TEST – MotoGP 18 dans la lignée de son prédécesseur

MotoGP 18 revient avec la ferme intention de proposer une nouvelle expérience aux joueurs et pourtant Milestone n'a apporté que trop peu de nouveautés. Tour de piste.

Développeur : Milestone
Genre : Courses / Moto
Date de sortie initiale : 7 juin 2018
Supports : PC, PS4, Xbox One et Switch plus tard
Version pour le test : PlayStation 4

 

Milestone revient offrir sa simulation de courses de moto annuelle avec MotoGP 18. Si le studio avait offert une expérience beaucoup plus enrichie en 2016 avec un titre autour de la légende Valentino Rossi, il est revenu à des mécaniques et un contenu plus classiques avec MotoGP 17. Ne faisons pas durer le suspense trop longtemps, le cru 2018 s’inscrit dans la lignée du dernier opus avec une dimension clairement portée vers l’eSport. Effectuons un grand tour de piste pour livrer nos impressions sur le jeu.

Le mode Carrière

Nous attendrons quelques courses avant d’intégrer une écurie Moto3 puisque l’on commence en bon débutant avec l’objectif de gagner la Red Bull Rookies Cup, comme l’année dernière. Puis, si vous vous montrez performant, votre agent reviendra avec des offres qui vous permettront d’intégrer la catégorie supérieure. A partir de là, on prend le même fonctionnement et on recommence, à savoir que vous changerez de destination chaque semaine. A vous de choisir si vous souhaitez réaliser un week-end complet, seulement les dernières qualifs pour décrocher la pôle ou partir pour une remuntada à chaque tracé, partir de la dernière place et arriver à la première. Sachez que si vous ne vous contentez pas d’une seule course chaque semaine, le processus sera assez long mais Milestone vous récompense en trophées (PS4) et succès (Steam et Xbox One). En effet, pour chaque victoire en Grand Prix, vous débloquerez cette petite récompense en plus des 25 points de la victoire.

A côté de l’enchaînement des courses, trop peu de choses à se mettre sous la dent. Les performances en courses permettent d’accumuler des points, ceux-ci représentant une monnaie d’échange pour l’amélioration de votre moto. Ainsi, vous développerez votre moto sur plusieurs secteurs et il vous faudra le faire progressivement, selon ce qu’il vous semble nécessaire. Le moteur, les freins, les suspensions, le cadre et l’aérodynamisme représentent les cinq secteurs à faire évoluer et ils ne sont pas anodins, on sent vraiment la moto prendre en puissance en course lorsque l’on fait prendre quelques niveaux au moteur, cela se ressent vraiment en matière de sensations.

Gameplay

L’essentiel est fait du côté de MotoGP 18 en ce qui concerne les sensations car elles sont bien là, on éprouve un bon feeling avec la moto. Les plus grands fans de la discipline et hardcore gamers pourront retirer toute aide au pilotage et activer l’usure des pneus, doser les doubles freins eux-même avec les réglages de la « Physique Pro ». En somme, vous pilotez la moto dans des conditions plus réalistes et les mécaniques seront incontestablement plus exigeantes, provoquant ainsi plusieurs chutes le temps que vous vous adaptiez au gameplay. Une fois bien maîtrisée, la Physique Pro procure des sensations de pilotage exceptionnelles.

Pour les joueurs plus novices et impatients de jouer le podium dès les premières courses, il existe des réglages qui facilitent la prise en main. Par exemple, vous pouvez laisser le double freinage automatique, la tête dans la bulle avec des conditions de course plus clémentes, c’est-à-dire sans pénalité de temps lorsque vous coupez le tracé, une moto intacte après une chute et des roues qui ne s’usent pas au fil des tours. Si les mécaniques de jeu deviennent moins réalistes, elles exigent tout de même une certaine technique et une concentration à toute épreuve. Il suffit d’une approximation dans le freinage ou un retard manuel dans la trajectoire pour que vos poursuivants en profitent pour doubler ou prendre leurs distances.

Les sensations de pilotage évoluent également selon la moto que vous choisissez. Le ressenti diffère complètement de la moto3 à une moto de la catégorie reine (motoGP), on sent le poids de la moto, qu’il faut être plus rugueux au freinage et que l’on a moins de marge de manœuvre en matière d’erreur. Milestone a su retranscrire à la manette la puissance d’une moto et c’est fort appréciable en matière d’immersion. Quelques efforts ont été réalisés d’ailleurs de côté là avec l’entrée de votre personnage dans la course, en discussion avec le staff, fêtant une victoire.

Gestion de l’IA

Par contre, certains défauts pointent le bout de leur nez. On s’interroge sur la gestion de l’IA qui nous prive de quelques bagarres. En effet, il est facile de manipuler le pilotage des concurrents dans certaines situations notamment lorsque vous sentez un adversaire à vos basques et sur le point de vous doubler. Il vous suffira alors de vous repositionner devant lui et le voilà qu’il se met à piler et perd de précieux mètres sur vous. Nous aurions davantage apprécié qu’il se décale sur le côté et tente l’attaque mais il n’en est rien, le seul moyen de vous faire passer demeure de sortir de la trajectoire et là il ne vous fera aucun cadeau en prenant votre mesure.

Enfin, la gestion des collisions est mieux gérée. Si on se demande comment on parvient à rester sur notre moto et que l’on pourrait reprocher un système trop permissif, on pourra se réjouir du fait qu’il est difficile de pourrir une course et d’enchaîner les chocs avec nos rivaux. Nos erreurs et nos chutes n’incombent pas énormément les autres pilotes puisque dans la moitié des cas, vous tomberez seul, dans l’autre, un ou deux pilotes vous accompagneront. D’ailleurs, on appréciera visualiser sur l’interface de la course la bagarre entre les autres pilotes avec des dépassements récurrents qui animent la course. Vous n’êtes plus seuls à provoquer des changements au classement.

A côté de cela, les joueurs les plus expérimentés pourront se jeter à corps perdu sur les compétitions en ligne. Les sessions sont fluides, 12 pilotes complétés par l’IA quand il le faut avec des réglages selon votre choix encore au niveau du pilotage mais vous devrez effectuer rapidement vos paramètres car tout est chronométré et pensé pour que cela aille vite. Choix du pilote, appel aux votes pour le circuit et la catégorie à lancer. Milestone souhaite ancrer MotoGP 18 dans une dimension eSport et y a consacré une section qui ouvrira bientôt ses portes.

MotoGP 18 s’inscrit dans la lignée de son prédécesseur avec un mode Carrière bien ficelé mais qui manque de nouveautés. Toujours dans l’enchaînement des courses avec pour seule activité annexe le développement de votre moto. A côté de cela, des efforts ont été réalisés pour soigner l’immersion, pour garder d’excellentes sensations dans le pilotage et pour s’épanouir dans le online avec une dimension eSport mais cela ne le prive pas de quelques défauts dans l’IA de vos adversaires. Un excellent cru 2018 qu’il est difficile de recommander au prix fort si vous aviez cédé pour le précédent opus.

 

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Évaluation de l'article

Points forts

  • Tous les pilotes, tous les circuits
  • De bonnes sensations de pilotage
  • Accessible à tous
  • Des efforts sur le Online
  • Quelques efforts sur l'immersion

Points faibles

  • Une IA qui a ses défauts
  • Pas de grande nouveauté
  • Absence de grande bagarres avec les autres pilotes (hors-ligne)
7.5

Good

Toujours dans la magique potion du jeu vidéo !
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