TEST – Final Fantasy XVI : Taillé pour le trône ?

Final Fantasy XVI : De retour sur le trône ?

Développeur : Square Enix
Éditeur : Square Enix
Genre : Beat’em All
Support : PS5
Support de test : PS5 (version fournie par l’éditeur)
Date de sortie : 22 juin 2023
Conditions du test : Jeu terminé en mode Action, en environ 45h, avec une cinquantaine de quêtes secondaires et missions de chasses accomplies. Aventure réalisée pour la majorité en mode d’affichage performance (priorité au framerate)

 

Que vaut le DLC « Les Rémanences du Ciel » ?

On ne va pas y aller par quatre chemins : je ne recommande pas l’achat de ce DLC. Même moi, qui ai plutôt apprécié mon aventure au sein de Valisthéa, ai passé un assez mauvais moment. Résumé « Les Rémanences du Ciel » est ainsi assez simple : enchainer les combats dans une tour comme un débile pour arriver à un boss final qui propose un affrontement finalement assez classique. D’un point de vue scénaristique, ce DLC n’apporte pas grand-chose et le peu qu’il ajoute n’a aucune réelle importance ou impact sur l’histoire originale. Comme dans l’aventure principale, seulement Clive à le droit à la parole tandis que ses deux comparses (et principalement Jill, la pauvre) occupent fièrement le second plan. Et je n’ai même pas envie de mentionner les quelques nouveaux PNJ qui sont à la limite du supportable et d’une insipidité assez folle. Et cette insipidité n’a d’égal que les dialogues, qui tirent bien trop en longueur. De son côté, l’univers sonore propose 2 nouvelles compositions plutôt chouettes. Mais j’aurais quand même aimé un nouveau thème de combat contre les mid-boss, car je n’en peux plus d’entendre la même depuis le début de mon aventure à Valisthéa.

Ainsi, on sent bien que ce DLC n’est qu’un os à ronger en attend ant le prochain DLC qui arrivera au printemps et intitulé « La complainte du ressac ». En attendant, ne perdez ni votre temps, ni votre argent avec « Les Rémanences du Ciel », qui à l’allure d’une quête qui était déjà présente dans le jeu de base et qui a été coupée pour vous faire raquer 10€ supplémentaires. Et franchement, oser proposer un contenu de cette envergure, quand 2 mois plus tôt Capcom propose un DLC de Resident Evil 4 stratosphérique au même prix, en dit long sur la capacité de Square Enix à prendre ses fans pour des vaches à lait.

 

Dire que la saga Final Fantasy revient de loin est un euphémisme. Depuis son 13e épisode numéroté (et on pourrait facilement pousser jusqu’au 12e), la saga phare de Square Enix a, à l’image de son éditeur, connu bien des embûches. Final Fantasy XIII a grandement divisé. Final Fantasy XIV est né prématurément et à du renaître 4 ans après sa sortie initiale. Enfin, Final Fantasy XV est sorti complétement cassé et reste dans la mémoire collective comme le jeu vidéo qui a connu le développement le plus chaotique de l’histoire. Mais en attendant, ces 3 jeux ont été des succès commerciaux, et cela, malgré ce que chacun peut penser d’eux.

En 2023, Square Enix revient sûr de lui avec un Final Fantasy XVI calibré pour mettre tout le monde d’accord. Est-ce qu’il va y arriver ? Bien sûr que non puisque c’est un Final Fantasy. Et de mon côté, même s’il s’est avéré frustrant sur certains points, FFXVI m’a fait vivre de grands moments.

Image de Final Fantasy XVI

Une histoire fascinante au service de personnages survolés

Final Fantasy XVI nous plonge dans le monde de Valisthéa. Une contrée où les humains se sont établis en communautés autour de gigantesques cristaux qui permettent d’utiliser la magie dans le quotidien, via l’éther qu’ils produisent. Alors que des conflits émergent concernant le contrôle des cristaux, le jeune Clive, prince du duché de Rosalia verra sa vie basculer après un événement tragique. Va s’en suivre une quête vengeresse et une volonté de la part de notre héros et de Image de Final Fantasy XVIses compagnons de mettre fin à l’hégémonie des cristaux, qui régissent le monde de Valisthéa. Voilà comment on pourrait résumer brièvement l’histoire de base de Final Fantasy XVI. Si vous avez déjà fait la démo (disponible gratuitement), je ne vous apprends globalement rien. Mais je vous invite très sincèrement à éviter rigoureusement les spoilers, car l’histoire de FFXVI ne tient pas qu’à ce simple résumé. L’histoire prend à un moment un tournant très intéressant, très plaisant à découvrir, sans avoir été prévenu de quelconque manière.

Je vais aller droit au but, j’ai adoré l’histoire de Final Fantasy XVI. Et cela malgré un début un peu poussif, qui ne m’a pas pleinement emballé. Disons que jusqu’à la moitié du jeu environ, le schéma est très classique. Assez prévisible même. Mais heureusement, les cartes sont à un moment rebattues et viennent apporter une nouvelle dimension à l’histoire. Alors, c’est loin d’être parfait, notamment à cause d’un rythme en dents de scie qui vient un peu handicaper le récit de l’aventure principale. Il n’empêche que dans sa globalité, j’ai pris un grand plaisir à suivre cette histoire. L’univers est extrêmement bien travaillé, riche en personnages et j’ai beaucoup apprécié découvrir le monde de Valisthéa, ses peuples et ses personnages. Et se plonger dans toute cette histoire est grandement facilité par les différentes fonctionnalités implémentées par les développeurs. Entre le « Chronographe » qui offre la possibilité par simple pression de boutons d’avoir des informations sur les personnages avec lesquels on interagit et l’Encyclopédie, se plonger totalement dans l’univers de Final Fantasy XVI et ses enjeux est à portée de main. Alors on pourra néanmoins reprocher que le passage par l’Encyclopédie se veut vivement conseillé, tant il y a de noms, de personnages et d’événements à assimiler. Ça ne plaira pas à tout le monde. Car sur le papier ça peut donner l’impression d’avoir « des devoirs à faire », nécessaires à la bonne compréhension de tous les enjeux et de ce qui passe dans le monde. Heureusement pour moi, j’étais très rapidement passionné par tout ça, donc ça ne m’a pas posé trop de soucis.

Mais voilà, il faut dire que sur environ le premier tiers de l’histoire, le récit peine à décoller. La faute à des enjeux assez simplistes, qui prennent la forme d’une course-poursuite assez peu passionnante à suivre. Heureusement, le titre arrive à se détacher de ça et prend une tournure que je n’attendais pas du tout et qui m’a grandement intrigué. Avec toujours des conflits géopolitiques très intéressants à suivre en toile de fond. En toute honnêteté, une fois le point de rupture atteint, il était difficile pour moi de lâcher la manette tant tout cela titillait constamment ma curiosité. Alors oui, je préfère quand même vous prévenir, il y a malgré tout desImage de Final Fantasy XVI soucis de rythme. On sent que l’équipe a voulu booster artificiellement la durée de vie de l’épopée principale, en rajoutant des séquences qui viennent ralentir un peu trop le tempo de l’aventure et qui manquent cruellement d’impact narratif.

Le développement des personnages est de son côté en demi-teinte. J’ai beaucoup aimé les dilemmes intérieurs de Clive et j’ai vu en lui un héros attachant. Malheureusement, il n’a pas subi le même traitement qu’une grande majorité du casting. Au niveau des antagonistes déjà, on sent que certains ont des bribes de développement, des idées, mais que le titre n’a pas eu le temps de pleinement les exploiter et nous faire ressentir quelques émotions à leurs égards. Pareil pour le personnage de Jill qui est sans aucun doute le plus gros acte manqué du jeu. À part servir de faire-valoir à Clive, elle n’a pas grand intérêt et reste moins développé que certains personnages secondaires. Ce qui est une honte étant donné que c’est l’un des seuls personnages à nous accompagner quasiment du début à la fin de nos aventures.

Vient enfin le point qui m’a peut-être le plus déçu concernant ce nouvel opus : la sensation de solitude. Il s’agit, je pense, de l’opus le plus solitaire de la série et on a perdu cette sensation de groupe si caractéristique des J-RPG. Les personnages qui nous accompagnent changent tout le temps, on ne peut pas choisir leur équipement et il n’y a pas cette alchimie de groupe si caractéristique de la licence. Enfin si, elle y est, mais à une plus grande échelle, avec beaucoup de personnages secondaires avec lesquels on interagit souvent. Mais on n’a pas vraiment ce petit noyau dur de 6,7 personnes qui nous accompagnent dans toutes nos aventures et avec lesquels on parcourt et découvre le monde. Chaque personnage qui a de l’importance dans le récit évolue un peu de son côté et tout le monde se retrouve de manière ponctuelle quand l’histoire doit avancer. Un peu décevant, car finalement, on perd ce sentiment de grande aventure, qui fait évoluer notre équipe au fil de l’exploration et des événements vécus.

Un opus qui se défait de ses chaînes pour suivre sa route

Final Fantasy est une licence qui n’a jamais cessé d’évoluer au fil de ses épisodes. Mais avec Final Fantasy XVI, on a sûrement atteint le point culminant de cette transformation. La franchise, qui n’avait déjà plus grand-chose à voir avec ce qu’elle était il y a 36 ans, n’a cependant jamais évolué de manière aussi frontale. Un changement de cap qui ne va pas plaire à tout le monde et qui va faire de ce FFXVI un épisode clivant comme rarement avant lui.

Final Fantasy n’est plus un RPG. Oui, je sais, ça fait mal. Quand on est une saga aussi mythique dans son genre, il est très compliqué d’évoluer aussi frontalement sans décevoir les fans de la première heure. Mais les faits sont là. Final Fantasy XVI, avec son passage à un système de combat de style Beat’em All, en profite pour quasiment retirer tous les éléments qui font de cette licence un RPG. Impossibilité de personnaliser son personnage, un seul type d’armes, sentiment d’évolution au ras des pâquerettes et j’en passe. Un élément qui décevra pas mal de monde à n’en pas douter.

Image de Final Fantasy XVI

Un gameplay Beat’em All plus profond qu’il n’y paraît…

Ce nouvel épisode prend, comme je vous le disais, la forme d’un Beat’em All. Alors, on est loin de quelque chose d’aussi technique que les fleurons du genre, je vous rassure (ou pas). Tout ça pour dire qu’il faut oublier tout ce que vous avez connu jusque-là dans la licence avant de plonger dans FFXVI. Il y a très peu de personnalisation de personnage ou d’équipement, et ne pensez pas jouer autrement que comme les développeurs veulent que vous y jouiez. C’est-à-dire d’une seule et unique façon.

Image de Final Fantasy XVI

Le seul point de personnalisation vraiment présent, c’est dans le choix des pouvoirs que vous allez utiliser pendant les combats. Le système vous donne en fait la possibilité de vous équiper de 3 primordiaux (dans FFXVI, il s’agit de l’équivalent des invocations si chères à la licence), que vous pouvez attribuer via le menu. Ces primordiaux vous permettent pendant les combats d’utiliser des compétences qui leur sont attachées. Pendant les affrontements, en plus de vous battre à l’épée et d’envoyer des attaques magiques simples, vous pourrez switcher en temps réel entre les différents primordiaux équipés, afin d’utiliser leurs compétences propres.

Alors au début de l’aventure, ça peut paraître hyper simpliste. Mais au fur et à mesure que vous améliorez les compétences, de nouvelles possibilités de combo et de personnalisation dans le choix de vos pouvoirs s’offriront à vous. Le petit souci, c’est que j’ai trouvé que l’aventure principale, au niveau aussi bien de sa durée que de sa difficulté, n’en a pas assez sous le capot pour pousser le joueur à personnaliser énormément le gameplay. Le jeu est extrêmement facile et si vous êtes quelqu’un qui aime repousser les systèmes de jeu dans leur retranchement, il faudra se reposer sur les quêtes de chasses plus énervées et le New Game +, qui offre un niveau de difficulté supplémentaire.

Tout comme Final Fantasy XIII, les combats de ce 16e épisode tournent beaucoup autour d’une barre de choc. En effet, les plus gros ennemis et les boss possèdent une barre qu’il est possible de faire diminuer en infligeant des dommages et en utilisant des compétences. Une fois cette barre de choc vidée, l’ennemi est sonné et les dommages que vous lui infligez sont augmentés grâce à un multiplicateur. L’occasion donc de bourrer l’ennemi d’attaques, afin de lui faire un maximum de dommage. Et là où c’est intéressant, c’est que les capacités de primordiaux possèdent chacune leurs spécificités. Certaines feront plus de dommagesImage de Final Fantasy XVI mais feront moins baisser la barre de choc, tandis que d’autres feront l’inverse. Il faudra donc bien choisir les capacités que vous équipez, afin d’avoir un bon équilibre entres celles qui tapent fort et celles qui font vite baisser la barre de choc.

Tout cela fait qu’au final, j’ai beaucoup aimé les combats de Final Fantasy XVI. Le seul point que j’aurais un peu à reprocher à ces derniers, c’est que contre les ennemis un peu plus puissants que les monstres de base (ou même les boss), on a la sensation d’énormes sacs à points de vie, ce qui vient rendre les affrontements un peu longuets par moments. Voilà, c’est le seul bémol, mais dans le fond, ce n’est pas non plus un gros handicap. Cela reste léger et ça n’impacte pas vraiment le plaisir qu’on prend pendant les combats. Par contre, je ne peux pas être aussi catégorique sur l’exploration qu’offre le jeu.

Une exploration en demi-teinte

Final Fantasy XVI n’est pas un open world. Il faut que ça soit bien clair pour tout le monde. Dans sa construction, on pourrait le rapprocher un peu de FF10 avec une succession de zones linéaires et, parfois, des endroits un plus ouverts. Mais tous ces lieux ne peuvent pas être explorés librement et il faudra attendre que la quête principale vous y emmène pour les découvrir au fil de l’aventure. Et je suis au regret de vous dire que j’ai trouvé l’exploration de ces zones peu palpitantes. Alors au début de l’aventure, avec la découverte, je me suis motivé à arpenter chaque recoin dans les moindres détails. Mais au fur et à mesure que je passais du temps dans l’univers de Valisthéa, j’ai vite remarqué que l’exploration n’était pas forcément toujours hyper bien récompensée. Puis en vue de la construction des zones, j’ai aussi vite compris qu’elles étaient façonnées pour être découvertes au fil des contrats de chasses annexes et des quêtes secondaires. Si vous voulez vous concentrer sur la quête principale, il n’y a donc pas grand intérêt à explorer plus que ce que l’aventure vous demande de faire. Et c’est un peu dommage, car le titre aurait mérité d’avoir des donjons annexes par exemple. Alors pour ce dernier point, il y en a peut-être. Mais en tout cas, je n’en ai pas croisé un en 45 heures de jeu.

Image de Final Fantasy XVI

Des quêtes secondaires bien souvent anecdotiques

L’équipe derrière Final Fantasy XVI est la même que celle qui a ressuscité FFXIV, le dernier MMO en date de la licence. Et je pense qu’il est important d’avoir ce détail en tête avant de se lancer dans le titre. Car selon moi, la Business Unit III (équipe en charge du projet chez Square Enix) n’a pas su se détacher de leurs habitudes dans la construction des quêtes secondaires. Et peut-être même de certaines missions de l’aventure principale d’ailleurs. Dans le cadre des secondaires, elles sont assez décevantes, obligent à faire beaucoup d’allers-retours peu passionnants et ont un intérêt scénaristique vraiment pauvre. Alors ce n’est pas le cas de toutes, mais d’une grande majorité. Je précise au passage que je ne les ai pas toutes faites, mais c’est en tout cas le sentiment que j’ai eu sur la cinquantaine que j’ai accomplie.

Ce défaut se retrouve même parfois dans l’aventure principale. Après des grosses scènes d’action intenses, il est normal que le rythme du jeu se calme un peu pour laisser l’histoire et le jeu respirer. Mais par moments, c’est quand même un peu trop long, puisqu’on se retrouve à faire des choses inintéressantes dans le cadre de l’épopée principale. Parfois, ça a au moins la délicatesse de développer un peu les personnages secondaires. Mais bien souvent, ça dure trop longtemps et ça fait bien trop ralentir le rythme.

C’est donc ça votre Soken ?

Bon, le titre est un peu méchant. Mais après des mois de lobbying de la part de la communauté de Final Fantasy XIV, je m’attendais à quelque chose qui allait clairement me décoller les oreilles d’un point de vue musical. Mais le constat est sans appel : le travail de Soken (compositeur du jeu) m’a grandement laissé sur ma faim. Et ça sera peut-être une citation qui va m’attirer des problèmes, mais le travail de Yoko Shimomura sur la bande-son de Final Fantasy XV est à des années-lumière de celui de Soken sur ce 16e épisode. Alors, quelques compositions sortent du lot. Mais le souci, c’est qu’on en avait entendu une grande majorité dans les trailers. Et mis à part une petite poignée de morceaux d’exploration et les thèmes de combat qui fonctionnent bien (mais qui tournent un peu trop en boucle), le reste du travail de Soken est d’une banalité sans nom. On notera une utilisation plutôt sympa et maîtrisée de certaines sonorités iconiques, même si cela relève un peu d’une certaine facilité quand on y pense. Alors on sent qu’à certains moments, il a voulu se faire plaisir en explorant d’autres styles musicaux. Mais c’est tellement rare et impromptu par rapport au reste de la bande-son que ça relève pour moi limite de la faute de goût. Et pour avoir écouté un peu ses compositions sur Final Fantasy XIV, je reconnais sans mal le talent de Soken. Mais au vu de son travail sur le MMO phare de Square Enix, je considère son rendez-vous avec son premier Final Fantasy XVI solo comme manqué.

La réalisation souffle le Ifrit et le Shiva

Comme aperçu dans les différents trailers, l’univers artistique de Final Fantasy XVI est très proche d’un univers moyenâgeux réaliste, avec quelques touches de fantaisie par-ci, par là. À la base, je voulais vous éviter la comparaison facile avec une série télévisée à succès, mais dans les faits, c’est quasi infaisable tant l’univers s’en rapproche grandement. Après, Game of Thrones n’a rien inventé et limiter l’univers artistique de FFXVI à cette simple comparaison ne serait pas lui rendre hommage. Car il y a de vraies bonnes idées et la direction artistique globale va bien plus loin que celle d’un univers moyenâgeux réaliste. J’ai trouvé les environnements vraiment très chouettes et ils offrent des panoramas vraiment somptueux, qui resteront gravés quelque part dans un coin de ma tête. Ce retour à un univers de style médiéval apporte une vraie bouffée d’air frais, ce qui est assez marrant quand on réalise qu’au final, il ne fait qu’opérer un retour aux sources de la licence (bon, en plus sombre tout de même, je vous l’accorde). Par contre, là où j’ai vraiment été déçu, c’est au niveau du bestiaire. Il n’y a au final pas beaucoup d’ennemis différents et le titre se permet même de faire un truc qui m’horripile : changer la couleur de certains ennemis et boss pour faire illusion d’un nouveau, mais qui au final n’a aucune différence. Vous savez, comme God of War 2018. Alors on retrouve les ennemis légendaires de la série comme le Morbol (qu’on peut apercevoir dans la démo) mais à part ça, les monstres sont peu inspirés et peu diversifiés.

D’un point de vue technique, c’est plus compliqué. Le jeu est plutôt joli, que ça soit en mode « Qualité » ou en mode « Performance ». Néanmoins, c’est plus du côté du framerate que le jeu a parfois du mal. Alors en général, je ne suis pas trop exigeant sur le nombre d’images par secondes. Mais dans le cas d’un Beat’em All, je préfère en avoir le plus possible. Je n’ai donc quasiment jamais activé le mode « Qualité » puisque celui-ci ne monte pas au-dessus de 30 fps. Alors du peu que j’ai testé, ça se joue très bien à 30 fps, ne vous en faites pas. Mais étant donné l’action frénétique que propose le titre dans ses combats, ses animations et ses cinématiques, je voulais à titre personnel une meilleure fluidité. Du coup, passage en mode performance obligatoire. Et s’il y a en effet une perte de qualité graphique, je le trouve plutôt minime. Mais je vous laisserai juger par vous-même une fois le jeu en main. Par contre, même en mode performance, il arrive par moments au jeu de saccader (surtout quand il balance tout ce qu’il a sous le capot en matière de mise en scène). C’est un peu dommage quand on sait qu’il est une exclusivité PlayStation 5 et donc qu’il est optimisé pour cette dernière. Mais rassurez-vous, il reste parfaitement jouable dans tous les cas.

Le prix de la démesure

Final Fantasy XVI vient de définir pour moi un nouveau standard en matière de mise en scène. Une mise en scène épique par contre, qu’on s’entende bien. Et il sera vraiment difficile pour les futurs jeux de me faire oublier les sensations que m’ont procurées les combats de primordiaux ou les cinématiques de ce 16e épisode. C’est simple : la démesure a une nouvelle définition et c’est Final Fantasy XVI.

Néanmoins, toujours concernant ces combats de primordiaux, l’exécution n’est pas parfaite. Déjà, niveau jouabilité, c’est très classique et pas toujours bien passionnant manette en main. Si vous avez joué à des jeux comme Asura’s Wrath ou encore Panzer Dragoon, vous avez déjà une petite idée de ce à quoi ils peuvent ressembler. Là où c’est dommage, c’est qu’ils ont réussi à faire durer certains affrontements un peu trop longtemps et certains, à mon grand regret, tirent beaucoup trop en longueur.

Toute cette folle mise en scène dans les moments importants a, j’imagine, un coût. Et celui-ci se retrouve peut-être dans le manque d’animations de certains dialogues. Déjà, comme le laissait entrevoir la démo, on note une grande différence d’animation de personnages entre les scènes cinématiques et les dialogues intégrés directement dans le jeu. Mais alors qu’on pourrait croire que ce constat concerne surtout les dialogues « secondaires », il en est de même pour beaucoup de dialogues principaux (notamment dans la seconde partie de l’aventure).

Non, Final Fantasy XVI n’est pas un des plus grands JRPG de l’histoire. Il n’est pas non plus le meilleur opus de la saga. Il m’a néanmoins, grâce à ses nombreuses qualités, happé pendant de nombreuses heures. Certes, il ne fait pas un sans-faute et certains de ses défauts ou de ses partis pris ne plairont clairement pas à tout le monde mais à titre personnel, j’adhère énormément à la nouvelle direction prise par le gameplay, et cela même, s’il se détache peut-être un peu trop de son héritage RPG. En tout cas, Final Fantasy XVI n’en demeure pas moins une aventure qui m’a marqué et dans laquelle j’ai envie de me replonger le plus vite possible.

 

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Points forts

  • Un nouveau standard de mise en scène
  • Un gameplay Beat'em All qui m'a séduit
  • Certains morceaux de l'OST...
  • Un univers fascinant et très travaillé
  • Pleins de choses à faire...
  • Artistiquement sublime

Points faibles

  • Une histoire qui manque de rythme par moments
  • Certains personnages trop peu développés
  • ... mais globalement c'est assez décevant
  • Une exploration très balisée et qui ne récompense pas assez
  • ... mais c'est pas toujours très intéressant
8

Great

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