Final Fantasy XII : The Zodiac Age
(testé à partir d’une version PlayStation 4 fournie par l’éditeur.)
11 ans après sa sortie sur PlayStation 2 – oui, il est là le coup de vieux -, Final Fantasy XII revient sur PlayStation 4 sous-titré d’un « The Zodiac Age ». Disponible à partir du 11 juillet 2017, Final Fantasy XII The Zodiac Age est donc une remasterisation HD du titre de Square Enix dans sa version « International Zodiac Job Systeme ». Cette dernière était en effet une version exclusive au Japon qui ajoutait bon nombre de nouveaux éléments, et en particulier, un système de jobs pour les personnages. N’ayant que très peu joué au jeu d’origine, ce test visera principalement à vous recommander ou non l’aventure Final Fantasy XII, plutôt que la qualité du remaster HD. Alors, prêt à retourner en ma compagnie dans le monde d’Ivalice ?
La Menace Fant-heaume
Le monde d’Ivalice est en guerre. Archadia, le royaume de l’Est lance une grande campagne d’annexion visant à étendre ses terres. Rozarria, puissance majeure de l’Ouest entre donc en guerre contre le royaume impérialiste pour tenter de résister. Après la victoire d’Archadia, la capitale d’un des plus grands royaumes de l’Est, à savoir Rabanastre n’est plus qu’un champ de ruines et pleure ses morts. C’est ainsi que débute Final Fantasy XII The Zodiac Age. Plongé dans un contexte politique omniprésent, le joueur incarne Vaan, un jeune orphelin vivant de petits larcins et de services. Alors que la ville va bientôt accueillir un nouvel ambassadeur pour la diriger, le jeune homme décide de voir plus grand en s’infiltrant dans le château, pour y voler un trésor qui vaut son pesant de cacahuètes.
Côté scénario, le soft baigne dans une aura politique centrée sur la lutte d’un royaume contre l’envahisseur. Une résistance en somme. Instantanément, vous allez remarquer que le soft s’inspire énormément d’autres récits. De mon côté, c’est le rapprochement avec la saga Star Wars qui m’a sauté au visage. Tout dans le soft renvoie à la saga de George Lucas, du synopsis jusqu’à la technologie, omniprésente dans ce Final Fantasy. Car oui, la particularité de ce Final Fantasy XII The Zodiac Age, c’est principalement de faire un savant mélange entre la Science-Fiction et la Fantasy. Le cocktail proposé par Square Enix marche du tonnerre et il arrive sans mal à nous plonger dans cet immense univers. Pour rappel, ce dernier, centré sur le monde d’Ivalice, n’est pas une nouveauté dans la saga, puisque c’était également le théâtre des événements de Final Fantasy Tactics, ainsi que de ses suites.
Malheureusement, comme tout est rarement parfait, le soft a aussi ses faiblesses. Principalement, on pourra reprocher à ce Final Fantasy XII The Zodiac Age de nous proposer des personnages au charisme absent. Et c’est dommage quand chronologiquement parlant, nous avions le droit à des personnages comme Tidus, Auron ou encore Yuna dans l’épisode précédent. Seul le tandem Balthier/Fran – qui m’a très franchement fait penser au duo Han Solo/Chewbacca pendant toute la durée de mon aventure – arrive à porter à bout de bras le soft de ce côté-là.
Permis de tuer
Le gameplay de Final Fantasy XII The Zodiac Age dénote énormément de ce qu’avait fait la série jusque-là. Alors que les anciens épisodes nous donnaient l’occasion d’incarner les personnages de l’équipe dans un système de combat au tour par tour, cet épisode propose une hybridation entre le temps réel et le tour par tour. Pour arriver à proposer un cocktail 
Autre nouveauté au menu de cet épisode, le système de permis qui a très largement été modifié par l’implantation des « Jobs » dans cette remasterisation HD. Pour chaque personnage, vous allez devoir choisir un Job qui va conditionner son gameplay. Un total de 12 « Jobs » allant du Chevalier au Samouraï, en passant par le Mage Blanc ou le Mage Guerrier, permettent de choisir pour chacun des 6 personnages une spécialisation. Libre à vous de créer votre équipe à votre sauce puisque chaque « Job » va 
Outre ces nouveautés, vous retrouverez au menu de ce Final Fantasy XII The Zodiac Age, tout ce qui fait l’ADN de la série à savoir une longue aventure solo (qui peut toutefois devenir beaucoup plus courte si vous optez pour la vitesse « x4 »), des donjons labyrinthiques, de vastes zones ouvertes, de nombreuses quêtes annexes et des Boss optionnels. De quoi ravir les complétistes en somme. À noter que cette version propose un « Trial Mode », qui met en scène une centaine de combats en arène contre des boss et autres mobs en utilisant les personnages de votre partie. De belles heures en perspective.
Qu’il est bo, qu’il est bo, qu’il est bo le chocobo
En son temps, Final Fantasy XII était l’un des plus beaux softs sortis sur la PlayStation 2. Grâce à cette remasterisation en HD, le titre retrouve une seconde jeunesse, même si on ne peut clairement pas le comparer à un jeu de cette génération. Les décors parcourus sont superbes et la direction artistique reste de haute volée. On pourra cependant reprocher au titre de proposer un peu toujours le même type d’environnement – à savoir, plutôt désertique – dans la première partie du soft. Le tout s’équilibre un peu plus dans sa seconde partie, mais une chose est sûre, si vous n’aimez pas le sable, vous allez avoir du mal à supporter le monde d’Ivalice.
Côté bande-son et sound design, le travail de Hitoshi Sakimoto et Hayato Matsuo est fidèle à la saga de Square Enix. Les thèmes musicaux sont splendides, rythmés et restent bien en tête, le tout en 7.1. Pour l’anecdote personnelle, certains m’ont très fortement fait penser à des musiques que l’on peut retrouver dans la saga Star Wars. À croire que le titre fait exprès.
À noter que Square Enix a eu la sympathie de proposer, au choix, les versions originales ou réorchestrées de ses musiques. Au même titre, il est possible de choisir entre la localisation audio anglaise et japonaise, qui ravira sans aucun doute les plus puristes d’entre nous. Les temps de chargement sont également beaucoup plus courts qu’avant et le jeu intègre une fonction de sauvegarde automatique, créant ainsi un rythme de jeu moins saccadé. Pour ce dernier point, on peut émettre certains doutes ou regret puisque logiquement, le joueur est beaucoup plus encouragé à prendre des risques et à jouer sans se soucier de mourir et de recommencer à partir du dernier point de sauvegarde croisé.
Final Fantasy XII The Zodiac Age est un excellent titre et un excellent épisode de la saga de Square Enix, n’en déplaise à ses détracteurs. Généreux en contenu, possédant un gameplay malin et une histoire prenante, le soft mérite sa place au sein de la mythique saga. Malheureusement, on pourra noter la présence de héros au charisme d’huître (à l’exception du tandem Balthier/Fran), ce qui est dommageable. Surtout quand on arbore la marque « Final Fantasy » sur sa jaquette. Enfin, la version « International Zodiac Jobs System » propose à portée de manette, une tonne d’éléments qui étaient autrefois passés sous le nez des Gaijin. Comment bouder son plaisir ?









