La forêt ça promet !
Peregrino est un jeu de gestion et de survie isométrique dans lequel vous devez traverser une forêt maudite en chassant, cueillant, bucheronnant et en parallèle : en fabriquant.
C’est l’histoire d’un mec perdu en forêt
On ne sait pas trop ce qui nous a amené ici, on ne sait pas vraiment où est le « ici » en question d’ailleurs, mais on sait qu’on a faim, qu’on a envie de dormir et que notre foi est mise à l’épreuve par les ombres et l’obscurité de la nuit. Des ombres qui cachent toute une adversité plus ou moins naturelle et que nous allons combattre à l’aide de notre roulotte.
Une roulotte qui va nous servir de camp de base puisqu’elle va mettre à notre service de quoi cuisiner, bricoler et rechercher. Bien utile pour progresser dans une forêt découpée en zones dans laquelle on commencera par s’orienter au son. Les bruits émis par les petits lapins qu’il faudra chasser pour se sustenter ou les grognements de loups qu’on prendra soin d’éviter dans un premier temps, celui de prendre la mesure d’un gameplay de combat lourd dans sa physique.
On pourra abattre des arbres, dépecer nos cibles pour récupérer des matières premières à travers de mini jeux ou non (les options permettent de les désactiver). Si ceux-ci sont intéressants à découvrir, ils deviennent vite rébarbatifs car prenant l’aspect de jeu de rythme ou de précision.
Notre périple va nous demander de récupérer des sceaux et de taper sur tout ce qui bouge, arbres inclus (c’est la faute du vent, il ne fallait pas faire bouger les branches).
C’est l’histoire d’un mec qui n’a pas envie de perdre son temps en forêt
Si les mécaniques sont bien connues, c’est leur mise en œuvre qui pose problème.
Rien à dire côté artisanat, les prérequis sont clairs, on peut démonter un objet récupéré ou fabriqué pour avoir quelques matières premières. On comprend aussi aisément ce qui nous fait perdre une de nos trois ressources et comment les regagner, et le fait d’être déchargé automatiquement de notre loot quand on rentre au camp, ou de pouvoir crafter directement à partir du coffre est un plus, déjà vu, mais toujours appréciable. Idem sur la possibilité de jouer à Tetris avec son sac à dos pour faire entrer plus de choses.
En revanche, tout le reste aurait dû être amélioré, sans que ça touche forcément la tension recherchée.
- Les angles de caméra nous masquent parfois un ennemi et même quand on est en combat.
- La physique du personnage qui rend les combats très lourds.
- Les objets cassent trop vite et le kit de réparation ne se trouve pas tout de suite.
- Le cliché habituel du : « Le protagoniste a besoin de manger 2 cassoulets, une choucroute et 3 burgers pour se sentir rassasié »
- Le fait de n’avoir qu’une minute pour manger sous peine de mourir quand on a faim (se passer d’un repas dans un jeu de survie est apparemment impossible).
- Le fait de mourir en étant à notre base.
- Le fait de devoir tout tuer sous peine de ne pouvoir avancer.
- On a des options pour désactiver les mini-jeux mais pas pour refaire les contrôles d’un jeu QWERTY.
Tous ces points nous font totalement oublier la progression et la narration et donner très envie d’aller faire autre chose.
Peregrino suscitera peut-être l’indulgence des fans du genre mais pas la nôtre. Dommage la direction artistique était sympa, à voir si les patchs rééquilibrent un peu le tout.
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