TEST – RAVENSWATCH : Jouer avec les contes

Say your prayers, little oneDon’t forget, my sonTo include everyoneI tuck you in, warm withinKeep you free from sin‘Til the sandman, he comes

Version pour le test : PC
Genre :  Rogue Like
Date de sortie : 26 septembre 2024 sur PC, 28 Novembre sur consoles sauf Switch (pas de date à ce jour)

 

Le cauchemar envahit le monde, alors qui d’autre que le marchand de sable pour réunir une équipe hétéroclite de héros pour lutter contre son maitre ?

La ligue des héros de nos enfances

Ravenswatch est dans nos livres depuis deux ans et la présentation qui nous en avait été faite lors d’une journée de présentation des produits et jeux Nacon. Il faut dire qu’il a tout pour attirer l’œil. Une direction artistique de type Dark BD/Comics, un casting de héros connus mais oubliés et peu utilisés dans le monde vidéoludique (encore que) et surtout une reconstruction de ceux-ci pour proposer un gameplay original et surtout complémentaire.

Car la première originalité de Ravenswatch en tant que rogue-like (et on en a testé quelques uns ces derniers mois) est d’être multijoueur. Et pour jouer à plusieurs, ou renouveler l’expérience en solo, il faut un casting.

Petit chaperon rouge, Joueur de flûte (qui dresse les rats), la Reine des Neiges, Beowulf pour le roster de départ qui s’agrémentera de personnages à débloquer, comme Geppetto le créateur de marionnettes. Des personnages qui vont monter en puissance dans votre run et au fil des runs, Rogue Like oblige, en débloquant de nouveaux talents et surtout un second ultime au niveau 6 de maîtrise.

De même, à mesure que vous explorez les terres envahies par le cauchemar, vous en apprendrez plus sur leur histoire dans cet univers et pourrez débloquer des cosmétiques histoire de les personnaliser, surtout à base de color swap.

Mais avant d’en arriver là, il vous faudra survivre à 3 journées, au bout desquelles vous pourrez affronter le maitre des cauchemars pour passer au chapitre suivant. 3 journées chronométrées, 3 journées qui passeront du jour à la nuit entrainant quelques changements, sur le terrain certes et certaines créatures croisées mais avant tout sur vos héros. Si l’on prend juste l’exemple de Scarlett le Petit Chaperon, la nuit elle se transforme automatiquement en lycanthrope avec un tout nouveau jeu de capacités et donc de gameplay.

Un gameplay assez simple dans sa prise en main : passif, attaque, pouvoir, ultime et capacité défensive. Mais vous savez qu’un bon jeu se caractérise par la complexification de cette simplicité apparente, il faudra donc trouver les rotations de capacités adaptées à la situation, les synergies avec les objets et talents que vous pourrez débloquer à chaque niveau et renforcer auprès du Marchand de sable. Ajoutons à ces capacités une ruée (Dash) qui, à l’inverse de nombre de jeux de ce genre, n’est pas abusé, dans le sens où suivant le personnage vous pourriez n’avoir la possibilité d’en lancer un que les 4 ou 5 sec. De quoi mourir vite en cas d’attaque un peu trop optimiste de votre part. En solo comme en multi, des plumes de corbeaux vous permettront de vous auto rez, mais attention, les plumes sont pour le groupe et non pour un joueur. En multi vous pourrez vous relever les uns les autres, et pour finir sur cet aspect, la carte de la région permet de se téléporter à des endroits déjà visités ou de ping les copains sur un objectif particulier.

Durant ces 3 journées, vous devrez parcourir la région, générée aléatoirement à chaque début d’aventure, pour monter en puissance, soit directement en niveaux, soit en découvrant coffres, puits de vie ou en participant à des quêtes et évènements qui vous renforceront s’ils ne vous tuent pas avant.

Il était une fois trois petits cochons…

3 journées chronométrées écrivais-je, 18 minutes au bout desquelles vous serez téléportés au boss. Mais 18 minutes que vous pourrez accélérer. Le chapitre (ou map) est rempli de monstres dédiés à vous faire gagner de l’expérience, un bestiaire calé sur l’ambiance du chapitre : fantômes, gorrets aux crochets, aigles et oiseaux de feu, lycanthropes, gargouilles, zombis, vampires… tout y passera ou presque. Un bestiaire qui servira aussi à réaliser certains évènements : obtenir une vision globale des environs, libérer un puits pour gagner de la vie, ouvrir un coffre, combattre un mini boss faisant perdre 20% de la vie du boss du chapitre ou encore devancer les 3 jours et aussi des quêtes. Une map, un chapitre que vous aurez du mal à complétement parcourir en 18 minutes, à moins d’avoir une stratégie très bien huilée en solo ou en groupe optimisé; ainsi une run standard vous permettra d’en couvrir 60%.

Le chapitre premier voit un des 3 petits cochons nous demander de ramener des matières premières (pierre, paille ou bois) pour reconstruire sa maison et ensuite la protéger contre des vagues d’ennemis. Et sur ce principe, chaque chapitre proposera une quête liée à son contexte et en général, sur les premières runs en solo, elles sont très très très difficiles à mener.

Car chaque acte a sa thématique : campagne et champs, côte maritime aux bateaux échoués, Avalon, donnant une forme de diversité à votre périple. Mais une diversité limitée, à mesure qu’on progresse et qu’on recommence, l’impression de changement se fait de moins en moins forte, sauf arrivé à Avalon, tant la symétrie du château composant la map semble trancher avec ses prédécesseurs.

Et sinon on l’a stream sur notre chaine et on le refera, check le planning et paye ton follow 😉

Ravenswatch n’est pas une bonne surprise, car nous l’avions déjà repéré il y a 2 ans, un bon jeu donc proposant des héros différents dans leur gameplay, leur utilité et leur complexité à maitriser. La DA laisse peu de place à la différenciation des détails et on aurait aimé aussi que nos coups et pouvoirs aient un impact, une force retranscrite à l’écran plus prononcée mais on pinaille tant on aimera progresser dans l’univers des contes pour vaincre le cauchemar.

Points forts

  • La DA
  • La différence entre personnages
  • Un rogue-like multijoueur
  • L'ambiance
  • La Bande-Son

Points faibles

  • ... même si elle peut être clivante
  • Les coups ont peu de force ressentie
  • Une histoire qui passe vite au second plan
  • Redondant si vous ne variez pas les personnages
  • L'équilibrage des personnages à ajuster
8

Great

Personne ne lis jamais ces encarts (mais tu peux cliquer sur les liens)

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