TEST – Shadow Labyrinth 

Rond comme un ballon …

Développeur :
Version pour le test : PC
Genre : Metroidvania
Date de sortie :

 

Secret Level

Si vous avez vu l’anthologie sur les univers de jeux-vidéo, vous n’aurez pas manqué l’épisode mettant en scène un Pac-Man qui ne dit pas son nom, personnage qui est apparu la première fois en 1980 (45 ans, joyeux anniversaire) et qui devait être connu sous le nom de Puckman. Shadow Labyrinth est le prolongement de cet épisode (en moins noir) puisque vous ne jouerez pas la boule jaune directement mais un mystérieux n°8 qui va devoir passer par quelques régions mystérieuses pour espérer retourner dans son environnement et surtout comprendre ce que Puck (la boule jaune) lui veut et pourquoi certains personnages lui parlent de prison de laquelle il ne doit pas s’échapper.

Shadow Labyrinth réussit alors à déconstruire toute la direction artistique de Pac-Man (une boule jaune qui fuit des fantômes pour avaler des boules et pouvoir manger les fantômes en question) pour garder les boules à manger tout en en faisant un univers techno avec des gros robots, des caves, une jungle et d’autres environnements assez hostiles mais colorés et organisés tel un labyrinthe dont il faudra trouver la sortie.

Un labyrinthe dans lequel il faudra faire des allers-retours pour pouvoir emprunter des chemins inaccessibles tant qu’une capacité de votre pauvre héros n’a pas été débloquée. Oui, si vous avez un peu d’expérience dans le jeu-vidéo vous venez de bien comprendre qu’on parle d’un metroidvania.

Metroidvania ou plateforme action ?

Et c’est tellement un metroidvania que nous allons retrouver un bon nombre des attributs de Samus. Notre héros va ainsi démarrer avec son épée et son mentor jaune avant d’avoir la capacité d’emprunter des sortes de rails en utilisant Puck, puis avoir un grappin, la capacité d’esquiver en plein vol sous forme de boule et même de se transformer en Mecha invulnérable, pour un temps limité, qui mangera le corps de ses ennemis. Oui la nourriture va avoir son importance puisque vous dévorerez aussi les boss avec Puck. Une importance qui prendra la forme de farming de ressources. Une composante dont nous nous serions bien passé.

Car en plus de nécessiter des ressources spécifiques et de la monnaie, les améliorations demanderont aussi des morceaux de monstres que vous ne ramasserez pas automatiquement, non non non. Il faudra avaler le corps de votre défunt ennemi. Jusque là rien de bien passionnant. SAUF QUE pour les avaler il faudra être sur le même plan qu’eux, en espérant que leur mort ne les a pas envoyé valdinguer 30m plus bas, et que l’opération vous rendra vulnérable. Ainsi si l’ennemi est mort sur une pente juste à côté de vous, vous verrez votre robot chercher un corps en l’air ou dans le mur sans jamais choper sa cible.

 

Un jeu qui tombe un peu des mains

Côté réalisation, il n’y a pas grand chose à redire à Shadow Labyrinth : pas de bugs, des environnements et ennemis diversifiés, une palette de couleur pleinement utilisée donnant au tout un côté plutôt mignon, même si la qualité graphique des ennemis est variable. Les boss et mini boss sont eux aussi assez diversifiés avec des capacités et patterns assez différents. La bande son est, elle, un peu (beaucoup) anecdotique.

Les combats sont assez précis. Assez car le jeu fait partie de cette catégorie où quand votre corps rentre au contact de celui d’un ennemi vous prenez un coup. Entendable quand c’est un porc-épic ou un Mecha de 15m, moins quand c’est un humanoïde de 80 cm et ce même s’il est endormi. Surtout que les frames d’invincibilités sont courtes et que les points de vie son limités à 4 en début d’aventure. Une approximation qu’on retrouvera dans la gestion du grappin.

Heureusement les checkpoints et téléporteurs sont disséminés pour éviter de se retrouver aussi dans Dead Cells.

Non ce qui interpelle le plus c’est le rythme. C’est assez lent, jamais vraiment nerveux ou intense sauf contre certains boss. Et puis les rails dont nous parlions plus haut sont un peu anecdotiques tant ce qu’il faut en faire consiste juste à se laisser porter et rager contre les sauts et coups à mettre en forme de boule.

L’aspect labyrinthique est lui parfaitement rendu, on ne sait pas où on va, on sait qu’il faudra revenir, sans savoir pourquoi et on a du mal à se souvenir de pourquoi on a pas pu exploiter tel chemin.

Certains trouveront la gestion du labyrinthe parfaite, d’autres la trouveront fatigante, certains trouveront le rythme lent et assoupissant, d’autres penseront qu’ils ont le temps de prendre leur temps et ne pas être dans une jeu au rythme effréné.

 

Shadow Labyrinth ne veut pas être catégorisé en metroidvania pourtant il en a tous les atours : construction, capacités et ambiance. Son rythme, certains contrôles et la façon qu’il a de nous faire ressentir le labyrinthe endormiront, frustreront ou amuseront selon les goûts, les attentes et surtout l’humeur du moment, ici le jeu nous est un peu tombé des mains. 

 

Points forts

  • Pac-Man en dark et reconstruit
  • Des refs et easter eggs
  • Un labyrinthe qui nous perd vraiment

Points faibles

  • Des approximations dans les contrôles
  • Rythme un peu lent
  • Mignon mais inégal
  • Du farm ?
6

Fair

Personne ne lis jamais ces encarts (mais tu peux cliquer sur les liens)

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