TEST – Dead Rising 4 Franck’s Big Package, un bon portage ?

Un an après sa sortie sur la console de Microsoft, Dead Rising 4 débarque finalement sur PS4, juste à temps pour terminer cette année dans le sang et les tripes.

Le test de Dead Rising 4 Franck’s Big Package est réalisé à partir d’une version PS4 fournie par l’éditeur.

Dead Rising 4 Francks Big Package

Black Christmas

Le mois de décembre est déjà commencé et avec lui débute la période des fêtes. Si certains préfèrent se retrouver en famille, d’autres préfèrent partir en vadrouille et dégommer le plus de zombies possible et c’est à ceux-là que Capcom a pensé. En effet, en décembre nous aurons le droit à la version complète de Resident Evil VII, mais aussi de Dead Rising 4 avec Franck’s Big Package, le portage PS4 du jeu exclusif Xbox One, emmenant tous les DLC qui sont sortis au cours de l’année. C’est donc l’occasion pour ceux n’ayant pas encore posé leurs mains sur le titre de découvrir ce défouloir complètement barré, qui vous permettra d’écraser des hordes de zombies ou de les exploser de diverses manières, toutes plus jouissives les unes que les autres. Mais ce portage sur la console rivale de l’une des meilleures exclusivités de la Xbox One s’est-il bien passé ? Réponse dans ce test.

Dead Rising 4 vous propose donc de reprendre le contrôle de Frank West, le personnage principal du premier opus qui doit retourner à Willamette encore une fois pour couvrir ce qui ressemble à une opération militaire de grande envergure. Bien entendu, rien ne se passe comme prévu et Frank se trouve rapidement nez-à-nez avec une horde de zombies affamés, résultat d’expériences plus que douteuses menées par des militaires peu scrupuleux. Un scénario simple donc, mais avec un humour absurde qui arrive à faire mouche, même dans les situations les plus tendues. L’univers de Dead Rising 4 est complètement barré et ira même jusqu’à permettre au joueur de mettre divers costumes allant de l’homme de Cro-Magnon au Père Noël, juste pour le fun. Frank se démarque du héros standard en se posant comme le connard standard, tout de même disposé à aider les autres si cela peut aider son propre intérêt et n’hésitant pas à utiliser sa répartie cinglante pour énerver ses ennemis. En effet, en plus des zombies, Frank se trouvera aussi confronté à des humains, que ce soient des militaires ou bien des humains dérangés qui ont fait de l’apocalypse leur terrain de jeu.

Ainsi, entre deux hordes de zombies à démolir, Franck pourra sortir ses armes de tirs ou encore ses grenades pour affronter des humains, eux aussi capables d’utiliser des armes et pouvant faire très mal à Franck. C’est d’ailleurs à ce moment là que deux points noirs viennent gêner l’aventure : les phases de tir et l’intelligence artificielle des ennemis. Les phases de tir d’abord car celles-ci sont souvent brouillonnes et il est très difficile de viser avec précision, du moins au début du jeu. Cela est particulièrement gênant contre les ennemis humains, qui passent leur temps à se déplacer. A côté de cela, l’intelligence artificielle reste basique pour les ennemis humains, qui ne cherchent même pas à monter sur les voitures lorsqu’ils sont encerclés ou même à nous tendre des embuscades, rajoutant un peu de tension aux affrontements. A noter qu’il est possible de s’infiltrer de manière furtive le plus souvent, mais comme tout le monde, on préfère y aller de manière brute.

Du sang, des tripes et du fun dans Dead Rising 4

Et justement, pour les personnes qui aiment y aller de manière brute, Capcom a prévu tout un éventail d’armes, divisé en trois catégories : armes de mêlée, armes de tir et armes de jet, elles-même divisées en plusieurs sous-catégories entre armes contondantes, fusils d’assaut, grenades. Il y en a pour tous les goûts et, bien entendu, vous pouvez vous amuser à combiner certaines armes entre elles pour créer de supers armes, très efficaces contre les boss ou les hordes de zombies récalcitrantes. Pour cela, rien de plus simple, vous devrez récupérer les armes sur le terrain, mais aussi les plans au cours de votre aventure pour pouvoir créer des armes de plus en plus puissantes et faire un maximum de dégâts dans les rangs adverses. A noter que vous pourrez aussi récupérer des véhicules, les combiner aussi entre eux pour créer de nouveaux véhicules encore plus puissants, toujours avec des plans trouvés dans la ville de Willamette, qui sera votre terrain de jeu. Dead Rising 4 propose en effet aux joueurs de sortir du centre commercial pour aller explorer la ville et ses environs dans un monde ouvert où vous pourrez vous amuser à vous balader pour découvrir de nouvelles missions secondaires, partir à la recherche de plans dissimulés ou simplement à la recherche d’objets de soin en tout genre pour survivre dans ce monde hostile.

Cependant, les missions secondaires deviennent assez vite redondantes, puisqu’il s’agira toujours du même objectif : aller nettoyer un endroit pouvant accueillir des survivants, sauver un survivant aux prises avec des morts, affronter des militaires ou bien des maniaques. Si cela permet de monter rapidement les niveaux et donc de débloquer des points de compétence pour pouvoir débloquer de nouveaux talents fort utiles, on arrive rapidement à un sentiment de répétitivité et on finit par se concentrer sur la mission principale, qui offre certains moments de répit entre deux affrontements avec des phases d’enquête. Il faut rappeler que Franck est avant tout journaliste et que celui-ci ne quitte jamais son appareil photo, que ce soit pour photographier des documents classés secret défense ou pour prendre quelques selfies avec des zombies. Les phases d’enquêtes vous demanderont donc de prendre des photos de certains éléments dans une zone afin d’avancer dans la quête principale, avec des indications pour vous aider un peu, histoire que les joueurs ne soient pas bloqués au même endroit trop longtemps.

Une aventure complète et décalée

D’un point de vue technique, on peut saluer la performance du jeu de montrer une marée humaine de cadavre sans afficher de ralentissement. Concernant la durée de vie, les joueurs devraient en avoir pour 13 heures environ, bien que la présence de tous les DLC ainsi que du multijoueur permettent d’allonger celle-ci. Le multijoueur permet donc aux joueurs de se retrouver à 4 joueurs pour mener à bien une mission commune et survivre face à une horde de zombies. On redécouvre des lieux du mode histoire, mais avec de nouveaux objectifs, le gameplay reste le même et on doit de nouveau débloquer des compétences afin d’améliorer notre personnage pour qu’il soit prêt à affronter toutes les situations.

Bien entendu, le plus gros argument de cette édition complète est d’emporter avec elle tous les DLC sortis au cours de l’année, même le DLC des Héros de Capcom, pour le plus grand bonheur des joueurs. A vous donc les joies du minigolf, seul ou à plusieurs ou encore découvrir les costumes des héros de Capcom ainsi que leurs effets dans une aventure encore plus barrée que l’histoire originale. Du fun donc pour les amateurs de Beat Them All. Concernant la bande-sonore, le jeu se passant pendant les périodes des fêtes, les chants de Noël sont de rigueur et si vous n’aimez pas ça, vous allez détester passer par les menus du jeu, qui passent divers chansons de Noël, de quoi réveiller le petit enfant amateur d’hémoglobine qui sommeille en vous.

Pour conclure, ce Dead Rising 4 est un excellent jeu, pas exempt de tout défaut, mais plus que correct et suffisamment jouissif pour qu’on en garde un excellent souvenir. Ce portage sur PS4 s’est fait tranquillement et d’un point de vue technique, il n’y a rien à redire : le jeu fonctionne très bien et cela permet d’ouvrir l’univers de la série à des joueurs qui ne l’auraient pas connue autrement. Un indispensable pour les fêtes de fin d’année.

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Points forts

  • La sensation de puissance quand on utilise les armes de mêlée
  • L'univers décalé
  • Une bonne durée de vie pour les complétistes

Points faibles

  • Le tir, souvent source de frustration
  • L'intelligence artificielle
  • Répétitif à la longue
7.6

Good

Gameplay - 8
Histoire - 8
Bande-son - 8
Graphisme - 7
Durée de vie - 7

Force tranquille de la rédaction, grand spécialiste du « ça va ? ». Sloth est le Lucky Luke de la news, il écrit plus vite que son ombre !

D’après la légende personne n’a jamais réussi à lui poser la question « ça va ? » en premier !

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