récompenses qui nous attendent dans chacun de ces modes. FC26 est une vraie machine à addiction qui nous met sous les yeux des circuits de la récompense partout, atteignables assez rapidement tant que vous y dépensez votre temps, au mieux/pire votre argent.
Si vous souhaitez une expérience de jeu moins folle, il faudra se diriger sur les événements Live dans chaque mode, les Clashs d’équipe toujours appréciables et aussi sujets à des récompenses, ou simplement les modes hors-ligne comme la Carrière et le Manager qui sont peut-être les moins compétitifs, mais dont vous pouvez ajuster la difficulté à tout moment de la journée. Les nouveautés sont assez sympathiques pour que l’on s’y investisse dès les premiers matchs de la saison.
Et si on sort du contenu et de ce qu’on nous offre comme expérience de jeu, on peut se pencher sur le travail incroyable d’EA Sports en termes de modélisation et d’immersion. L’ambiance dans les stades est encore fantastique et on garde cette impression que le public vibre et se fait entendre selon les faits de jeu, renforçant le réalisme au cours d’une partie. Les chants des supporters, le bruit, la présentation des équipes, les petites captures dans les vestiaires ou aux abords du stade, cela fait toujours son effet.
On bénéficie une nouvelle fois d’entretiens personnalisés, d’une modélisation de coachs parfois incroyables, et de conférences de presse qui vont décider si vous renforcez de bons liens avec vos joueurs ou non. Hormis ce côté arcade du jeu en ligne, l’expérience de jeu se montre tout de même authentique à bien des égards.
FC26 sera encore la référence footballistique de l’année, et propose encore une expérience authentique grâce à une réalisation incroyable, une immersion fantastique dans l’ambiance d’un match et des mécaniques huilées qui permettent d’avoir des sensations exaltantes. Néanmoins, on reste un peu plus sceptiques sur le choix de rendre le jeu encore plus arcade dans certains modes de jeu en ligne, favorisant l’attaque et le plaisir d’enchaîner les occasions et les buts. Quoiqu’il en soit, au vu du contenu gargantuesque, vous trouverez forcément crampon à votre pied entre les modes hors ligne, les sessions en ligne ou l’entre deux avec les événements, les clashs d’équipe et d’autres fonctionnalités qui sont proposées en mode compétitif (contre les joueurs du monde entier) ou simplement contre l’IA avec une difficulté ajustable. Attention à ne pas trop sombrer dans les packs FUT et les micros-transactions qui peuvent se montrer addictifs tant la quête du XI idéal est captivante, d’autant plus que EA Sports a imaginé moult circuits pour récompenser votre temps et votre investissement.












