TEST– The Inpatient sur PlayStation VR

Avec The Inpatient, les créateurs d'Until Dawn nous offrent une nouvelle expérience pour la réalité virtuelle et au prix fort. Vaut-elle le détour ? Réponse dans ce test.

Support de test : PS4. Nécessite le casque VR de Sony.
Version du jeu testée fournie par l’éditeur.
Informations annexes : Disponible depuis le 24 janvier contre 39,99 € sur le PS Store.

The Inpatient, au cœur d’un thriller

Le concept de The Inpatient demeurait plutôt emballant et les bandes-annonces gardaient notre curiosité et notre envie de s’y plonger intactes. Il faut dire que le marketing de Sony est souvent efficace, notamment lorsqu’il emploie une banderole « VOTRE PIRE CAUCHEMAR VOUS ATTEND ». Tout de suite, notre goût pour les jeux d’horreur surgit comme une foule d’enragés devant un stand de Nutella en soldes. Sans oublier que la firme a choisi de le porter uniquement sur PlayStation VR. On s’imagine déjà trembler en pleine immersion grâce au casque de Sony mais on s’aperçoit rapidement que le soft nous propose une toute autre expérience. Nous ne sommes pas plongés dans de l’horreur à proprement parler, pas d’armes, pas de grand vilain à éviter, pas de bestioles à fusiller. Ici, on vit plutôt le rôle d’un patient dans un film interactif, un acteur à la recherche de vérités.

De même, The Inpatient prend place dans un environnement idéal, dans un sanatorium abandonné de Blackwood Pines. On se retrouve seul dans une chambre lugubre, amnésique qui plus est, sans savoir qui l’on est et ce que l’on cherche exactement, sans possibilité d’en sortir par la grande porte. Il faudra donc partir à la recherche de souvenirs afin de comprendre pourquoi l’on se retrouve dans ce mystérieux endroit avant d’espérer s’échapper et donc survivre. Il aurait été ainsi plus agréable de vivre une expérience plus rythmée, plus intense mais le tempo est ici plus lent et on vous maintient simplement dans un voile énigmatique. On demeure plutôt passif des séquences que nous enchaînons, hormis lors du dénouement. Si les décors restent plutôt bien modélisés, nous arpentons majoritairement des couloirs, avec des portes à ouvrir ici et là, avec des bruits entre vingt pas.

the inpatient

De l’effroi mais pas trop

Cependant, le titre parvient tout de même à nous maintenir captivé. On restait scotché sur le canapé à chercher les chemins à prendre, les indices à trouver, simplement à dénouer les fils de l’histoire. Dans ce film interactif, on voit apparaître une mécanique inédite : la reconnaissance de la voix. Ainsi, avec cette option choisie, lorsque l’on doit faire des choix dans les dialogues, on doit les énoncer afin de les valider. L’idée est plutôt belle et renforce une certaine immersion. À côté de cela, on ne peut pas dire que nous vivons un cauchemar, du moins en tant que joueur. Les jump-scare, il y en a eu, mais il est facile de faire sursauter un joueur avec un bruit ou une apparition soudaine. En dehors de cela, nous n’avons jamais eu cette sensation de peur permanente car nous n’étions jamais amenés à fuir, à enclencher des grandes actions. De ce point de vue-ci, cela reste une petite déception, on aurait aimé un rythme plus haletant, une certaine tension se dégager. Or, comme décrit précédemment, on reste plutôt spectateur d’un film et d’un scénario auquel seules les suspicions sur les différents acteurs nous traverseront l’esprit. On remerciera tout de même les développeurs de nous permettre de recommencer The Inpatient au dernier acte afin d’en découvrir toutes les fins possibles. On aurait aussi apprécié que les effets papillon ne s’affichent pas si tardivement dans la trame, car ils n’impactent pas énormément notre expérience de jeu.

Enfin, pour revenir sur les conditions de jeu car il est important de les préciser lorsqu’il s’agit d’un jeu qui a comme support la réalité virtuelle. Notre zone de confort est restée intacte, jamais de maux de tête, de mauvaises sensations et cela reste toujours agréable. Les PS Move restent les meilleurs accessoires à utiliser car certains mouvements nécessitent leur emploi, tandis que la manette classique n’était pas pratique pour certaines actions. On l’a donc rapidement laissée de côté. Aucun bug à signaler, la détection de voix a judicieusement servi l’expérience de jeu. En termes d’immersion, il s’agit donc d’une réussite dans le confort, moins dans les sensations lorsque l’on s’attend à plus d’action et d’effroi.

Après Until Dawn et son spin-off Rush of Blood, nous étions en droit d’attendre le cauchemar annoncé par Sony dans ses publicités mais il n’en fut rien. Si l’immersion reste réussie dans sa globalité avec une trame scénaristique plutôt prenante, The Inpatient ne nous offre pas des grandes sensations d’effroi. Le soft manque d’action, de rythme et nous place malheureusement trop souvent dans un rôle d’acteur, qui subit l’action plus qu’il ne la provoque. Si vous cherchiez une sensation d’horreur avec une grande dose de peur, éloignez-vous. Vous n’y trouveriez qu’une expérience interactive avec son lot de mystères. Mais pour 39,99 € et trois heures max de jeu, cela fait cher la place de ciné, même en ayant le premier rôle.

Points forts

  • Un environnement idéal
  • Une immersion plutôt réussie
  • La reconnaissance vocale, une jolie mécanique
  • Différentes fins et simples à revisiter

Points faibles

  • Le joueur trop passif
  • Un rythme parfois lent
  • Un cauchemar ? Quel cauchemar ?
  • Manque de sensations réelles de peur
6

Fair

Réalisation - 8
Sensations - 4
Scénario - 6
Rythme - 6
Toujours dans la magique potion du jeu vidéo !

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