TEST – Heave Ho 2

 

Heave Ho 2 ou l’art de s’accrocher à tout et à n’importe quoi, à la force de ses mains, au cours de sessions de jeu amusantes. Oui, je me suis bien marré, et encore mieux, on s’est vraiment bien fendu la poire avec ce party-game coopératif…. ou compétitif !

Développeur : Le Cartel
Éditeur : Devolver Digital
Support : PC, Nintendo Switch, Nintendo Switch 2
Version pour le test : Nintendo Switch 2
Genre : party-game
Prix : 9,99€
Date de sortie : 16 juillet 2026
Test réalisé à partir d’un code fourni par l’éditeur.

 

Proposé à un tarif raisonnable de 9,99€ sur les consoles Nintendo et sur PC, Heave Ho 2 revient avec la lourde tâche d’amuser la communauté JV comme le premier opus l’a si bien fait. Mission accomplie ?

Des missions au biceps

Dans Heave Ho 2, on incarne des sortes de petits Racaillous de toutes les couleurs, c’est-à-dire une bonne tête et de gros bras. Ces bras, c’est notre équipement tout-terrain. Ils nous serviront à escalader, à nous agripper, et à nous aider entre joueurs. Parce que la grande particularité de Heave Ho depuis le premier épisode (ok, je me calme, on est qu’au second), c’est de pouvoir nous agripper les uns aux autres. Au forceps, on attrape le bras de l’autre joueur et on l’aide à atteindre un cap qu’il n’aurait jamais pu rejoindre seul.

Autre élément du gameplay qui nous plonge dans l’absurde, la possibilité de péter. Ce n’est pas une option anodine, proposée juste pour le fun, cela nous permet de nous propulser vers des hauteurs inimaginables. Utile pour soi et pour les camarades, il nécessite aussi un timing important pour nous sortir d’une impasse, ou atteindre plus facilement une destination. On s’en amuse au début, on finit par le considérer comme une alternative non négligeable par la suite.

On se balance, on escalade et on se re-balance, parfois on lâche quelques gazs. L’idée, c’est aussi de le faire le plus vite possible, ce qui va assurer une certaine rejouabilité. Et il faut l’avouer, c’est rapidement fun. Et ça l’est encore plus dès le 2e monde ! Et quand on arrive dans les derniers mondes, on constate que le jeu nous prend moins par la main (oh oh), qu’il faut bien plus réfléchir, et que les manoeuvres nous laissent avec moins de marge d’erreur. Ainsi, la marge de progression et de difficulté est plutôt bien gérée.

Chaque monde comporte une dizaine de niveaux, et le dernier est une sorte de « boss » où il faudra faire preuve d’un peu de jugeote. Souvent, à l’instar d’une populaire émission TV qui perdure cet été, il faudra par exemple trouver la clé, et la mettre dans le verrou. Et tout ça, ça peut s’avérer difficile.

On félicite tout de même les développeurs pour la variété des mécaniques proposées, puisque chaque monde nous installe dans un décor différent, avec une réflexion qui change d’un monde à l’autre. Si on démarre sur du simple climbing, on réalise que ce n’est pas du tout la seule chose qui va nous être proposée. Quelques minutes et on se retrouve à maîtriser la trajectoire d’un vaisseau, et ce sera loin d’être aisé. On se plait aussi à devoir résoudre des énigmes sur un tableau figé. Comme quoi, le studio ne s’est pas contenté de jouer sur le côté loufoque, et a imaginé plusieurs façons de nous divertir dans son game design.

Plus on est de fous… 

Plus on rit ! Et surtout, plus c’est délicat. Je crois que c’est le mot juste. Lorsque l’on joue à 2 joueurs, c’est déjà assez compliqué d’accorder ses mouvements et le timing pour progresser de quelques mètres. Alors, à 4 joueurs, ce n’est pas plus facile, c’est encore plus difficile de s’accorder puisqu’on doit harmoniser nos gestes et nos actions avec un timing impeccable.

Heureusement, Heave Ho 2 porte aussi très bien son nom de party-game. Le poids de cette délicatesse, elle est tout de même très amusante à porter. Dans un premier temps, les échecs ne sont pas frustrants, sauf si vous avez un joueur qui n’a pas compris l’essence du jeu, et qui s’exaspère de chaque échec, ou si vous en avez un autre qui s’amuse un peu trop de faire n’importe quoi avec son gus. Je trouve que l’équilibre se trouve facilement, et qu’on savoure chaque parcelle à franchir.

On se plait tout de même à échouer, à réessayer, à ajuster notre timing ensemble (à 2 ou à 4, c’est le même mode opératoire), ou à tenter d’autres solutions. En général, on ne met pas non plus une heure à terminer un niveau. Heave Ho 2 n’est pas non plus le Elden Ring du party-game. Sinon, ce ne serait pas totalement un party-game… On s’approprie le gameplay, et lorsqu’on lutte à terminer un niveau, le jeu a la bonne idée de nous proposer une aide pour le terminer.

La particularité de ce second opus, c’est son mode compétitif. Il a le mérite d’exister, mais c’est une idée qu’on ne trouve pas si bien réalisée que ça. On ressent l’objectif des développeurs de nous plonger dans des parties rapides, nerveuses, où le chrono et la lucidité jouent des rôles importants. Néanmoins, on n’a pas non plus trouvé les sessions compétitives hyper amusantes, préférant largement le mode coopératif. On nous place dans un décor, on doit deviner quoi faire, et surtout ce qu’il ne faut pas faire pour perdre l’une des 5 manches gagnantes. Tantôt dessinés comme une course, tantôt pensés comme de la survie, les niveaux du mode compétitif méritaient peut-être un peu plus d’ingéniosité ou de rebondissements.

Au final, pour seulement 9,99€, Heave Ho 2 réalise une entrée fracassante parmi les party-game qui nous amusent dès les premiers instants, surtout en mode coopératif. Ajuster ses gestes, le timing de ses actions, avec 1 ou 3 personnes, réfléchir ensemble, c’est tout de même super réjouissant. Si les mécaniques sont punitives, le titre édité par Devolver Digital nous invite tout de même à persévérer sans prise de tête, et avec le sourire. Bien que le jeu aurait pu mieux faire pour son mode compétitif, il nous réserve des sessions amusantes entre ami-e-s. 

Retrouvez aussi nos tests sur OpenCritic.

 

Points forts

  • Un coop toujours aussi amusant
  • Un tarif plus que raisonnable
  • Des mécaniques de jeu variées (climbing, énigme, conduite...)

Points faibles

  • Un terrain d'entraînement en solo pour le prochain ?
  • Le mode compétitif s'avère moins rigolo que la coop
7.5

Good

Toujours dans la magique potion du jeu vidéo !

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