TEST – HEY! PIKMIN

Les aventures du Capitaine Olimar et son vaisseau le Dolphin II reviennent sur Nintendo 3DS avec un nouvel opus intitulé Hey! Pikmin. Je vous livre ici mon avis après avoir fini le jeu.

Hey! PIKMIN : Silence ça pousse !

(testé à partir d’une version physique Nintendo 3DS fournie par l’éditeur)

Après le bon Pikmin 3 sur Wii U, Capitaine Olimar et ses amis les plantes débarquent sur Nintendo 3DS dans Hey! PIKMIN. Un opus qui abandonne la 3D au profit d’un monde en 2D. Point de vastes prairies à explorer où rodent des ennemis à tout va, place à un jeu de plates-formes où les niveaux s’enchaînent comme les Big Mac un mercredi midi au Mc Do de la gare. Voyons voir ce que cette nouvelle recette baptisée Hey! Pikmin nous réserve.

Il était une fois, un capitaine et son vaisseau…

Le scénario de Hey! PIKMIN est à, littéralement, tomber sur Terre ! Suite à un problème lors d’une téléportation spatiale, le Capitaine Olimar et son fidèle vaisseau se crashent sur une planète hostile et inconnue ressemblant à notre chère Terre. Votre mission, si vous l’acceptez, sera de récolter 30 000 Lumium (source d’énergie) afin de réparer votre vaisseau et rentrer au bercail à Hocotate. Pour cela, vous serez amené à explorer plusieurs secteurs à l’aide de Pikmin. Jusque là rien de neuf ni d’original, les scénarios des jeux de plates-formes détiennent rarement le premier rôle. Voyons ce que le gameplay de ce Pikmin version 2D nous réserve.

Les développeurs du studio Arzest ne se sont clairement pas pris le chou pour le gameplay. Avec votre pouce gauche vous déplacez Olimar et avec le stylet 3 actions possibles : siffler les pikmins, activer le jetpack ou, élément principal, jeter les Pikmin. Bon… à ce stade on se dit que le game design sera ultra varié, qu’il y aura moult sortes de Pikmin et que les niveaux nécessiteront une certaine réflexion… Que nenni ! Service minimum avec seulement 5 sortes de Pikmin : rouges pour les soldats du feu, jaunes pour les poids-plumes électriques, bleus pour les nageurs professionnels, noirs pour les costauds comme un roc et, enfin, roses pour les fées clochettes. A ce sujet, il est possible de contrôler plusieurs types de Pikmin simultanément. Plutôt que de sélectionner le type en cliquant dessus avec le stylet, une permutation avec L et R aurait été la bienvenue.

Quand tout à coup, bah non rien en fait.

Dans Hey! Pikmin, tous les niveaux se font à pied (excepté un seul, certainement le meilleur niveau) et, bien évidemment, notre gaillard en combinaison ne peut pas courir. Ça rend l’aventure d’une lenteur et d’une longueur déplorables. Honnêtement, traverser certains niveaux était une corvée. Le rythme du jeu est globalement lent, mou et soporifique. Entre chaque niveau, votre vaisseau Dolphin II vous répète les mêmes choses afin que vous ne ratiez aucun élément du jeu. C’est pénible et impossible d’y échapper. Bon dit comme ça, on dirait que c’est le pire jeu du monde. Non, loin de là, le jeu comporte de bonnes idées.

La direction artistique est plutôt bonne et les différents secteurs à explorer proposent des paysages assez variés (feu, poison, eau, glace, etc.). Ce que j’ai préféré dans le jeu ce sont les petites animations de nos amis les Pikmin. A l’instar des Minions, ils sont naïfs et un peu paresseux. Cela confère une touche d’humour bien venue, tout comme les objets à collecter, grandes sources de Lumium, qui ne sont pas sans rappeler les Trucs de Mario Paper : Color Splash. Surtout qu’il y a des petits clins d’œil très sympathiques notamment des cartouches de jeu Gameboy, un ocarina, etc. Et pour le côté décalé, ils ont renommé ces objets de drôles de façons dont je vous laisse la joie de découvrir.

Ils eurent beaucoup de Lumium et rentrèrent chez eux heureux

Ces nouvelles aventures ne proposent pas un gros contenu et, en plus de cela, la difficulté du jeu est globalement faible. Vous n’aurez aucun mal à collecter tous les objets et à finir toutes les zones secrètes. Possesseurs d’Amiibo, vous aurez la possibilité d’accéder à des zones supplémentaires permettant de récupérer des statues d’une valeur de 200 Lumium. En plus des niveaux, le jeu vous propose la gestion d’un Parc Pikmin. Une zone où les Pikmin rapportés de vos explorations travailleront d’arrache-pied afin de récolter du Lumium. A vous d’attribuer les bon Pikmin aux bonnes zones. Rien de bien sensationnel ici non plus.

Malgré cela, la faible durée de vie, le manque d’adversité et le rythme lent du soft ne vous donneront pas de frissons dignes d’une grande aventure mémorable tel un Rayman Legends ou Origins. Et si les petites plantes sont carrément attachantes, le fait de savoir qu’il y en a toujours à proximité, rend l’expérience insipide. D’autant plus que graphiquement, ce n’est pas Byzance. Nous avons à faire ici à un conte enfantin, ni plus ni moins. Ce n’est pas un mauvais jeu en soi. Telle une histoire que l’on raconte au chevet d’un enfant, vous risquez de vous endormir avant la fin et, une fois le livre refermé, vos souvenirs seront déjà loin.

 

Hey! PIKMIN… Que dire pour conclure sans passer pour Ponce Pilate ? Malgré de bonnes idées et des références décalées, le jeu peine à marquer les esprits. La faute à un rythme trop lent et linéaire où l’absence d’action se fait terriblement ressentir. Un gameplay trop simpliste et répétitif, la difficulté à ras les pâquerettes font de cet opus un jeu moyen. Le moment où l’on se lasse de tapoter son écran à multiples reprises pour faire jaillir nos Pikmin arrive, hélas, bien trop vite. Ce jeu est clairement destiné, selon moi, à un très jeune public qui s’émerveillera devant un mignon bousier poussant un bloc de roche à reculons.

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Évaluation de l'article

Points forts

  • Les petites saynètes des Pikmin
  • L'utilisation du double écran
  • La direction artistique des derniers secteurs
  • Les objets à collecter et leurs noms décalés

Points faibles

  • Rythme lent et linéaire
  • Difficulté enfantine
  • Graphiquement c'est pas dingue
  • Le gameplay trop simpliste
  • La manque de folie et d'action
5

Average

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