TEST – It Takes Two : la coop locale (et online) n’est pas morte !

Electronic Arts a bien fait d’investir dans It Takes Two, le dernier jeu du studio Hazelight. L’aventure se montre rafraîchissante !

It Takes Two

• Genre(s) : Aventure Coop
• Développeur / éditeur : Hazelight Studios / EA
• Support de test : PS5
• Disponible sur : XSX/S, XBO, PS5, PS4 et PC.
• Date de sortie : 26 mars 2021

Turn on the lights

Avant même It Takes Two et depuis maintenant 10 ans, Josef Fares s’est lancé dans la création de jeux vidéo. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il parvient chaque fois à y intégrer sa patte et est parvenu à se faire un nom dans l’industrie. Après Brothers : A Tale of Two Sons en 2013, A Way Out en 2018 (dispo dans le Xbox Game Pass !), il revient avec un nouveau duo de héros dans It Takes Two. Son studio Hazelight s’est implémenté dans le réseau des EA Originals, le géant américain lui assurant des moyens nécessaires pour porter ses idées.

Au vu de ce que nous propose It Takes Two, on ne peut que constater la bonne pioche d’Electronic Arts et la créativité ingénieuse du réalisateur et du studio qui nous ont pondu une petite merveille indépendante. Mieux encore, il fait revivre le jeu vidéo en coopération LOCALE (mais aussi online !) dans un concept rafraichissant qui se distingue de par la variété de son gameplay et de ses séquences. On louera également une direction artistique de toute beauté et un univers unique. Revenons en quelques mots et en images sur notre expérience de jeu.

It Takes Two est donc un jeu coopératif, uniquement pour 2 joueurs, qui vous met dans la peau d’un couple qui décide de divorcer. Pas de chance pour eux, Rose, leur fille, ne sera pas de cet avis. Sans connaître les conséquences de sa demande, elle fera appel à Dr Hakim, ce livre ô combien drôle qui va mettre des bâtons dans les roues de May et Cody (nous, le couple !). Les voilà ainsi transformés en poupées et contraints de collaborer. Le périple qu’ils s’apprêtent à vivre leur permettront ainsi de renforcer les liens qui les unit. Serait-ce suffisant pour les aider à se réconcilier ?

Dr Hakim, j’ai rétréci mes parents !

Le couple de Cody et May est dans l’impasse et ils n’osent pas le faire comprendre à leur fille qu’ils tentent de protéger. Mais la petite n’est pas dupe et a été assez spectatrice de leurs nombreuses disputes. Elle croit néanmoins que ce n’est que passager, elle est la seule à croire encore à leur amour. Elle ne va donc pas prendre en compte ce que ses parents lui disent jusqu’à ce qu’elle tombe en larmes dans une de ses cachettes. Un enfant se créé son propre monde et c’est dans celui-ci que l’on va se plonger, enfin en partie.

Notre aventure consistera alors à découvrir notre foyer et ce qui l’entoure autrement. Nous voilà alors propulsés dans un périple qui nous fera traverser la maison et son environnement. Et ce monde, lorsque l’on est minuscule, il est très dangereux. Voilà que les appareils électro-ménagers parlent et s’énervent, que les insectes nous pourchassent, que l’on doit utiliser intelligemment l’environnement afin de progresser dans nos différentes missions, le tout se déroulant dans des décors inspirés. Et c’est ici que l’aventure proposée par Hazelight Studios se montre maline, elle varie à de multiples reprises ses mécaniques et créé de l’interaction dans le duo.

It Takes Two fait naître une complicité rafraîchissante !

It Takes Two se joue à seulement deux joueurs et a été pensé pour, cela se voit dès le début. Tout d’abord, il faut souligner la complicité entre les deux parents, certes en instance de divorce dans l’introduction du jeu. Les différentes situations font qu’ils se montrent cyniques, blagueurs, dynamiques et parfois vilains dans leur propos mais sans grande méchanceté. Les deux sont débordés par la situation mais cela se voit qu’ils restent complices malgré tout, surtout dans leurs mauvaises idées.

Et le studio va jouer de cette complicité pour en créer une entre nous, joueurs. Dans It Takes Two, tout fonctionne à deux mais chacun dispose de capacités différentes, ce qui nous rend complémentaires. L’un saura déjouer la gravité quand l’autre saura ajuster sa taille. Et ce n’est qu’un exemple parmi d’autres. Les deux héros ne sont jamais équipés de la même façon. On doit ainsi réfléchir ensemble pour résoudre les différentes énigmes que les designers nous ont réservéLe game design se montre ainsi parfaitement maîtrisé et en raccord avec les compétences de chacun.

Il met également une grande qualité du jeu en avant, son gameplay ou du moins les sensations de jeu qu’il nous apporte. S’il reste classique dans ses composantes et n’innove en rien, on enchaîne rapidement des séquences différentes, on ne s’embourbe jamais dans un niveau qui gagne en difficulté et qui nous rend las. J.Fares et son équipe ont préféré rendre le jeu accessible, dynamique, bien rythmé par des sessions qui varient rapidement. Mieux encore, les mécaniques sont très faciles à prendre en main. On ne subit jamais de frustrationTout est facile à faire, des déplacements aux simples actions. La durée d’un jeu renvoie souvent à notre nombre d’échecs. Ici le seul échec que l’on pourrait rencontrer se résume à notre incapacité à comprendre une énigme ou venir à bout d’un boss. Or avec deux cerveaux, on résout souvent les situations rapidement.

Et parfois les cerveaux se confrontent. Pour nous reposer la tête, on entame les mini-jeux. Si certains ne présentent pas un énorme intérêt et ne donnent pas envie d’être recommencés, d’autres se montrent plus que sympas. Ces mini-jeux mettent toujours les joueurs l’un contre l’autre. Le concept est sympa et met la bonne ambiance !

On en repart avec des sensations de jeu grisantes, l’impression d’en prendre plein la vue et d’avoir assisté à des moments agréables du fait d’un duo qui fonctionne du tonnerre. En plus d’être réussi dans le fond, presque tous les niveaux sont réussis dans la forme. Les environnements sont jolis et on appréciera prendre quelques photos en cours de jeu. Je ne vais pas détailler plus que cela, je n’aimerais pas vous gâcher le plaisir de la découverte car c’est vraiment cet aspect qui m’a fait apprécier le jeu à sa juste valeur. It Takes Two vous surprend à de nombreuses reprises et créé un moment de complicité entre les joueurs. Ce fut d’autant plus un plaisir de le découvrir en local, avec ma partenaire de jeu.

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It Takes Two représente, à mon humble avis, le meilleur jeu vidéo multijoueur local depuis quelques années maintenant. Malgré quelques séquences de plateforme que l’on pourrait trouver longues, il parvient à séduire de par des mécaniques accessibles mais procurant d’agréables sensations de jeu, une direction artistique de toute beauté et un game design inspiré et en accord avec les capacités de chaque personnage. On n’oubliera pas de sitôt ce duo qui fonctionne à merveille au point de créer une complicité plaisante entre les joueurs eux-mêmes.

Points forts

  • Un jeu en coop locale (et online) bien pensé.
  • Un duo qui fonctionne !
  • Des sessions de jeu rythmées et variées !
  • L'humour est au rendez-vous, Dr Hakim !
  • Des sensations de jeu grisantes
  • Des décors chatoyants

Points faibles

  • Des séquences de plateforme parfois longues (mais je chipote)
  • Certains mini-jeux moins inspirés que d'autres
9

Amazing

Toujours dans la magique potion du jeu vidéo !

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