Support : PC, PS5, Xbox Series X/S
Genre : Simulation de conduite de motos
Ride 6 poursuit sa route sur les dernières consoles de jeu et sur PC via Steam et Epic Games Store. Le studio Milestone est le maître en la matière. Retransmettre les sensations grisantes de machines à 2 roues, c’est un peu leur dada… Les licences Moto GP et Monster Energy Supercross, ils en sont les développeurs, mais n’ont pas les pleines responsabilités du projet. Avec Ride, il s’agit d’une autre paire de gants puisque la licence leur appartient entièrement. Le premier Ride est sorti il y a plus de 10 ans et il a fallu du temps et de l’expérience pour que la licence fasse l’unanimité. Et avouons-le, aujourd’hui, si vous êtes un inconditionnel de la moto et que vous souhaitez retrouver du plaisir à 2 roues en jeu vidéo, c’est du côté de Ride 6 qu’il faut se diriger…
À un rythme effréné
La plus grande qualité de ce Ride 6 réside dans cette faculté à ne nous faire sentir aucune monotonie. On ne se lasse pas d’enchaîner les longues sessions de jeu. Cela s’explique par différentes raisons. Le mode Carrière baptisé « RIDE Fest » n’est pas qu’une suite d’épreuves imposée par le studio. Au contraire, on dispose d’un immense choix de courses, et ce dès le début de ce festival. On choisit ainsi de participer à des événements ou d’autres, tout en nous laissant le choix de passer d’une course à une autre de différents événements à notre guise.
Je peux ainsi participer à un long duel contre Ian Hutchinson sur le circuit d’Ulster, enchaîner sur une course Superbike, partir sur du motocross en contre-la-montre et finir une course rapide au Mugello. Ce qui est d’autant plus grisant, c’est que l’on peut changer rapidement de motos, de conditions météo, de rythme, d’adversité et d’expérience de jeu. Milestone peut se le permettre, car le contenu proposé semble gargantuesque. On passe idéalement des Etats-Unis au Japon avec un détour vers l’Europe avec des paysages qui ne se ressemblent guère, et c’est fraîchement dépaysant.
Sont annoncés d’emblée, extensions comprises, 45 circuits (réels et fictifs), 340 motos, 21 constructeurs, et des courses qui sortent des tracés habituels avec les catégories Maxi Enduro, Bagger et des circuits tout-terrain. On sent que les développeurs se font plaisir et partagent avec la communauté leur passion pour la moto en tous genres. En plus, la reproduction de ces 340 motos a bénéficié du passage à l’Unreal Engine 5, et quand on voit à quel point le studio met l’accent sur l’aspect visuel des machines, on se doute qu’ils sont fiers du résultat. Ils peuvent l’être, car en course, on en prend plein les mirettes, entre les décors proposés et l’aspect plus technique bien mieux maîtrisé qu’auparavant.
De ce fait, quand on se lance dans le RIDE Fest, on décide sur quel circuit se diriger et du challenge à relever. Le studio a adopté une progression horizontale, mais avec différents onglets, chacun réservant aux joueurs divers défis. Des contre-la-montre et des courses rapides (1 à 3 tours max) pour commencer, puis des tournois et des marathons de 20 minutes qui intensifient le rythme et l’exigence de la conduite. Plus on progresse dans le jeu, plus on débloque des défis différents, avec en prime, des duels contre des légendes de la moto. On a parlé de Ian Hutchinson mais on arpentera les courses avec (ou plutôt contre) Casey Stoner, Guy Martin et Nicolo Cannepa entre autres…
Enfin, dans ce RIDE Fest de Ride 6, plus on enchaîne de courses et de victoires, plus on gagne des points d’expérience de pilotes, mais aussi des économies pour acheter des motos et des équipements. Mais on bénéficie aussi d’une jauge d’affinité avec les différents constructeurs, qui s’élève au maximum jusqu’au niveau 5 en général. De quoi jauger et récompenser vos préférences ou votre amour pour un constructeur.
Du challenge au rendez-vous
Le jeu nous met rapidement au-devant d’un choix important : opter pour le mode Pro ou le mode Arcade. L’un offrira des options de personnalisation et de réglages approfondies, l’autre vous aidera à vous lancer en course plus rapidement. En réalité, en ayant opté pour le mode Pro, ces réglages sont optionnels et vous pouvez opter pour une conduite Pro sans toucher à votre moto avant chaque course, bien que les spécialistes y trouveront leurs comptes et y capteront une véritable plus-value. En plus, pour les plus novices d’entre nous, Milestone met à disposition un long tutoriel à travers la Riding School, un parcours d’entraînement conçu pour perfectionner votre maîtrise de la moto.
Ne vous inquiétez pas du moindre faux pas, le jeu met à disposition des joueurs le REWIND pour gommer vos imperfections dans la conduite sans que cela garantisse la victoire. Pour ceux qui ne sont pas habitués, faire appel au Rewind vous permettra de revenir quelques secondes en arrière afin d’ajuste votre trajectoire et piloter avec plus de justesse. Cela permet de réduire le taux de frustration suite à une fausse manipulation ou une saute de concentration, ce qui arrive à tout le monde. Les plus experts s’en priveront peut-être, les autres pourront s’y raccrocher.
Il faut dire que le jeu parvient à offrir une expérience de jeu exigeante et différente selon les courses. Lorsque l’on parcourt le circuit d’Ulster, on réalise que les routes ne sont pas larges, mais que la course se montre hyper rapide. On regrettera ainsi qu’on ne dispose pas de tour de qualifications pour apprendre les différents virages et faire preuve d’une certaine reconnaissance. Soit, la course fera office de repérage et on pourra recommencer à outrance, avant ou au terme de la course.
Ride 6 s’avère également une simulation de conduite exigeante. Contrairement à d’autres titres de courses de moto (y compris ceux de Milestone), il ne s’agit pas seulement d’une histoire de frein et d’accélération. Le titre se montre punitif quant aux retards de freins, aux accélérations prématurées, mais aussi aux mauvaises trajectoires et au manque de décélération dans certains cas. Cela promet une chute ou une sortie de virage, ou la perte de précieuses secondes. Autant dire que cela peut condamner votre victoire sur des chronos qui se montrent souvent rapides en vitesse moyenne, ou de simples courses.
On soulignera que Ride 6 offre aussi un mode multijoueur en ligne, mais promet aussi des courses en local en split-screen dans les semaines à venir, et on remerciera toujours les studios qui continuent dans cette voie tant elle est de moins en moins empruntée. Dans le futur, Milestone a aussi annoncé un éditeur de courses et d’événements que l’on a hâte d’expérimenter.
Ride 6 se place d’ores et déjà comme la meilleure expérience de conduite à 2 roues offerte depuis des années. Quel plaisir d’arpenter tous ces circuits sur différentes motos, offrant des sensations de conduite changeantes, mais toujours grisantes. Le passage à l’Unreal Engine 5 rend l’expérience d’autant plus crédible et immersive, avec un soin particulier pour chacune des motos. Et on ne peut que se satisfaire du mode RIDE Fest qui permet des sessions de jeu loin d’être répétitives grâce au choix permanent de courses qu’on nous offre. Ride 6 se positionne bien comme la référence des jeux de moto et on ne peut que féliciter Milestone pour le travail accompli.
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