In nomine satanis / Magna veritas
Je suis un démon. Pas de quoi en faire tout un cirque (infernal). Les humains nous connaissent de même que les anges, et il nous arrive de faire affaire avec eux. Souvent à notre avantage, surtout que depuis internet, ils ne prennent plus la peine de lire les conditions générales d’utilisation. Vous savez les lignes en tout petit signalées par une “*”.
Bon sur ce coup là, c’est moi qui me suis peut être fait piéger. Ça c’est passé en 3 étapes.
Déjà j’ai perdu mes pouvoirs. Plus de force démoniaque même s’il m’en reste suffisamment pour distribuer des baffes à faire décoller un (petit) hélicoptère, mais rien de comparable. Et comme j’aime les gunfights, me retrouver avec des jouets sortis de Guns’R Us ça le fait moyen .
Deuxièmement, je suis obligé de faire la nounou d’une enfant qui pense qu’à m’attraper les cornes. Et je DÉTESTE ça.
Enfin je suis suivie par une ange. Alors elle donne des conseils, m’apprend à faire des trucs, comme la cuisine pour récupérer après, voire pendant, un combat un peu trop violent mais ça reste une ange. J’ai croisé d’autres personnages hauts en couleurs : entre celui qui a perdu la mémoire et qui veut que j’en retrouve des fragments contre récompenses en vêtements ou autres objets, et celui qui me cartographie la région et me donne la possibilité de me téléporter d’un canapé à un autre, il y a de quoi faire.
Bref, j’ai connu des journées plus reposantes.
Dogma
Et pour retrouver mon quotidien béni (quoi vous aimez pas l’humour de démon ?), je vais devoir partir dans un périple vers un manoir où un type à la tête de lune m’envoie ses troupes qui ont infesté la région. Une région qu’on pourrait caractériser en une succession de donjons qui comprennent pièges, raccourcis à découvrir, mais aussi certains de mes pouvoirs à retrouver pour ouvrir de nouveaux chemins et surtout des armes. Outre mes baffes, j’aime distribuer des bastos par paquet de cent, que ce soit arme de point, fusil à pompe, lance-roquette ou arme automatique. Et puis il y a les charmes et les anneaux qui me permettent, entre deux canapés, de changer un peu mon style et ma force de frappe.
Quant à l’homme à la tête de (quart) de lune, il se dit être la faucheuse elle-même. On ne va pas tarder à savoir si c’est vrai et si la mort peut subir son propre sort. Dans tous les cas, ses troupes sont bien nombreuses et diversifiées : croquemitaines qui choppent la petite, fantômes insensibles aux balles, vers qui s’enterrent, démons bien équipés (armes à feu, boucliers, tridents, épées et dagues etc.) Et même un marchand de sable. L’encyclopédie qu’on m’a donnée, les références, apparemment il y en aurait 132.
Et puis y a la môme, tout le monde me parle de prophétie ou je ne sais quoi, moi je sais que je peux m’en servir en la lançant pour atteindre des plateformes éloignées ou esquiver en urgence. Pas des plus pratiques, en raison d’une légère latence, mais bon c’est une môme. En plus je crois que je commence à bien l’aimer la petite, même si quand on fait la sieste pour récupérer, elle a une tendance à tenter de me virer du lit.
Damon and Baby est un bon petit jeu assez nerveux à la multitude d’ennemis différents qu’il ne faut pas prendre comme un Die & Retry. Ici mourir c’est revenir à l’écran titre (ce qui est un peu fastidieux) et recommencer à sa dernière sauvegarde. Les personnages sont attachants, et le gameplay sympa même s’il aurait pu être un peu plus fluide et nerveux. Restent les problèmes de caméras ou de hitboxes qui, pourtant, n’arrivent pas à gâcher un chouette périple.
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