TEST – ARC Raiders : Un Anti Fortnite

L’anti Fortnite

Développeur : Embark Studios
Éditeur : Embark Studios
Support : PC, PS5, Xbox Series X/S
Version pour le test : PC
Genre : Survival PVP/VE
Date de sortie : 30 octobre 2025

 

Soyons justes, des anti Fortnite il y en a déjà, Escape from Tarkov, The Cycle: Frontier et dans une certaine mesure PUBG. Mais voici un nouveau arrivé dans l’arène des survivals PVPVE crossplatform : Arc Raiders.

L’ascension des machines

Une mystérieuse menace mécanisée nommée l’ARC est tombée sur l’humanité comme la misère sur le pauvre monde. Et voici les humains condamnés à vivre sous terre. Ne sortent que les Raiders, véritables chevaliers des temps modernes qui … non je déconne, ce sont des fourmis qui vont tenter de récupérer du matériel pour eux-mêmes et un peu la colonie. Des survivants qui vont risquer leur vie pour un rouleau de scotch ou 3 câbles en cuivre. Devinez qui est un Raider ? Oui, vous bien sûr.

Vous allez donc devoir sortir à l’air libre, visiter les ruines du XXIe siècle pour embarquer tout ce que votre sac à dos pourra avant de repartir pour les profondeurs. Simple ? Non.

Non car les machines sont nombreuses et patrouillent. Et leur nombre va de paire avec leur diversité : drones volants, boules explosives, araignées mécaniques géantes et autres saletés plus ou moins résistantes. Votre apprentissage consistera à identifier quand fuir. D’autant que mourir c’est revenir en bas à poil même si une « poche de sécurité » permet de sauver un objet de votre mort.

Et puis il y a l’Enfer, les autres selon Jean-Paul Sartre. Les autres Raiders qui pourraient envisager la solution de facilité, de fainéantise et vous attendre pour vous détrousser. Car pour retourner dans les sous-sols, il faut emprunter un des ascenseurs, s’il y en a plusieurs par zone, certains ne sont accessibles qu’un temps. Et il faudra appeler l’ascenseur et l’attendre, une attente très bruyante vue la taille et la vétusté du monte charge.

Alors oui ça va camper comme jamais un AWPeur n’a campé dans Counter-Strike.

Mais qu’allez vous faire de ces rebuts trouvés ? Et bien vous aménager une petite usine de production (établi, armurerie, etc) pour fabriquer, améliorer votre équipement. Vous avez aussi un animal de compagnie, un coq, seul animal qui chante quand il a les pieds dans les matières fécales, qui vous donnera quelques composants de base après chaque mission. Il faudra aussi trier, entre ce que vous aller garder, ce que vous aller vendre et ce que vous allez ou devez recycler pour récupérer des composants unitaires. Vous trouverez aussi des plans à apprendre.

Ce faisant vous aurez aussi pris en expérience pour améliorer vos sorties selon 3 axes, dans quelle branche allez-vous décider d’être plus efficace ?

Une bien belle apocalypse des machines

La réalisation est magnifique, tirant sur le photo réalisme, même qualité sur le son, et heureusement car on va surtout jouer avec l’environnement sonore pour détecter les autres. Côté gameplay le moteur physique fait bien le boulot, tant on ressent la lourdeur de votre personnage avec tout son bardas. On ressent aussi le recul des armes et on sait instinctivement qu’on ne sera jamais en position de force. Certaines cartes ont aussi une version de nuit et jouent sur la représentation des forces en acceptant moins de joueurs et plus de machines par exemple.

Le mélange PVE et PVP est assez bien balancé et le système de communication vital. Vous pourrez vous lancer en solo ou en groupe. Dans ce dernier cas, on retrouvera une roue de ping pour signaler les points importants à vos copains. Et puis ARC Raiders embarque un système vocal de groupe ou de proximité. Pour négocier avec un autre groupe et savoir qui est ennemi et qui ne l’est pas, pour éviter de tirer sur tout ce qui bouge, c’est de bon aloi.

C’est d’ailleurs un des moments frustrant, avoir passé 20 minutes à survivre par combat ou discrétion pour se retrouver campé sur le point d’extraction, ce qui gâchera l’expérience des solitaires. Le jeu permet des groupes aléatoires, on trouvera des gens sérieux, des gens qui partent de leur côté on ne sait pas pourquoi, bref vous avez l’habitude depuis…

On pourra ranimer ses copains au sol mais le temps pour le faire sera limité. Je me suis retrouvé ainsi dans une interaction sympathique à jouer : mon groupe rencontre un second groupe qui décide de nous tirer dessus, voyant un tank ARC dans mon dos je décide de partir me mettre à couvert. Le second groupe met KO mes deux coéquipiers, il décide alors de me chasser mais se retrouvent entre moi et le tank ARC qui fini le travail. Un moment qui fait monter l’adrénaline et qui demande plus de cerveau que de talent et se trouve être très valorisant quand il se passe bien pour vous.

Un jeu encore à construire

La fabrication de son stuff via l’amélioration progressive de son atelier perso, est une carotte qui donnera envie de jouer en plus du jeu en lui-même. Mais le jeu va devoir en faire plus et plus vite sur les maps en elle-même, en créant des évènements ou des interactions liées à la map où nous nous déployons de crainte de tomber dans un train-train redondant.

Le HUB n’est pas le plus sexy du monde, avec juste une succession d’écran pour passer d’un marchand à l’autre. A noter que le jeu est payant mais propose des micro transactions cosmétiques ? Si vous êtes habitué(e) à nos pages, vous savez ma propension à penser que le modèle économique d’un tel jeu peut très vite varier selon son succès et l’assiduité des joueurs. Sur Steam on enregistre un beau succès à 245 000 joueurs. Sur consoles on notera des petits défauts de performance. Mais le jeu venant à peine de se lancer, il ne devrait pas avoir lieu à l’inquiétude.

Beau, accessible, et donnant un but alternatif au jeu autre que finir premier, ARC Raiders saura séduire un public un peu de niche. L’expérience solo peut être frustrante, groupez, communiquez en espérant que le jeu ne devienne pas redondant. Pour ce faire il faudra diversifier un peu les maps dans un avenir assez proche

Retrouvez aussi nos tests sur OpenCritic.

 

Points forts

  • Ambiance sonore
  • Esthétique globale
  • Les possibilités de communication

Points faibles

  • Le HUB
  • Seul vous êtes la proie des autres
  • Besoin d'ajouts dans les prochains mois
8

Great

Personne ne lis jamais ces encarts (mais tu peux cliquer sur les liens)

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