TEST – Princesse Peach Showtime

On se demandait où était passée Princesse Peach, la voilà de retour sur Nintendo Switch et c’est… Showtime !

princesse peach

Notre test a été réalisé à partir d’une version Nintendo Switch transmise par Nintendo. La page officielle du jeu se situe à cette adresse.

Pour l’occasion, c’est une interview-test qui est en ligne sur Try aGame ! Et ne vous fiez pas aux apparences, votre rédacteur-testeur rédige les questions et les réponses.

Hey Yo ! On se retrouve pour le test de Princesse Peach : Showtime ! J’ai envie de dire qu’on va presque la découvrir, non ?

Tu connais la chanson ? En dehors des jeux Mario, on parle de jeux que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître… ou presque. Super Princess Peach était publié il y a 18 ans sur Nintendo DS ! Il a fallu 18 ans pour que Nintendo sorte un nouveau Peach et soyons honnêtes, c’est peut-être lié à la popularité grandissante de la Princesse suite au film Super Mario Bros.

Mais, le jeu n’avait pas fonctionné à l’époque ?

Au contraire ! Super Princess Peach n’a pas été synonyme de flop. Le jeu a même dépassé le million de ventes.

Pourquoi Nintendo a autant attendu alors ?

Pas de déclaration officielle donc on ne peut que supposer. On peut mettre en avant le fait que les héroïnes de jeux vidéo sont nettement minoritaires dans l’industrie, encore plus à l’époque. Women In Games le constate d’ailleurs bien assez souvent. Ensuite, c’est aussi possible qu’ils préfèrent mettre du budget sur des jeux avec Mario. En général, ils se vendent mieux. Quitte à faire incarner Peach dans ces jeux-là dans un second rôle.

Cette fois, aucune excuse alors ! Finis les seconds rôles, Princesse Peach a le premier rôle ! Tu peux nous expliquer d’ailleurs son rôle ?

Princesse Peach doit sauver le Théâtre de l’Étincelle et combattre les vilains et la créature masquée qui les dirige !

Le grand public connaît principalement la Peach à sauver des griffes de Bowser ou d’autres vilains. Comment elle se débrouille pour venir à bout des « méchants » ?

C’est sûr que ça nécessitait une idée originale des créateurs du jeu et ils l’ont eu. Pour rester dans le thème du théâtre qu’elle doit sauver, elle enfile plusieurs costumes qui lui confèrent des capacités spéciales. Selon les différentes scènes et actes de cette pièce de théâtre dans laquelle elle incarne le premier rôle, elle joue plusieurs personnages qui permettent de découvrir tous les niveaux du jeu.

Tu peux nous donner des exemples de ces personnages qu’elle incarne ?

De mon côté, je préconise de garder le plaisir de la découverte, donc je conseillerai à tous ceux qui n’ont pas vu les trailers et annonces de Nintendo de passer à la question suivante, enfin si jamais ils comptent acheter le jeu. Je vous autorise même à ne pas regarder les images qui illustrent ce test. Maintenant que vous êtes averti, passons à ces spoilers en guise d’exemple.

Nous retrouvons la Peach enquêtrice, la Peach pâtissière que vous avez pu retrouver dans la démo disponible sur le store, la Peach western et d’autres, ce qui en fait un total de 10. On ne les joue pas qu’une fois, et le niveau de difficulté va légèrement grimper lorsque l’on va les retrouver dans un costume que l’on avait déjà enfilé auparavant.

Mais ces personnages changent fondamentalement le gameplay ? Parce que si c’est pour alterner les skins sans varier les mécaniques, l’intérêt est moindre.

Je suis d’accord. Et heureusement, tout change. Le rythme, le game design, la capacité. Chaque costume est unique et la façon d’aborder un niveau également. C’est d’ailleurs ce qui rend la découverte des différents chapitres agréable. On se plaît à enfiler ces costumes et à savoir comment les créateurs ont abordé chaque séquence.

Donc, aucun niveau ne se ressemble non plus ?

Exactement. Lorsque l’on joue la Peach Ninja par exemple, un de mes rôles préférés, les mécaniques vont favoriser la discrétion et cela comprend les déplacements et le rapport de forces avec les ennemis. On ne va pas les affronter de manière frontale, on se situe plus dans l’infiltration. Et ce sera plus subtile comme mécanique que la Peach Kung-Fu par exemple. L’approche se montre d’une grande simplicité pour le joueur mais on sent le travail derrière pour nous surprendre. Cette variété dans le gameplay est donc vraiment attrayante. Elle valorise aussi le plaisir de la découverte.

Justement, en général, il y a un revers de la médaille à cette variété. L’intérêt n’est pas le même selon les costumes, les sensations de jeu non plus…

Je ne te cache pas que certains niveaux m’ont paru plus sympathiques que d’autres. La découverte de la Peach Ninja m’a maintenu captivé tout le long. A contrario, je me suis ennuyé fermement sur la première enquête de la Peach détective…

Comment t’expliques ça ?

Quand tu crées plusieurs rôles, que tu dois penser les transformations de Peach… Tu dois penser aussi au public que tu touches. Je pense que Nintendo a souhaité cocher toutes les cases du jeu familial.

Il se destine pas aux gamers les plus aguerris ?

Honnêtement, j’ai apprécié Princesse Peach : Showtime, mais je ne me vois pas enquiller trois heures de jeu dessus. Par contre, y revenir régulièrement avec ma fille et d’autres enfants, ça, pas de problème.

C’est un peu une marque de fabrique chez Nintendo ? On vise les plus jeunes et on tente d’accrocher les plus « vieux »…

Oui et ça marche généralement très bien avec les jeux Mario. Collecter 800 lunes à Mario, ça reste un plaisir d’exploration et de réflexion dans le post-game. Ce sera peut-être pareil avec Peach et tous ces collectibles qui intègrent le scoring de fin de partie. Mais je préfère m’y lancer à petite dose, comme ce fut le cas avec les jeux Toad, Yoshi et cie. Ils ont tous le mérite de repenser la façon de jouer, d’apporter du frais, mais on sent aussi le produit familial. Et cela permet d’apprécier aussi les jeux que de ne pas avoir à les rusher.

Oui mais ça peut aussi en montrer ses limites.

Oui, on peut le dire. Certainement pour Princesse Peach : Showtime du moins. Le principal regret de cette aventure, c’est le manque de challenge. Clairement on va rouler sur le jeu car il ne présente pas de réelle difficulté, du moins dans son aventure principale.

Parce qu’on retrouve du contenu annexe ?

Oui. En dehors de la collecte optionnelle de toutes ces étincelles, on va retrouver des défis plus relevés avec les costumes. Par exemple, on nous demande un moment d’incarner l’épéiste et de vaincre un nombre d’ennemis indiqué dans un temps précis. Pas si facile mais les autres défis gagnent un peu en difficulté, sans paraître trop hard non plus. On évite tout de même d’engager trop de frustration. Mais le contenu est là pour les challengers, et ceux-là, nul doute que les enfants appelleront les adultes pour les aider.

En dehors de cela, j’aimerais revenir vers toi sur cet aspect théâtral que tu mettais en avant.

On découvre une Princesse Peach comédienne qui parvient à jouer son premier rôle avec brio. Certes, le scénario n’est pas digne d’un Molière mais il permet de mettre en avant toutes les capacités de l’héroïne.

Et on retrouve cet aspect dans la direction artistique du titre ?

Exactement. Et c’est ce qui rend le jeu d’autant plus agréable à découvrir. J’ai souvent eu l’impression d’assister à une représentation d’une pièce de théâtre. En plus de Peach et de ses différents rôles, on retrouve tous les codes du théâtre. On peut évoquer les décors mouvants, les levers de rideaux avec des petites célébrations à chaque fin de séquence, des jeux de lumières dignes d’une pièce de théâtre classique et une aventure en plusieurs actes.

Puis l’acting des PNJ, la façon de créer ces environnements, comme si les assistants techniques avaient apporté des buissons créés de leurs propres mains et qu’ils les avaient placés eux-même avant le début de la représentation ou pendant l’entre-acte. Et pendant ce temps, Peach qui donne de la vie à ces décors avec Stella. Cet effet a de quoi captiver les enfants et transporter les plus grands pendant les sessions de jeu.

Du coup, on en retient quoi de cette pièce de théâtre ?

Princesse Peach Showtime propose une aventure unique et agréable à découvrir. Il se crée une véritable curiosité à l’idée de connaître tous les rôles que va endosser l’héroïne. En plus, cela s’accompagne de différentes conceptions dans le game design, c’est d’autant plus plaisant. Le principal regret lévite autour de son manque de difficulté, nous empêchant de nous y consacrer durant de longues sessions de jeu et probablement de vouloir refaire le jeu une nouvelle fois. Il est ainsi facile à deviner qu’il se destine principalement à un public jeune et qu’il représente un titre à parcourir en famille. Il demeure une totale réussite sur les plans artistiques et visuels et donne enfin l’occasion à Princesse Peach de briller.

Points forts

  • Peach sous toutes ses coutures
  • Un game design globalement inspiré
  • Un côté théâtral plaisant

Points faibles

  • Pas vraiment de challenge au rendez-vous
7

Good

Toujours dans la magique potion du jeu vidéo !

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