TEST – Warhammer 40 000 Mechanicus

Le portage de Warhammer 40 000 Mechanicus arrive enfin sur consoles, l’occasion de découvrir ce que le jeu a dans le ventre sur d’autres supports…

Développeur : Bulwark Studios
Editeur : Kasedo, Kalypso
Genre : Stratégie

Support : PC, PS4, Xbox One, Switch
Date de sortie : 15 novembre 2018 (PC), 17 juillet 2020 (Consoles)

Test réalisé avec une version PS4 fournie par l’éditeur

Deux ans après la sortie du jeu sur PC, Warhammer 40 000 Mechanicus sort enfin sur consoles, permettant aux joueurs de découvrir ce jeu de stratégie dans l’univers créé par Games Workshop. Pour ceux qui ont découvert cet univers avec la série des Dawn of War, ce jeu est donc l’occasion de replonger dans ce monde sombre où la science-fiction et la spiritualité se mélange pour former un tout, donnant lieux à des croisades sanglantes entre les différentes races. Dans cet univers, on retrouve l’Imperium, l’une des races de soldats humains et plus spécialement l’Adeptus Mechanicus, vénérant le Dieu Machine et obéissant à ses enseignements, que nous allons avoir le plaisir de contrôler dans cette aventure.

Cependant, le portage est toujours un exercice difficile pour un jeu de stratégie, le pari est-il réussi ? L’immersion dans l’univers de Warhammer 40 000 est-elle réussie ? Réponse dans ce test.

Gloire au Dieu-Machine

Dans cette nouvelle aventure, les joueurs vont donc jouer l’Adeptus Mechanicus, déployant ses techno-prêtres sur la planète Silva Tenebris pour l’explorer. Au cours de leur enquête, ces derniers vont découvrir des guerriers Nécrons, une race antique de machines immortelles en train de se réveiller et pullulant sur toute la planète. Il faudra donc livrer bataille contre les ennemis de l’Imperium au cours de diverses missions nous amenant à croiser des unités Nécrons de plus en plus puissantes, mais nous permettant aussi de mettre la main sur des unités de plus en plus puissantes, tout en équipant nos techno-prêtres pour leur permettre de réussir leurs missions.

Dans le jeu, nous adoptons toujours une vue du dessus, que ce soit en combat ou lors de l’exploration. Dans ce dernier cas de figure, nous devons déplacer toute une escouade sur une carte de salle en salle et dans chacune d’entre elles, il nous faudra résoudre des petits scénarios faisant penser aux jeux de rôle papier. On nous décrit une situation, trois choix s’offrent à nous et en fonction de celui-ci, on peut se retrouver avec des unités qui subissent des dégâts ou bien gagner des points de capacité, ce qui nous permet d’appréhender les combats d’une toute autre manière. Ce système est sympathique à prendre en main et apporte un peu de fraîcheur au jeu, permettant d’alterner entre deux phases de combats durant lesquels on retrouve un gameplay de jeu de stratégie basique avec une vue isométrique

Le retour des monstres de métal

Les combats du jeu se déroulent au tour par tour, nous déplaçons nos unités lors de leur tour et dès que celles-ci sont assez proches d’une unité ennemie, nous attaquons prudemment en passant à proximité des ennemis qui peuvent nous attaquer à ce moment-là. Dans un second temps, il faudra prendre en compte les résistances de l’ennemi, ce qui peut nous amener à privilégier une unité plutôt qu’une autre pour espérer blesser l’ennemi. De même, lorsqu’une unité est vaincue, elle n’est pas encore morte, celle-ci peut en effet revenir à elle après quelques tours, sauf si nous portons un coup fatal à celle-ci. Il faudra donc bien réfléchir à nos actions, surtout que le jeu est plutôt dur avec les joueurs qui découvrent le jeu. Cependant, il faut apprendre rapidement à jouer stratégique et notamment à utiliser les points de capacités ou encore les unités les plus faibles comme bouclier humains.

En effet, on se rend rapidement compte que les unités comme les serviteurs ont pour principal intérêt de servir de chair à canon et de permettre aux techno-prêtres de mener à bien leur mission. En effet, les techno-prêtres sont les unités à privilégier dans le jeu, donc on en vient rapidement à faire des sacrifices pour garder nos pièces les plus importantes, qui sont aussi les seuls à pouvoir récolter les points de capacités. Ceux-ci sont importants, car ils permettent soit d’invoquer des serviteurs en début de tour, servant de chair à canon comme nous le disions plus tôt, soit d’utiliser des armes plus puissantes, permettant de vaincre les Nécrons. Dans tous les cas, le système de jeu est plaisant et se prend rapidement en main, même s’il faudra un moment pour réussir à établir des stratégies viables. De plus, le portage est de très bonne qualité, car prenant en compte la manette. Plutôt que de contrôler tout le jeu avec un bouton et les stick comme si c’était une souris, on se retrouve à utiliser plusieurs touches de la manette, chacune ayant une action bien précise. Le positionnement des touches est intuitif et on prend rapidement le jeu en main, ce qui est un excellent point.

Comme un air de XCom

Entre chaque mission, il nous est possible d’améliorer nos techno-prêtres, leur permettant de débloquer de nouvelles armes ou encore des capacités spéciales, nous permettant de réussir les missions que nous devrons effectuer. C’est à ce moment qu’il nous faudra faire une équipe développée, avec une synergie entre ses membres pour obtenir la victoire. Pour améliorer nos personnages, il nous faudra récolter une ressource spécifique lors de nos aventures ou à la fin d’une mission : les pierres noires. Cette ressource est donc essentielle pour améliorer nos personnages et nous oblige à faire des choix. Une fois prêt, nous pouvons nous lancer dans une nouvelle mission, en composant notre équipe, composée de techno-prêtres et d’autres unités, ainsi qu’un cantique, nous permettant d’avoir un effet passif supplémentaire, qui peut faire toute la différence.

Pour ce qui est de l’histoire et de l’univers, c’est une très bonne surprise pour ma part, avec le retour de la race des Nécrons sur le devant de la scène. Cependant, il faut noter que certaines phases de dialogue entre les missions sont un peu plus ennuyeuses, ne donnant pas de réelles nouvelles informations. L’histoire devrait donc ravir les connaisseurs de l’univers comme ceux qui aimeraient le découvrir. Graphiquement, le jeu n’est pas exceptionnel, mais il fait le travail, avec des images d’illustration plutôt bien réalisées pour les phases de choix. Les musiques sont aussi de bonne facture, accompagnant l’aventure durant la vingtaine d’heures que nous prend l’aventure principale.

Ce portage est une bonne surprise dans l’ensemble, permettant de retrouver cet univers particulier dans des conditions optimales. Cependant, il faut noter que les dialogues de Warhammer 40 000 Mechanicus peuvent être pénibles à la longue, sans forcément apporter d’information pertinente. Dans tous les cas, c’est une excellente porte d’entrée dans la licence pour les joueurs qui ne connaîtraient pas l’univers ou les jeux de stratégie issus de l’univers.

 

5 1 voter
Évaluation de l'article

Points forts

  • Le système de choix d'action dans les missions
  • Le système de combat qui pousse à sacrifier les pions les moins importants
  • Un portage bien pensé qui pousse à utiliser tous les boutons de la manette

Points faibles

  • Des dialogues souvent longs pour ne rien dire
  • Un peu difficile quand on débute le jeu
8

Great

Force tranquille de la rédaction, grand spécialiste du « ça va ? ». Sloth est le Lucky Luke de la news, il écrit plus vite que son ombre ! D’après la légende personne n’a jamais réussi à lui poser la question « ça va ? » en premier !
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