TEST – Hades II : un divin jeu

Et dire qu’ils ne vont élire qu’un seul GOTY !

Développeur : Supergiant Games
Éditeur : Supergiant Games
Support : PC, Switch, Switch 2
Version pour le test : PC
Genre : Rogue Like
Date de sortie : 25/09/2025

 

Bon comment je te teste toi là ? Déjà quand ton développement a été annoncé, je me suis pris au jeu de deviner ce que pourrait être ton scénario et puis ce que seraient tes ajouts de gameplay et j’avoue avoir été très loin du résultat final.

Le piège de la suite

Oui c’est un jeu auquel je m’amuse très rarement, en fait l’autre jeu pour lequel j’ai passé du temps à réfléchir à ce que pourrait être sa suite, c’est GTA V. Des jeux de (à priori) grande qualité pour rester dans l’euphémisme.

Car Hades avait déjà tout ou presque pour lui, un gameplay ciselé qui convenait aux joueurs casu comme aux spécialistes du speedrun ou/et de la perfect run, et une histoire qui semblait construite pour son genre : le rogue-like et sa mécanique de : tu meurs, tu retournes à ton point de départ avec de la puissance, des ressources et des infos en plus. Un univers qu’on croyait usé et fatigué dans lequel on pensait avoir tout écrit ou presque. Et puis Supergiant Games a donné une famille à Hades, le Dieu des morts, maitre des enfers et tout a basculé.

Hades II, tout comme le premier, permet de revisiter personnages et mythes du panthéon grecque. On avait peur que le casting soit identique, il n’en est rien. Oui les déesses et dieux principaux sont toujours là mais tous les personnages secondaires ont laissé leur place à ceux qui manquaient au premier, même si certaines dynamiques vont être identiques (Narcisse et Echo pour Orphée et Eurydice). Mais un absent central est à noter en ce début d’aventure : Zagreus.

Le fils d’Hadès et Perséphone n’est plus le héros, d’ailleurs personne ne sait ce qu’il est devenu. Vous, Melinoë, sa sœur, qui n’avez jamais connu sa famille, élevée et éduquée par la sorcière Hécate êtes entrainée pour venger les dieux d’un titan revenu d’on ne sait où et on ne sait comment : Chronos.

Chronos qui a pris le contrôle de la maison de votre père et pris place sur son trône tout en lançant ses forces sur le mont Olympe.

C’est ainsi que votre aventure va démarrer, sur les mêmes bases que le premier : entrer dans un niveau, opter pour une récompense devant la porte du suivant et tout défoncer pour l’obtenir. Une récompense qui pourra être un bienfait divin ou une ressource. Une récompense dont il faudra constamment se poser la question de la synergie ou du besoin avant de laisser jouer l’aléatoire. Une aventure aux enjeux à priori plus grands que le premier. Ici on ne cherche pas la vérité sur soi même, on cherche à sauver les siens ou celles et ceux qui prétendent l’être.

Bon, rassurez-vous, au passage on trouvera aussi la vérité sur soi.

C’est aussi ainsi que Supergiant Games a trouvé le point de départ qui allait les sortir du piège de la suite : renouveler le casting, renouveler les enjeux et garder le gameplay en l’enrichissant.

Hades II : toujours plus

Qu’il est difficile de faire une critique d’un jeu sans le spoiler. Trop en dire gâcherait immanquablement l’expérience de jeu. Découvrir les boss fût une joie, rencontrer les nouveaux personnages qui ponctuerait notre parcours aussi et enfin, depuis ce jour, s’ouvre les dernières salles qui étaient cachées dans cet accès anticipé que nombreux ont retourné en long et en large. Et ce qui se cachait dedans valait l’attente.

Rassurez-vous, si Supergiant Games avait trouvé le truc parfait pour nous faire relancer une partie dans le premier opus, c’est encore le cas ici, et peut-être même plus encore.

Alors qu’en dire, sans divulgâcher ?

Déjà que deux chemins vont s’offrir à vous. Celui vers les tréfonds des enfers et la maison de votre père, et celui vers la surface où Olympe est assiégé. Mais vous souffrez de la même malédiction que votre frère. Il faudra donc faire vite une fois dehors, avant d’user des incantations de votre sorcière de mère adoptive qui vont vous faciliter grandement la vie, si vous rapportez les bons matériaux. Ce double chemin suscite un dilemme interne : à qui allons-nous botter les fesses mais aussi un léger défaut : il désacralise le grand méchant, qui en plus est au bout du chemin le plus facile.

Mais des matériaux il y en aura : des métaux (29 différents), des plantes (26 variétés), des poissons, des objets lâchés par les boss. Peut-être même trop d’ailleurs, car entre les ressources qui vont vous permettre d’acheter et améliorer votre template, celles qui vont permettre de faire de même avec vos armes, celles qui vont permettre d’user du chaudron, celles qui vous feront adorer des personnages principaux et celles qui vont améliorer vos familiers, il y en a beaucoup, trop même. Même après 100 heures de jeu, on a du mal à faire le tri.

Et oui vous avez bien lu, qui dit sorcière, dit familier, et il faudra les trouver et choisir qui vous accompagnera, chacun venant avec ses bonus. Familiers qu’il faudra “nourrir” pour les faire monter en puissance et dont vous pourrez, grâce à une incantation du chaudron, changer l’apparence. Et ils ne seront pas de trop pour vous aider à traverser les 2 fois 4 régions.

Double chemin, double plaisir

Régions qui ont bien évidemment leur identité très marquée et diversifiée tout comme l’adversité qu’elles proposent.

Classique pour la première, puis on vous mettra dans une région contenant quelques pièges, une plus vaste dont les ennemis déjà présents seront aidés par des renforts quand vous prendrez une récompense, une plus étroite et intense et ainsi de suite. Il faut ajouter que les régions ont aussi leur propre mise en scène, bestiaire et ambiance musicale.

Et la musique est encore de très haut niveau. J’ai une préférence pour la BO du premier opus mais c’est une histoire de goûts.

Hades II est incroyable car il réussit à être meilleur que son prédécesseur, en cela qu’il permet à toutes et tous de trouver son bonheur et sa motivation à avancer et à recommencer. Et pour ce faire, vous aurez 6 armes à votre disposition. Toutes disposent d’aspects pouvant changer radicalement leur gameplay et aucune n’est une redite d’Hades : bâton, dagues, hache, crâne, baguettes et jetpack lanceur de missiles (???).

Que ce soit pour personnaliser et améliorer la croisée des chemins, votre base d’opération ou pour découvrir l’histoire de tous les personnages rencontrés, boss inclus, et les relations qu’ils ont les uns avec les autres. Les défis qui montent la difficulté. Le tuning de vos armes et synergies, le speedrun ou juste coller définitivement une dague dans les omoplates de Chronos. Hades II est un incontournable qui selon moi nécessite que l’on ait fait le premier pour encore plus s’attacher à ce panthéon de personnages déjà hyper charismatiques. Et le bonheur de taper un boss pour la première fois après de premiers échanges salés est bien plus gratifiant que de tomber un boss d’Elden Ring.

Le jeu de l’année, pas de loin, mais le jeu de l’année tout de même.

On ne sait si Hades II a été fait pour le rogue-like ou si c’est l’inverse tant il a été construit pour fusionner avec le genre. Après chaque nouvel essai, votre personnage s’améliorera, et l’histoire s’enrichira et vous relancerez soit pour avoir la ressource qui vous fait défaut, soit pour tenter d’aller plus loin, soit pour tenter d’en savoir plus. Ce jeu est fantastique et pourtant réaliser une suite à Hades s’avérait très compliqué tant il semblait se suffire à lui-même en tous points. Une grande réussite, un jeu fantastique, lui-aussi, en tous points.

Retrouvez aussi nos tests sur OpenCritic.

 

Points forts

  • La bande-son
  • Le renouvellement du casting
  • Les raisons qui nous font relancer une run même une fois le boss de fin tombé
  • Plus, toujours plus de tout

Points faibles

  • Une multitude de ressources à gérer
  • Une désacralisation de l'antagoniste principal
9.5

Amazing

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