Dernier né du studio parisien, Twin Mirror est un thriller psychologique qui prend place outre-atlantique en Virginie-Occidentale. Un nouveau décor, des nouveaux personnages et de nouveaux choix à faire pour mener à bien votre enquête. Cette histoire au ton dramatique vaut-elle le détour ? Est-elle bien ficelée ?
Éditeurs : Dontnod Entertainment/Bandai Namco
Genre : Thriller Psychologique, Point and Click
Version pour le test : PlayStation 4 (joué sur Ps5) fournie par Dontnod
Date de sortie : 1er décembre 2020
A l’instar des autres opus de Dontnod (Life is Strange, Tell me Why), le gameplay de Twin Mirror est centré autour de la prise de décision du joueur. Des choix cruciaux par moment qui changeront drastiquement le scénario. Et pour vous éviter les mauvais choix, Dontnod a pensé à doter le personnage principal d’un don (ou handicap, ça dépend du point de vue), une sorte de clairvoyance façon Sherlock Holmes. Voyons voir si ce gameplay a bien servi l’histoire de ce jeu et réussi à tenir le joueur en haleine.
De l’autre côté du miroir

Et l’intrigue principale sera amenée par Joan, la fille de son défunt meilleur ami. Elle lui explique qu’elle trouve que cet accident n’est pas sensé et que Nick (son père) était du genre prudent. Elle lui demande solennellement d’enquêter sur les circonstances de cet accident et de la tenir au courant. Voici le premier choix important que vous devrez faire dans le jeu : enquêter en la tenant au courant au risque de la mettre en danger ou enquêter sans rien lui dire au risque de lui cacher la vérité. Ce premier choix loin d’être cornélien ouvre la porte au fondement du jeu : les deux personnalités de Sam. La première insociable, analytique et rationnelle se concentrant uniquement sur les faits et rien que les faits pour faire éclater la vérité, véritable personnalité intrinsèque du protagoniste. La deuxième sociable et empathique se focalisant sur les personnes et leurs sentiments, vraie-fausse personnalité permettant à Sam de vivre une vie « normale ». Tous les choix que vous ferez relèveront de l’une ou de l’autre qui sont d’ailleurs symbolisés par des touches opposées. Pour couronner le tout, Sam possède un ami imaginaire lui permettant d’anticiper les actions ou les réactions de ses interlocuteurs. Vrai génie ou personnage complètement fou ? A vous de le découvrir…
Comme le monde est petit, surtout à Basswood

Basswood… Que dire sur Basswood ? Pas grand chose… on fait vite le tour. La ville est enclavée entre des montagnes, on y trouve un cimetière, une mine fermée, un journal, une pharmacie, une communauté, un restaurant et un bar. C’est à peu près tout… Graphiquement, on retrouve la patte du studio au style BD plutôt réaliste. Bien entendu tous ces endroits associés à leurs personnages ont leur lot d’importance. Vous naviguerez entre ces différents endroits comme dans un couloir. Le jeu est ultra scripté et ne laisse aucune place à une quelconque liberté de mouvement, dommage. Ceci dit, l’univers reste bien crédible et on se sent rapidement investi de la mission confiée par Joan. Notre vilaine curiosité nous pousse à enfoncer des portes qu’il aurait fallu, peut-être pour le bien commun, laisser fermées. Au passage, les interactions avec les éléments ou les PNJ sont souvent source d’énervement car il faudra jouer avec la caméra pour afficher le menu contextuel, une véritable plaie à certains moments.
Choisir c’est renoncer… ou pas

Heureusement qu’il reste le Palais Mental, un aspect intéressant qui donne une vraie plus-value au jeu et à notre personnage. On aime chercher toutes les possibilités avant de faire notre choix. Là encore, la plupart des « mauvais » choix ne seront pas préjudiciables. A vrai dire, seuls les choix effectués lors de la scène du dénouement final semblent affecter la suite du jeu… la fin en somme. Sans vous spoiler, sachez qu’il existe 4 fins différentes, soit 2 fins par personnalité de Sam… Vous pourrez essayer d’obtenir les différentes fins en recommençant à la dernière scène du dénouement si cela vous chante. Vous verrez bien que peu importe vos choix de dialogues, les réponses des PNJ seront identiques. Pour en revenir au Palais Mental, cet endroit est vraiment hors du temps et on a vraiment l’impression de se balader dans l’esprit du personnage. On y verra ses souvenirs, ses souffrances, les personnes à qui il tient, ses regrets, etc. Il faudra parfois fuir à travers ce Palais Mental afin d’éviter la folie et le craquage total de Sam. Enfin, un mot sur les énigmes proposées par le jeu. Celles-ci ne sont pas nombreuses et restent relativement simples. Encore un regret, j’aurais aimé des énigmes plus complexes nécessitant l’esprit analytique de Sam.
Twin Mirror n’est pas un mauvais jeu. Malgré de bonnes idées et une bonne réalisation avec un bon rythme, Dontnod semble être tombé dans la facilité. Un scénario finalement décevant et surtout des choix qui ne pèsent pas vraiment sur la suite de l’aventure. C’est bien là le principal point négatif du jeu. Dommage car l’idée de la double personnalité avec l’ami imaginaire et le Palais Mental, la thématique du génie inadapté opposé au journaliste lambda sympathique était vraiment bonne. Finalement, on se retrouve dans une sorte de mini-série dans laquelle on assiste passivement au dénouement. Et ce n’est pas ce qu’on attend d’un Point and Click…
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