TEST – Saints Row 3 Remastered: un cocktail encore plus explosif

Saints Row 3 revient dans une version remastérisée sur PlayStation 4 et Xbox One au contenu étoffé. On incarne toujours le leader des Saints dans un GTA-like complètement déjanté mais toujours bien rythmé.

Développeur : Volition, Sperasoft pour le Remaster
Éditeur : Deep Silver
Genre : GTA-like
Prix : 39,99 €
Version pour le test : PlayStation 4
Date de sortie : 22 mai 2020

Saints Row 3 est sorti initialement en 2011 et il faut se l’avouer, dans son ensemble, l’univers et les mécaniques qui l’accompagnaient étaient amusants voir jouissifs. Principale ombre au tableau, il demeurait visuellement loin des gros cadors avec des textures dégueulasses et des environnements qui méritaient bien plus de boulot. Neuf ans après, voilà que Deep Silver offre au meilleur Saints Row (avec le 2 à mon humble avis) une refonte graphique qui lui fait un grand bien.

Le lifting bien mérité de Saints Row 3 Remastered

Autant commencer par le plus grand changement réalisé par ce Saints Row 3 pour sa sortie sur PlayStation 4 et Xbox One. Vous le devinez aisément puisqu’il s’agit d’un remaster donc d’une évolution graphique. Ce n’est jamais évident sur un open-world et d’un GTA-like mais le boulot a été effectué. Les textures ne sont plus grotesques mais bien améliorées, les jeux d’ombre et de lumière sont réels et la modélisation des PNJ ou des héros gagne en réalisme. En plus de la ville, Sperasoft a boosté le jeu en optimisant le design des armes et des caisses. Deep Silver souligne le travail du studio en évoquant pas moins de « 4000 éléments retravaillés et d’un tout nouveau moteur d’éclairage ».

Bref, on pourrait s’attarder sur tous ces détails techniques mais concentrons-nous sur le ressenti une fois devant notre téléviseur. Ce n’est pas une méga claque comme le fut un certain GTA V mais la ville a de la gueule. Tous les éléments du décor aussi et on sent vraiment le remaster au moindre recoin de Steelport. Pour le coup, Saints Row 3 était déjà fun malgré ses défauts visuels, il devient plus immersif et autant kiffant avec le remaster. Si jamais vous souhaitez un simple comparatif, c’est évidemment les développeurs eux-même qui fournissent celui qui met en lumière l’évolution des graphismes. Voici leur vidéo en trailer.

Personnellement j’ai fait Saints Row 3 à sa sortie en 2011 et le plaisir était complet de refaire une aventure dont il me restait des bribes de mémoire par-ci par-là, mais surtout un souvenir agréable. C’est un jeu qui n’est pas fait pour tout le monde du fait du parti pris d’un univers déluré qui ne se fixe aucune limite. Et c’est clairement ce qui fait son sel.

Une aventure à prendre au 47e degré

De la guerre des gangs, c’est habituel et elle est généralement appréciée par le grand public. Se balader dans une ville comme bon nous semble aussi. Néanmoins dans Saints Row 3, l’univers prend des allures grotesques, loufoques et clairement conseillées au +16. Les personnages sont sexualisés, on se tape avec des godemichets, on entre dans des lieux SM, on retrouve des skins de poupées gonflables, on entre dans des navires transportant des jouets sexuels que personne n’aurait imaginé, on transporte des prostituées pour qu’elle fasse leur boulot ou on les sauve etc.

Ne vous y trompez pas, ça occupe une bonne place mais on retrouve d’autres activités totalement délirantes mais pas forcément liées au sexe. Les fameuses épreuves Genki (parcours chronométrés labyrinthiques où il faut enchaîner shoots et combos sur les bonnes cibles), la fraude à l’assurance où il faut provoquer le plus de dégâts… sur soi-même, les épreuves de destruction, des missions où l’on conduit avec un tigre comme co-pilote. Bref, du What The Fuck à pas mal de reprises mais aussi de l’action comme on aime. Vous pouvez vous retrouver dans un univers virtuel la veille, sur Mars le lendemain en passant par un ring de catch et d’autres environnements qui n’ont rien à voir les uns avec les autres. Et comme il s’agit de Saints Row 3 (Remastered), cela garde une certaine cohérence bien propre au jeu où tout est possible.

Rien que la première heure de jeu est à couper le souffle (disponible sur notre chaîne YouTube). Le jeu se termine en 20h en suivant l’histoire et quelques quêtes annexes, probablement 15 si vous ne faites que l’histoire mais bon autant tout tester comme missions et activités. Il existe deux fins différentes selon vos choix, car à plusieurs moments clés du jeu, vous aurez des choix à réaliser. Votre action impactera directement la suite du scénario (sans tout chambouler non plus) et c’est vraiment agréable comme sensation. En soi, on côtoie le burlesque et l’humour maladroit mais on s’amuse comme jamais grâce à un fan service récurrent et un contenu étoffé.

Quand il n’y en a plus, il y en a encore

Des missions et des activités à la pelle qui permettent de rallonger la durée de vie, des DLC qui viennent intégrer le remaster au nombre de 30, un mode Horde abracadabrantesque, un mode Coop Online pour l’Histoire, rien n’est fait dans la demie-mesure. Et ce n’est surtout pas le cas pour toutes les options de personnalisation. Vous choisirez rapidement votre avatar et son apparence. Il est très peu probable que deux joueurs proposent le même personnage tant les options sont nombreuses. Une couleur de peau jaune, bleue, violette, dorée, argentée ou simplement similaire à celle du monde actuel, tout est possible. Il en est de même pour toutes les parties du corps qui sont personnalisables. Vous êtes même en mesure de choisir des vannes (misogynes, beaufs, drôles, originales, bref grande sélection) et d’autres signes distinctifs. D’ailleurs, vous pouvez changer à tout moment d’apparence en vous dirigeant chez le chirurgien plasticien.

Cela ne s’arrête pas là, il existe un immense catalogue de fringues. Ce qui est amusant, c’est que l’on vous donne déjà une grande offre dès le départ du jeu mais qu’il en reste énormément à débloquer dans les différentes boutiques, ce qui fait augmenter votre respect. À savoir, plus votre niveau de respect augmente, plus vous débloquez des éléments et bonus (pour cela, accomplissez des missions et tuez des ennemis ou réalisez de belles performances en bagnole). Quoiqu’il en soit, les tatouages, les sapes, les costumes ridicules, vous pouvez tout porter dans Saints Row 3 Remastered et cela contribue à une expérience de jeu amusante et prenante.

Même les choix de véhicules, terrestres ou aériens, seront larges et directement intégrés à votre garage lors de votre progression. Vous débloquez par exemple très vite un tank qui peut énerver par sa lenteur, mais se faire pardonner une fois qu’il commence à tirer à droite et à gauche en toute impunité. Là aussi, le studio n’a pas fait dans la dentelle car les véhicules sont vraiment propres au jeu. Vous ne trouvez pas dans un autre titre similaire la possibilité de voler avec un balai de sorcière, une voiture crachant des flammes, des vaisseaux futuristes de dingues. Bref, toute une panoplie de malade pour faire kiffer.

Saints Row 3 Remastered gomme le principal défaut du titre sorti en 2011 avec des graphismes retravaillés et permet d’offrir au joueur une expérience grandement épanouissante à tous les étages. Des missions principales explosives, des affrontements dantesques, un contenu immensément riche, un humour qui fait mouche mais qui ne plaira pas forcément à tout le monde, des activités ridicules mais toujours plaisantes. Si vous adhérez à l’univers et son humour, il représentera simplement un must-have pour les nouveaux, un plaisir coupable pour les autres.

Points forts

  • Un remaster digne de ce nom
  • Les missions principales de grande envergure
  • Un contenu dantesque
  • La personnalisation du personnage exemplaire
  • La playlist fait toujours son petit effet

Points faibles

  • L'enfer des tournages de films...
  • Une visée au tir difficile à prendre en main au début
  • l'IA à revoir
8

Great

Toujours dans la magique potion du jeu vidéo !

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