TEST – RPG Maker FES : Créez le RPG de vos rêves

Vous donnant la possibilité de créer les jeux dont vous avez toujours rêvé, RPG Maker FES sort enfin sur 3DS, vous permettant de dévoiler vos talents au monde entier.

RPG-Maker-FESRPG Maker, une série qui a dépassée la vingtaine

RPG Maker FES est donc le dernier épisode d’une franchise née en 1997 sur PC, avec RPG Maker 95. L’objectif était alors de donner aux joueurs fans de RPG tous les outils pour leur permettre de créer les jeux qu’ils imaginaient, avec des contrôles simples et intuitifs. Il y aura ainsi des suites, d’autres versions de ce logiciel, qui sortiront, avec de plus en plus d’outils et de plus en plus de possibilités pour les joueurs, notamment avec le dernier soft en date, RPG Maker MV, qui prend en compte le langage informatique Ruby, mais permet aussi de créer des jeux qui seront disponibles sur Mobile.

Cependant, si la série est principalement connue pour sortir sur PC, il existe d’autres versions sur console, laissant la possibilité aux joueurs consoles de créer eux aussi leurs jeux, que ce soit sur PlayStation 1 et 2 ou encore sur Game Boy Advance. Mais à l’époque, partager ses créations semblait compliqué, étant donné que ces consoles ne bénéficiaient pas d’un accès internet ou alors cette technologie était encore expérimentale. Il faudra donc attendre 2017 et RPG Maker FES sur 3DS pour enfin avoir un épisode qui nous permette de développer nos jeux sur la console de Nintendo, mais qui nous permette aussi de partager nos créations pour montrer au monde entier l’étendue de nos capacités.

Développé et édité par NIS America, déjà derrière des séries comme Disgaea ou Danganronpa, le titre nous permet donc de prendre le contrôle d’outils simples d’utilisation pour créer notre jeu. Nous avons la possibilité de créer un jeu du début à la fin et de prendre la casquette du Game Designer et du Level Designer à tour de rôle pour livrer notre œuvre et la soumettre au jugement des autres utilisateurs. Alors ce RPG Maker FES fait-il le poids face à la version PC ? Est-il vraiment facile à prendre en main ? Réponse dans ce test.

Un outil plus qu’un jeu

D’entrée de jeu, nous nous retrouvons face à une suite de menu, qui nous invite à créer les cartes et les niveaux du jeu, créer les évènements qui viendront rythmer l’aventure ou encore gérer la base de données. Si une personne ayant déjà utilisé le logiciel saura s’y retrouver, une personne débutante risquera de ne pas savoir où aller et aura du mal à savoir par où commencer. Le plus important reste quand même la base de données à gérer, car celle-ci est l’épicentre de notre projet. C’est ici que l’on retrouve nos héros, mais aussi les classes, les objets, les armes et armures ou encore les monstres. Avant de se lancer dans la création du jeu à proprement parler, mieux vaut commencer par paramétrer tout cela car sinon on risque de faire des aller-retours incessant entre les différents menus du jeu, ce qui est peu ergonomique et risque d’en lasser plus d’un. Ainsi, la base de données vous demandera de créer de toute pièces vos héros, vos monstres, vos armes, vos armures et vos objets, en choisissant le skin, la description, les effets, les noms et les statistiques. Si le travail peut sembler fastidieux, il est pourtant primordial pour votre projet, celui-ci ayant absolument besoin de ces éléments-clés pour fonctionner, mais il faut aussi noter que le jeu intègre des modèles préconçus, vous permettant de gagner du temps lors de cette étapes ou si l’inspiration vient à manquer. De plus, la base de donnée vous permettra de paramétrer votre écran titre au gré de vos envies, avec votre titre, ainsi qu’une musique et un fond que vous pouvez choisir, histoire de donner une idée du type de projet que vous développez d’entrée de jeu.

Une fois la base de données bien remplie, vous devez vous occuper du Level Design, qui vous demandera de découvrir les joies du Mapping. Cela consiste simplement en la création de divers cartes, sur lesquelles les joueurs sont amenés à déambuler et donc à rencontrer des PNJ, rencontrer des monstres, accomplir des quêtes ou encore affronter de terribles Boss. Là encore, il faut prendre son temps et tout paramétrer pour éviter de se retrouver à passer d’un menu à un autre, afin de gagner du temps. Le mapping est encore une fois un travail long, qui vous demandera beaucoup de rigueur et d’attention, car il suffit d’un élément mal placé pour que la magie de votre jeu vole en éclat. Si cette activité peut sembler simple de prime abord, avec un pinceau pour appliquer un élément comme un mur ou une montagne, il est en réalité beaucoup plus complexe et vous demandera d’intégrer des notions de Level Design standard comme la Réflexion Initiale et l’Ébauche, qui vont vous permettre de donner du sens à vos jeux et d’éviter les situations classiques du joueur complètement perdu qui ne sait pas dans quelle direction aller. Encore une fois, des modèles sont mis à la disposition des joueurs qui auraient du mal avec cette étape, mais les cartes sont assez limité et pour avoir une totale liberté sur la création de notre jeu, il faudra assimiler ces règles tôt ou tard.

Enfin, une fois ces deux étapes réalisées, il faudra se charger de programmer les évènements sur les différentes cartes du jeu. Les évènements permettent de créer des PNJ qui vont parler aux joueurs lorsque ceux-ci interagiront avec, mais permet aussi de prendre en compte la téléportation entre les différentes cartes du jeu, ou encore de créer des évènements qui viendront faire avancer l’histoire. Si les deux premières étapes étaient surtout longues, celle-ci est longue et compliquée. Pour les débutants, le concept d’évènement est certainement la notion la plus difficile à appréhender. C’est pourtant l’un des éléments essentiels, puisque c’est cela qui va permettre de donner du rythme au jeu et de faire la différence avec les autres jeux. C’est avec les évènements que l’utilisateur pourra écrire son histoire, mais aussi faire bouger les personnages pour la mise en scène ou encore déclencher des combats contre les boss. Cependant, il faut noter que les évènements sont rangés dans des catégories et que celles-ci concentrent les évènements plus complexes entre eux et les évènements plus simples d’utilisation entre eux. Il est aussi à noter que des évènements rapides sont déjà paramétrés, comme la possibilité de sauvegarder ou encore la téléportation entre les différentes cartes, permettant de faciliter le travail des utilisateurs de RPG Maker FES.

Les plus perfectionnistes y trouveront leur compte

Ainsi, RPG Maker FES dispose de tous les éléments de la version PC pour réussir à créer son jeu de rêve, mis à part un éditeur de script, mais cela aurait surtout compliqué le jeu pour peu de résultat. Une autre contrainte à gérer est le poids du jeu : plus on met d’éléments, plus le jeu devient lourd, ce qui parait logique, mais il faut garder à l’esprit que le jeu ne peut pas dépasser une certaine taille et que certains éléments, comme les cartes, sont limitées à 99, alors que la version PC n’a pas de limite. Cette contrainte, propre à la version 3DS, risque de pousser certains Game Designer en herbe à revoir leurs ambitions à la baisse, mais cela peut aussi pousser certains à faire des choix parmi des éléments moins important et à abandonner l’idée de certaines quêtes annexes. Cependant, la taille maximale laissée par le jeu est tout de même suffisante pour développer un jeu avant de le mettre à la disposition de la communauté pour que les joueurs puissent juger du titre. Il est aussi important de noter que si RPG Maker vous invite à créer des RPG, il reste tout à fait possible de réaliser d’autre type de jeu, comme un jeu d’horreur, un jeu d’enquête, la seule limite étant l’imagination des joueurs (et les limitations de la console).

Concernant le jeu, on retrouve certaines figures propres aux RPG, comme le concept de World Map, où l’on voit notre personnage se déplacer sur une carte gigantesque, sur laquelle se trouve plusieurs villages ou donjons. Les combats se font en vue subjective, comme dans un Dragon Quest est on voit les portraits de nos personnages sur le côté et les monstres en face de nous. Les discussions se font avec des boîtes de dialogues, intégrant le portrait des personnages en plus du texte. Il y a aussi la présence d’un menu comme dans tout RPG, déjà paramétré, facilitant son utilisation. On est donc face à un J-RPG classique, avec des combats au tour par tour, un monde à explorer et une histoire à découvrir, mais encore une fois, les plus doués pourront détourner ces codes pour livrer une nouvelle expérience de jeu.

Une fois notre soft prêt, nous pouvons donc le soumettre au jugement impitoyable de la communauté. Celui-ci est accessible gratuitement pour tous les possesseurs de RPG Maker FES, mais aussi pour tous les joueurs ayant téléchargé une application gratuite disponible sur l’ESphop, permettant aux joueurs n’ayant pas acheté le jeu de profiter des titres mis à disposition, le jeu peut donc toucher plus de joueurs que simplement ceux ayant acheté le titre. Les joueurs ont donc accès à une multitude de contenu créé par la communauté, ce qui assure au titre une durée de vie assez importante, qui va avec l’engouement des joueurs pour le jeu. Nous sommes donc face à un jeu qui devrait avoir beaucoup de contenu dans le futur, tout en rappelant que des DLC sont disponibles, pour créer des jeux avec d’autres thèmes que la Fantaisie : les joueurs peuvent en effet récupérer des skin de Science-Fiction ou Moderne gratuitement, mais il faut aussi noter que certains DLC sont payants. Et heureusement qu’il y a des DLC, puisque le jeu ne permet pas d’intégrer de nouveaux éléments créés par la communauté, contrairement à la version PC, il faudra donc s’en contenter. Dans tous les cas, RPG Maker FES est un jeu qui permettra aux joueurs de réaliser leur rêve de créer un jeu du début à la fin, même en choisissant les musiques du jeu parmi une liste prédéfinie qui pourra être amenée à évoluer dans le temps. S’ils paraissent difficiles à maitriser au premier abord, les outils mis à notre disposition se révèlent en réalité simple à manier et incroyablement puissants pour réaliser notre jeu de rêve. C’est donc un indispensable pour tous les esprits créatifs, pleins de bonnes idées.

Au final, RPG Maker FES nous donne la possibilité de mettre en œuvre toutes nos idées dans un jeu qui pourra être testé par d’autres joueurs, nous donnant la possibilité de nous améliorer. Si l’outil est moins libre que sur PC, il reste assez puissant et offre suffisamment de liberté aux Game Designer en herbe qui se donneront la peine d’apprendre ses mécanismes pour s’améliorer, ce qui pourrait créer des vocations.

0 0 voter
Évaluation de l'article

Points forts

  • Les outils de création...
  • Les Musiques et les animations...
  • La possibilité de jouer à une multitude de jeux

Points faibles

  • ... Malgré tout limité
  • ... Limitées elles aussi
  • Impossible d'importer d'autres fichiers
6.6

Fair

Accès (Pour les Pros) - 7
Accès (Pour les Débutants) - 4
Possibilités offertes aux joueurs - 8
Ergonomie des menus - 5
Durée de vie - 9
Force tranquille de la rédaction, grand spécialiste du « ça va ? ». Sloth est le Lucky Luke de la news, il écrit plus vite que son ombre ! D’après la légende personne n’a jamais réussi à lui poser la question « ça va ? » en premier !
S’abonner
Notifier de
guest
0 Commentaires
Inline Feedbacks
View all comments

Mot de passe oublié

0
Would love your thoughts, please comment.x
()
x
ut id dolor. eleifend sit tempus accumsan risus. felis sem, dapibus