TEST – Pro Cycling Manager 18 – un premier Tour de France

Notre Tour de France des titres annuels de Cyanide démarre avec Pro Cycling Manager 18.

Développeur / Editeur : Cyanide Studios / Focus Home Interactive
Genre : Gestion / Cyclisme
Date de sortie initiale : 29 juin 2018
Supports : PC

Les studios français de Cyanide s’associent une dernière fois avec Focus Home Interactive pour proposer Pro Cycling Manager 18 et Tour de France 2018. Si ce dernier atterrira uniquement sur les consoles Xbox One et PS4, celui qui nous intéresse plus particulièrement demeure PCM18 exclusivité PC. Comme tous les ans, l’enjeu sera de gérer des saisons entières de cyclisme dans la peau d’un manager d’une équipe entière ou d’un seul coureur. Nous avons fait le tour du soft, l’occasion de partager notre expérience de jeu et nos impressions qui vont avec.

Le mode Pro Cyclist

Nous pourrions étaler toutes les mécaniques de gestion de Pro Cyclist Manager 18 mais cela nous prendrait bien du temps et nous répéterions ce que nous disons chaque année sur la licence. Concentrons-nous sur les nouveautés annoncées, sur ce qu’il en est vraiment, sur l’immersion ressentie et sur les mécaniques de gestion du mode Pro Cyclist dans les grandes lignes. Dans le mode Pro Cyclist, vous gérez un seul coureur, celui que vous aurez créé et on aura le mince regret que l’outil de création soit bien trop limité. A côté de cela, on appréciera de pouvoir choisir entre deux spécialisations, évidemment le choix de grimpeur sera récurrent chez beaucoup mais le second choix aura ses conséquences sur l’évolution des capacités de votre coureur. Vous commencez donc une carrière, choisissez votre première équipe et vos performances permettront de vous faire mieux voir du point de vue de votre manager qui transmet quelques objectifs pour chaque course. Si tout se passe bien, votre rôle évoluera et d’autres équipes vous convoiteront.

Sur le papier, tout cela se déroule comme prévu. Une première bonne année en Continental et voici que mon agent revient en septembre avec des offres de la Française des Jeux, d’AG2R La Mondiale et de la BMC. Pour faire original, voici que mon coureur français est transféré chez la BMC. Les objectifs évoluent et j’ai accès à plus de courses, des tracés plus relevés à mon plus grand bonheur, mes rêves de victoire sur le Tour pourraient enfin se réaliser.

En matière de simulation, j’aperçois quelques soucis. Si les objectifs avant la course rapportent de l’expérience (mener le train du peloton durant 30km, s’échapper 120km, être dans le top 30), le système des consignes durant la course est dépourvu de sens. Quelques instants après qu’une échappée se soit formée, votre leader demande de la rattraper et vous vous verrez ainsi harceler de messages de sa part pour que vous y alliez. A quoi bon en début de course ? Surtout quand elle n’est pas dangereuse pour le classement. Néanmoins, là où c’est le plus dérangeant et peut-être le moins réaliste, ce sont les conséquences de vos actions concernant ces consignes. Ainsi, que vous écoutiez ou pas les requêtes de votre leader, cela n’influe en rien sur votre entente dans le collectif. Vous pouvez les suivre, ce ne sera pas gratifiant, vous êtes en mesure de les ignorer, cela n’aura aucune incidence. Seuls vos objectifs initiaux de course comptent dans votre progression.

Cyanide a annoncé quelques changements au niveau de l’IA et ils n’ont pas menti en ce qui concerne le peloton. Comme c’est le cas aujourd’hui dans des courses réelles, le peloton est plus agressif, il revient plus rapidement sur les échappées, il est peu probable qu’un écart de 10 minutes se forme et vous devrez gérer parfaitement votre barque si vous souhaitez glaner une victoire suite à une échappée. Si le studio affirme qu’un groupe de 20 coureurs pourra être devant, il m’est arrivé que 6 coureurs fassent partie de l’échappée… dont 4 de la même équipe, une sensation plutôt étrange je vous l’avoue.

Le mode Pro Team

Le mode de jeu le plus classique de Pro Cycling Manager 18 car on prend une nouvelle fois les commandes d’une équipe afin d’en faire la team la plus prestigieuse du circuit. Les grands axes demeurent similaires depuis des années à savoir, gestion du calendrier et de la forme de chaque coureur selon les objectifs établis en début d’année, gestion de l’effectif avec les ambitions de chacun, gestion des finances, recrutement et observation de jeunes espoirs, stage de remises en forme ou de reconnaissance de parcours. Il existe encore cet aspect gestion avec une interface qui est quasi la même depuis des années et cet aspect simulation en pleine course durant lequel la mission principale restera de bien figurer.

Une fois ce tour d’honneur réalisé, quelles sont alors les nouveautés ? On le sait que Cyanide est dans le collimateur de nombreux acharnés du cyclisme car ces derniers ont l’impression que rien ne change et que l’on assiste simplement à une mise à jour des effectifs, le problème de tous les jeux de sport en somme. Le studio a mis en avant le nouveau parcours des Tours et donc nouvelles ascensions mais soyons honnêtes, cela ne représente pas en soi une nouveauté mais juste une évolution dans le parcours. Certaines étapes et cols disparaissent, d’autres font leur entrée. Quelques ajustement ont été réalisés pour le sponsoring avec une négociation moins tardive avec les partenaires financiers, de quoi mieux anticiper son budget pour l’année. Très léger comme mesure si vous voulez mon avis.

Un grand chantier était à entreprendre au niveau de l’IA et Cyanide nous a fait quelques promesses. Comme pour le mode Carrière, elle se démarquera par un caractère beaucoup plus agressif qu’auparavant, moins passive ni permissive. Les leaders gèrent parfaitement leur team pour arriver dans les premiers au bout et une erreur de votre part au niveau de l’effort et vous pourriez perdre gros. En somme, une IA qui évolue un petit peu mais qui ne bouleverse pas les mécaniques de Pro Cycling Manager 18.

Là où nous sommes curieux de voir toutes les conséquences d’une fonctionnalité, c’est autour de la fenêtre des transferts et de la loyauté des coureurs. Effectivement, certains athlètes auront tendance à aller voir ailleurs car ils ne sont pas très attachés à l’idée de rester dans la même équipe plus de deux ans, ce qui peut faire évoluer la composition de chaque enseigne et modifier les vainqueurs année après année. D’autres se montreront plus loyaux. De même, le manque de budget ou de performances peut altérer votre attractivité mais les habitués sauront gérer une saison. On reste malgré tout avec cette impression de revivre la même expérience de jeu que les années précédentes, avec quelques améliorations mais rien de fulgurant. C’est appuyé par le fait que l’on a devant nous toujours la même interface de jeu, que ce soit au niveau de la simulation ou de la gestion. Certes, on y voit un peu plus clair grâce à l’ajout d’onglets et les tutoriels qui les présentent plutôt bien mais n’attendez plus de révolution.

En attendant qu’une communauté se forme autour de Pro Cycling Manager 18 qui, on le rappelle, ne célèbre sa sortie qu’aujourd’hui, nous laisserons nos considérations autour des modes de jeu multijoueur pour plus tard. Cyanide se retrouve avec une problématique chère à tous les titres de gestion annuels. La communauté attend des changements, une raison réelle de passer à la caisse une année de plus mais pourquoi prendre le risque de bouleverser une expérience de jeu au risque de mettre à mal des mécaniques bien rodées ? Sachant que la communauté est très active et apporte les vrais noms, les vrais effectifs et toujours plus de contenu par le biais du Steam Workshop, les joueurs ne devraient-ils pas changer leur façon d’appréhender la licence ? Ne devraient-ils pas simplement acheter tous les deux ou trois ans un épisode de la série PCM ? Après, Pro Cycling Manager 18 présente bien des améliorations mais il est assez pauvre en nouveautés, ce qui rend légitime certains reproches.

Difficile de jauger ce Pro Cycling Manager 18 qui ne se démarque pas énormément de son prédécesseur. Des mécaniques de gestion efficaces et un concept addictif pour tous les fans de la discipline. Avec toutes les fonctionnalités qu’il propose, il demeure le meilleur jeu de gestion sur le marché pour les amoureux du cyclisme. On rechignera sur la présence de bugs et sur une expérience de jeu similaire mais l’enchaînement des saisons et la gestion d’une équipe ou d’un cycliste nous procurent des sensations agréables. Néanmoins, si vous avez poncé PCM17, il n’existe pas de grande évolution pour vous convaincre de passer à nouveau à la caisse, encore moins au vu du tarif affiché (39,99€).

Points forts

  • Un tutoriel complet pour les novices
  • Un concept addictif
  • Un jeu de gestion complet
  • L'apport de la communauté via le Steam Workshop

Points faibles

  • Quasi-similaire à PCM17
  • Tarif à 40 balles élevé pour les habitués
  • Encore des bugs
7.5

Good

Toujours dans la magique potion du jeu vidéo !

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