TEST – Wargroove, une guerre bien avancée

Un successeur à Advance Wars

Wargroove

Développeur : Chucklefish
Éditeur : Chucklefish
Genre : Stratégie au tour par tour
Supports : PS4, Switch, Xbox One, PC
Support de test : PS4 (version fournie par l’éditeur)
Date de sortie : 1er février 2019

WargrooveSorti en février 2019 sur Switch, Xbox One et PC puis en juillet de la même année sur la PS4, Wargroove s’est enrichi d’un DLC entièrement gratuit sur les 3 premiers supports en février 2020. Du côté de la console de Sony, aucune date de communiquée pour le moment. Pourtant, c’est sur cette dernière que nous avons fait récemment connaissance avec le titre et nous allons vous en parler dans un test, certes tardif, mais qui aura peut-être l’occasion de vous faire découvrir un titre qui mérite d’être connu. C’est parti !

Le clone

Si vous avez connu les heures de gloire de la Game Boy Advance, le nom d’Advance Wars ne vous est sans doute pas inconnu. Si je vous en parle là, c’est que Wargroove en est le digne héritier. En vous disant qu’il en reprend beaucoup de mécaniques, je baignerais dans le doux euphémisme tant la similitude semble totale. Les différences se comptent sur les doigts d’une main, la plus notable c’est l’univers choisi. Là où Advance Wars prenait place dans un univers assez contemporain au nôtre avec des tanks, des bombardiers et des avions de chasse entre autres, Wargroove s’est axé sur de l’heroïc fantasy. Au menu figurent donc des cavaliers, des dragons, des harpies, des golems ou encore des magiciens. Le monde mis en place par le jeu est superbement retranscrit visuellement.

Le style pixel art, qui rappelle aussi Advance Wars, fonctionne à merveille. Le chara-design des unités est réussi et les petites animations qui ponctuent les combats ou les cinématiques sont fluides et agréables à l’œil. L’apparence de certaines des unités varie d’ailleurs d’un camp à l’autre ce qui ajoute un petit plus. C’est bien la seule différence entre elles puisque contrairement à son modèle, Wargroove ne donne pas d’avantage à certains types d’unité en fonction du commandant qui les dirige. L’équité est de rigueur.

Par contre chaque type d’unité prendra l’avantage sur d’autres. Les archers domineront l’infanterie, les lanciers pourfendront sur les cavaliers, les unités aériennes fonderont sans sourciller sur les unités lourdes mais tomberont sous les flèches des balistes. Il faudra alors toujours prendre soin de ne pas attaquer les unités avec n’importe quoi sous peine de recevoir un sévère retour de bâton.

En revanche, et contrairement à Advance Wars, les commandants ne se contentent pas de donner les ordres dans la coulisse. Ils se trouveront en effet sur le terrain et chacun des 13 présents dans le jeu a sa propre compétence spéciale qui lui permettra de tenter de prendre l’avantage sur le champ de bataille. D’où l’utilité de bien les connaitre pour s’en servir le plus efficacement possible.

Le difficile art de la guerre

Disons le tout de go, Wargroove est un jeu ardu et exigeant. La difficulté de base est d’ailleurs réglée sur « difficile » et c’est ainsi que le jeu trouve tout son sel. Passer en mode débutant retire tout intérêt aux parties puisque l’aspect stratégique disparait.

Si vous êtes amateur des jeux de stratégie au tour par tour, vous savez que rien ne vaut la complexité qui demande réflexion et prudence à chaque instant. En effet, foncer dans le tas sans réfléchir ne porte jamais ses fruits. Je l’expliquais plus haut, il faut faire attention à quelles unités attaquent l’ennemi car le sens d’une bataille peut vite tourner au hasard d’un mauvais choix.

Le principe des batailles en lui-même est assez simple. Chaque unité possède 10 PV et se déplace sur la map constituée de cases. Lorsque l’on attaque une autre unité, on lui retire un certain nombre de PV mais attention, si nous sommes à portée de l’ennemi, celui-ci pourra riposter sur le champs et l’on perdra à notre tour de la santé. Par conséquent, si notre attaque se porte sur un adversaire dont le type a l’avantage sur le nôtre, on peut très bien infliger moins de dégâts que nous allons en recevoir. Logiquement, moins l’unité a de PV, moins sa force de frappe sera importante. Prudence dans les choix des attaques lancées.

Pour éviter de se retrouver à court de combattants, la plupart des cartes disposent de camps servant à créer de nouvelles unités. Malheureusement, tout ça n’est pas gratuit. Il vous en coutera plu ou moins de pièces en fonction de la puissance de l’unité. Pour gagner notre pécule, il faudra conquérir des villages sur notre chemin. Si on arrive en premier, la conquête sera aisée. En revanche, si le village appartient à l’ennemi, il faudra l’attaquer pour essayer de le faire tomber. Ce qui peut occasionner une perte de PV. Des PV qui sont très précieux quand on sait que tous les soins sont payants. Mais faire tomber un village ennemi pour le conquérir, c’est réduire les revenus de l’adversaire et augmenter les nôtres. Il faut bien réfléchir aux risques à prendre.

Toujours au volet de la réflexion, il faut essayer de se déplacer de sorte à se trouver au minimum dans la zone d’action du prochain tour adverse. Heureusement, on peut visualiser la marge de déplacement de toutes le unités ce qui peut souvent permettre de se placer juste à la limite pour ne pas subir l’assaut juste après. Autre paramètre à prendre en compte, l’environnement. Les maps comportent des forêts ou des montagnes qui offrent une protection supplémentaire. En attaquant de ces endroits, on peut là aussi tenter de prendre un avantage décisif. A contrario, se trouver dans un ruisseau présentera un malus défensif et donc augmenter les dégâts reçus.

Autre manière de faire jouer le sens du placement, des bonus d’efficacité sont appliqués lorsque certaines unités se trouvent côte à côte. Là encore, c’est un aspect stratégique à ne pas négliger. C’est pour tous ces petits détails que Wargroove est un excellent titre. La difficulté est certes de mise, mais elle n’est pas absurde et avec la bonne dose de réflexion et d’anticipation, on arrivera à la surmonter. Le seul bémol, c’est qu’avec ce niveau d’exigence, on ne puisse pas annuler la moindre action, même une seule fois par tour. Ardu jusqu’au bout, on a pas le droit à l’erreur.

Un paquetage bien rempli

Les premiers pas sur le jeu passeront sans doute par le mode campagne qui permettra de débloquer d’autres modes et l’ensemble des commandants disponibles. On y suivra Mercia, devenue reine de Carmina suite au lâche assassinat de son roi de père par les mains de la vile Sigrid. Tout en pourchassant la régicide, Mercia se fera de nouveaux alliés et découvrira que la mort de son papa dissimule d’autres desseins. Un petit scénario sans prétention qui servira efficacement de fil rouge à ce mode campagne et qui nous permet à nous autres joueurs de nous familiariser en douceur avec le gameplay.

Toujours côté solo, un mode arcade propose en plus un ensemble de petites missions scénarisées pour chacun des commandants. Il y a également les problèmes qui nous demande de remporter la victoire en un tour sur des maps prédéterminée. Au fur et à mesure les cartes deviennent de plus en plus grande et le nombre d’ennemis ira croissant. Il faudra de nombreux essais et une excellente réflexion pour se sortir de ces casses-tête.

L’autre option pour prolonger le plaisir solitaire, ce sont les créations de la communauté. Tout le monde a la possibilité de créer ses propres maps et campagne et de les partager avec les joueurs du monde entier. Il y a de bien sympathiques propositions en ligne qui aideront à allonger la durée de vie du jeu.

Une durée de vie qui pourra aussi se partager à plusieurs puisqu’un mode multi est disponible. En ligne bien entendu mais aussi en local. Les parties peuvent se faire de 2 à 4 joueurs, et il ne suffit que d’une manette en local. On pourra donc aisément défier son entourage.

Avec son gameplay, certes calqué en grande partie sur Advance Wars, ce Wargroove se révèle être un excellent jeu de stratégie au tour par tour. Nécessitant une bonne dose de réflexion, les fans du genre ne pourront qu’être conquis. Avec son style en pixel art et ses couleurs chatoyantes, le jeu s’en retrouve intemporel, tout comme son modèle de la Gameboy. Le jeu propose enfin de nombreux défis et modes de jeu qui promettent une très bonne durée de vie.

 

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Points forts

  • Un gameplay efficace
  • Une direction artistique plaisante
  • Une bonne durée de vie
  • Une difficulté qui pousse à la reflexion

Points faibles

  • Impossible d'annuler une action
8.5

Great

Ma devise : "Raler, c'est utile uniquement si tu en profites pour apporter une solution... sinon ça reste juste un plaisir".

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