TEST – Micro Machines World Series : nostalgie quand tu me tiens

Micro Machines World Series, l'annonce de son arrivée m'a immédiatement séduit. Il faut dire que le souvenir de mes heures passées sur Nintendo 64 sur le jeu de l'époque avait entretenu une certaine hype chez moi. Je le voyais comme le jeu multijoueur idéal entre amis, j'attendais donc son successeur avec impatience.

La nostalgie a ses limites que le joueur n’ignore pas.

Ma première session sur Micro Machines World Series, je l’ai vécue seul devant l’écran. Je lance une partie et je me retrouve, sans réellement le savoir, au milieu d’une partie en ligne. Je suis en pleine bataille de territoire et je me suis fait laminer plus qu’autre chose. En terme de sensation de jeu, je suis partagé. La conduite me rappelle bien le soft d’antan mais ma victimisation me laisse un goût amer. Et cela, je le constate pour chaque mode de jeu, un temps d’adaptation est nécessaire. Intégrer les mécaniques de jeu, assimiler les techniques de conduite, tout n’est pas si facile mais la prise en main est étonnamment rapide. Très vite, j’assimile les spécificités du gameplay et je parviens à tirer mon épingle du jeu.

S’il existe un mode de jeu que j’affectionne particulièrement dans ce Micro Machines World Series, ce sont bien les Courses. Des courses comme à l’époque où il fallait piloter le mieux possible pour rester sur la route et distancer les adversaires. Une fois sortis de l’écran, ces derniers sont éliminés… et c’est également le cas pour nous ! De même, lorsque nous sommes au coude à coude, le champ de vision commence à se resserrer, ce qui reste particulièrement excitant. Plus on remporte de manches, plus notre score augmente et le but sera d’atteindre la ligne d’arrivée le premier (dans un dessin qui surplombe l’écran). Avec ce schéma, nous pouvons constater qui est l’ennemi à abattre et cela rend les enjeux plus nerveux.

Quoiqu’il en soit, le fun est tout de suite au rendez-vous, surtout à plusieurs. J’ai très vite enchaîné une session de jeu à trois, les deux autres ne connaissaient pas amplement la franchise. Ils furent, à mon image, très vite séduits par le concept. Il faut dire que Micro Machines World Series a gardé tout le charme de la licence. Une fois que les tracés sont connus, que le pilotage des mini-véhicules est maîtrisé, les sessions peuvent devenir vraiment intenses, amusantes et s’enchaîner. Après, si vous n’êtes pas du genre à jouer en ligne ni à inviter des amis à la maison, ce n’est pas un jeu que je vous conseillerais. Certes, il existe des modes de jeu en local, contre l’I.A mais toute l’énergie autour du titre se transcende en multijoueur.

Micro-Machine-World-Series Micro Machines World SeriesC’est d’autant plus vrai que Codemasters n’a pas réellement enrichi son contenu. J’ai pu découvrir ainsi deux autres modes de jeu qui n’existaient pas dans la version N64, seulement deux… Le premier est un battle royal qui s’est vite avéré brouillon dans son déroulement. Dans une zone plutôt limitée, je devais faire face à quelques ennemis et les pièges disséminés ici et là. L’objectif était donc d’écrabouiller les autres dans un temps limité, de quoi réapparaître à de nombreuses reprises après avoir succombé. Je n’ai pas tant apprécié l’expérience de jeu et ces Combats ne garderont pas un souvenir impérissable dans mon esprit. L’intensité y est aussi mais le plaisir un peu moins, malgré les armes à disposition. La folie se mêle au bordel, un tout auquel je n’accroche pas.

Ensuite, je l’ai évoqué plus haut, mais le mode – auto-intitulé par ma personne – « Territoire » nous amène d’un checkpoint à un autre, chacun à capturer pour inscrire des points et sortir gagnant de notre passe d’arme. Mon appréciation se situe entre les deux autres modes de jeu. Je l’ai trouvé beaucoup mieux rythmé que le premier Combat, avec des armes et une conduite sur une map plus ou moins vaste et un aspect stratégique un minimum élaboré. Néanmoins, je garde toute mon affection pour les courses classiques que j’ai enchaînées en ligné à en devenir complètement addictif.

Il faut dire que le studio a parfaitement géré les temps de chargement qui sont très courts, la personnalisation des véhicules tout aussi complexe que simple (on en reparlera). Bon, cela manque parfois de folie en terme de conception et j’espère honnêtement que les mises à jour – gratuites de préférence – enrichiront son contenu. On enchaîne vraiment vite les parties et on monte aussi en grade assez rapidement. En ligne, ce sont 12 joueurs qui sont sur la ligne de départ, toujours. Lorsque seuls cinq joueurs « réels » sont présents, le jeu complète par des pilotes gérés par l’IA. Il faut ainsi espérer éviter les bugs de collision ou l’expérience peut s’avérer frustrante. Une fois qu’un joueur est premier et a creusé un écart de deux secondes, difficile de le rattraper. Les tracés ne sont pas réellement hard et c’est vraiment de ce côté qu’il aurait fallu plus d’animations.

micro machines world seriesMaintenant, ce que je vais clairement regretter, c’est le manque de contenu. Pas assez de circuits à mon goût, pas énormément de modes de jeu intégrés dans ce Micro Machines World Series. Dans le menu, trois directions possibles : l’onglet Événements qui ne sont que périodiques et vous vous retrouvez souvent avec deux choix possibles entre le jeu local et le jeu online. Après, trois types de match que l’on peut réglementer à sa façon. C’est bien trop insuffisant malgré l’amour que je porte à Micro Machines. De ce fait, je ne vous cacherai pas que ce n’est pas le genre de jeu auquel je vais me consacrer tous les jours. J’y retourne peut-être une fois par mois, parfois davantage lorsque mes proches souhaitent s’y lancer.

Au niveau de la réalisation, on a droit à du classique, à savoir que vous ferez la course sur une table de cuisine, une table de billard. Le plus difficile sera de longer les rebords sans tomber, entre confitures et farine, en prenant quelques raccourcis sur des biscottes et des cartes levées. Quelques broyeurs et scies pour vous faire exploser, des gros fossés qui découpent la route en deux, divers obstacles parmi d’autres qui animent la course. Cependant, une fois que les circuits sont assimilés, il n’est pas vraiment challenging. Le défi, ce sera de survivre aux assauts des autres joueurs et de créer un écart une fois premier. Lâcher des bombes, asséner des coups de marteau, tirer des flèches… même du côté des armes, cela manque de folie dans les Courses. Heureusement qu’il en existe davantage dans les Combats.

Pour moi, la recette Micro Machines World Series fonctionne mais il manque quelques ingrédients pour pimenter l’expérience de jeu et la rendre complètement addictive. Codemasters aurait été inspiré d’enrichir le contenu de son titre dans la plupart de ses secteurs. En solo, les sessions de jeu manquent de sel mais l’intérêt du soft se situe principalement dans le multijoueur, que ce soit local ou online. Idéal pour les joueurs occasionnels friands de sessions collectives.

Je reste plutôt partagé quant à mon expérience de jeu sur Micro Machines World Series. Autant je pourrais passer des heures à enchaîner les courses tant le plaisir est au rendez-vous, boosté par un zest de nostalgie. Néanmoins, je ne peux passer à côté du manque de contenu du soft. C’est presque du Drive & Retry à ce niveau. Trois modes de jeu, 10 petits circuits, 12 voitures dont les personnalisations n’ont que trop peu d’intérêt. Trop peu de créativité et Codemasters n’a pas voulu/pensé à donner un outil de création quelconque aux joueurs. Entre plaisir et frustration, la nostalgie a ses limites et dans Micro Machines World Series, elles sont visibles après quelques virages.

Points forts

  • Nostalgie ambiante
  • Prise en main facile
  • Du fun au rendez-vous
  • Idéal pour les sessions multi (local/online)

Points faibles

  • Quelques chutes de framerate à déplorer
  • Un contenu à enrichir considérablement (et vite !)
  • J'aurais aimé un outil de création
6.5

Fair

Toujours dans la magique potion du jeu vidéo !

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