(testé à partir d’une version PlayStation 4 fournie par l’éditeur)
Avant même de débuter une explication autour du jeu, il faut savoir que Outcast Second Contact est une copie quasi-conforme du titre sorti en 1999. On peut penser qu’il s’agit de la suite du succès d’Infogrames, mais il n’en est rien. On se retrouve plutôt avec une copie de la version d’origine, le tout saupoudré à la sauce « mise à jour graphique ». Dès lors que le tableau est posé, nous pouvons nous lancer dans l’aventure. Les anciens retrouveront le jeu qui leur a fait aimer ou découvrir la science-fiction. Les petits nouveaux pourront, eux, poser les mains sur une pépite des années 2000. À cette époque, le titre avait été très bien noté, mais les ventes n’avaient pas été énormes par rapport à la qualité réelle du soft développé par le studio Appeal Software. Peut-il se refaire une santé 19 ans après ? Là est la question. N’ayant pas testé la version originelle, nous ne pourrons pas vous retranscrire les améliorations concrètes par rapport à la version de base. Cependant, la presse spécialisée s’accorde à dire que les points négatifs d’hier ont été corrigés aujourd’hui.


Un gameplay rétro, trop peut-être
Côté gameplay, on peut trouver Outcast Second Contact mou du genou. La faute à son côté rétro. L’action est très lente et les séquences de shoot sont vraiment un supplice par moment. Impossible de comparer ce titre à ce qu’il se fait actuellement, sans tirer sur l’ambulance. C’est un choix des développeurs que de rendre une copie identique niveau gameplay par rapport au jeu d’origine, mais une mise à niveau aurait été un véritable plus. Les joueurs ayant connu les années 2000 ne seront pas étonnés, cependant, les nouveaux joueurs habitués à un gameplay nerveux risquent de ne pas y trouver leur bonheur. Pour palier à ce manque de rythme, vous aurez le choix entre six armes qu’il vous sera possible de faire évoluer. Tout cela pour coller à la difficulté croissante de votre aventure.
Une mise à jour graphique
Outcast Second Contact subit dans cet épisode un véritable lifting technique. Bigben Interactive a clairement fait un choix fort et propose un jeu rétro identique à son aîné avec une refonte graphique complète. Il faut cependant être réaliste, Outcast souffre également de son côté old-school, surtout lorsque l’on tente une comparaison avec les open-world que l’on peut tester actuellement. Le manque de vie est cruel, l’impression de liberté n’est que superficielle. C’était une prouesse en 1999, mais plus à l’heure actuelle. Les amoureux du jeu originel auront sans nul doute le sourire et le plaisir de prendre la manette pour se refaire l’aventure complète. Mais pour les autres, la nouvelle génération, Outcast Second Contact risque de refroidir dès la cinématique de début. Mais les développeurs font un cadeau aux joueurs et il faut le prendre comme tel.
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Outcast Second Contact est une copie presque parfaite de l’opus sorti en 1999. L’ambiance de l’époque est toujours présente et la refonte graphique est complète. Ces éléments donneront certainement le sourire aux joueurs ayant déjà arpenté le monde d’Adelpha. Mais ce qui découle de ce remake réside dans le gap technique entre les jeux d’hier et ceux d’aujourd’hui. Que ce soit uniquement graphique ou dans la narration, la différence est abyssale. Les amateurs de jeux rétro retrouveront le sel des jeux d’antan, mais pour les autres, cet Outcast Second Contact risque de les refroidir. Qu’on se le dise, il s’agit d’un très bon jeu. Mais ce dernier est clairement un ovni dans la masse de titres disponibles. Les jeunes trouveront le titre dépassé s’ils ne comprennent pas que cette version est simplement une refonte d’un ancien jeu. Partez du principe qu’il s’agit d’un des premiers mondes ouverts que les joueurs ont pu arpenter, et vous comprendrez toute l’étendue de l’avancement technique entre les années 2000 et aujourd’hui. Si vous êtes un baroudeur du JV, foncez. Si la technique est très importante pour vous, vous n’y trouverez pas votre plaisir.





