TEST – Divinity Original Sin 2

Avec un an d’early access, autant vous dire que les fans étaient dans les starting blocks pour la sortie finale de Divinity Original Sin 2. Et point de suspens inutile et à outrance, le jeu de Larian Studios est simplement excellent.

Divinity Original Sin 2

Mise à jour par TheToby_One avec la version console (Xbox One en l’occurence) : Excepté quelques légers problèmes de caméra, Divinity Original Sin 2 se montre tout aussi réussi que le jeu sur PC. Aucune quête inutile, un univers exceptionnel et un rythme qui nous donne envie de ne jamais abandonner, de poursuivre l’aventure de bout en bout. Avec une expérience de jeu qui s’adapte parfaitement bien à la PS4 et la Xbox One et quelques ajouts appréciables, le titre des studios Larian demeure un indispensable pour les amoureux des RPG tant le plaisir et l’addiction sont au rendez-vous.

 

Débutons par un rappel : Divinity Original Sin 2 est la suite de Divinity Original Sin, un jeu de rôle mono/multi en vue 3D de dessus dont les combats sont en tour par tour, acclamé par la critique ainsi que par les joueurs qui s’y sont frottés. Divinity Original Sin 2 a été, comme son prédécesseur, partiellement financé par Kickstarter en ayant bouclé son objectif en 12 heures, pour une collecte totale 4 fois supérieure au montant demandé, permettant par la même occasion de financer une version VR pour Original Sin Enhanced Edition et un game master mode.

Dieu a laissé un vide

L’histoire de Divinity Original Sin 2 se situe 1000 ans après la fin du premier opus : Lucian est mort, Rivellon n’a plus de dieux et celui-ci est envahi pas des créatures du vide qui semblent viser les utilisateurs de la source. Un descendant de Lucian a alors la bonne idée de les interner de force pour éviter les attaques, et c’est ce qui vous arrivera puisque l’aventure démarrera sur le bateau vous emmenant à Fort Joie, la-dite île prison.

Une histoire, écrite par une équipe de 9 scénaristes (excusez du peu), qui se veut plus sombre que celle du premier opus.

Divinity Original Sin 2

Le jeu a profité d’une version sous titrée 24h après sa sortie officielle

#Badass

Et tout commence, comme toujours dans un jeu de rôle, par la création de personnage. Au menu : Race, Aspirations, Instrument de musique et Origine.

Dans Divinity Original Sin 2, vous pourrez incarner un(e) humain(e), un(e) lézard(e), un(e) nain(e), un(e) elfe, ou un Mort vivant d’une de ces 4 races. Et si celles-ci sont habituelles dans un jeu de rôle, l’univers de Divinity Original Sin en a remanié le concept. Ainsi, les elfes sont servants (comprendre esclaves) des nobles reptiliens et sont habitués au cannibalisme qui sera d’ailleurs un de leur talent racial leur permettant d’acquérir une partie de la mémoire ou un talent du corps dont ils viennent de se repaître.

Bien évidemment, les gens de Larian Studios ont bien fait le boulot et le monde ne réagira pas de la même manière que vous soyez humain, nain, lézard ou elfe (et si vous êtes un non mort pensez à vous masquer avant de sortir). Viennent ensuite les aspirations, via un tag vous choisirez un trait pour personnaliser votre personnage, deux sont à choisir, et deux se débloqueront au cours du jeu. Serez-vous héros, vilain, joueur, barbare, noble… ? Enfin, pour conclure le tout, un instrument à choisir ponctuera vos exploits.

Divinity Original Sin 2 se veut sans classe de personnages, mais propose néanmoins des archétypes permettant d’orienter son personnage dès le départ (archer, assassin, guerrier, sorcier …). Mais peut-être déciderez-vous de vous en tenir à un personnage « Origine », créé avec sa propre histoire et ses propres tags, et qui vous permettra d’accomplir une quête personnelle. Ces personnages sont au nombre de 6 et permettent de tabler sur une rejouabilité assez conséquente, pour le peu que les histoires et personnages concernés vous inspirent et vous motivent.

Pour vous donner un exemple, votre équipe peut se composer de : Sebille, une elfe voulant se venger des lézards, et du Prince Rouge, seul lézard de cette couleur, destiné à en devenir l’empereur mais destitué et devant regagner le trône promis (de quoi démarrer avec une bonne ambiance au sein de l’équipe).

A noter que quel que soit le personnage que vous choisirez/créerez, vous rencontrerez les autres origines et aurez la possibilité de les engager (si vous gérez bien la phase de rencontre). L’histoire pouvant se vivre en coopératif, l’engagé sera alors jouable par un autre joueur, et si je vous dis que vous pouvez avoir une équipe de 4 personnages, vous comprendrez que le jeu est jouable jusqu’à 4 en mode coopératif. Chaque joueur pouvant décider d’interagir avec ce qu’il veut de son côté et de parler à qui il désire (faites chauffer les sauvegardes).

Divinity Original Sin 2

Un monde de possibilités

Les dialogues, justement, se font via un système de didascalies ne donnant pas mot pour mot le texte qui sera prononcé par votre personnage mais plutôt une idée générale et une intonation. Si vous n’êtes pas dans le dialogue, pas d’inquiétudes, puisque Divinity Original Sin 2 vous permettra de tendre l’oreille pour écouter la conversation entre le PNJ et votre coéquipier.

Côté possibilité tous les objets sont déplaçables ou jetables si tant est que la force de votre personnage le permette. Les interactions avec le monde sont alors très nombreuses, procédurées mais non scriptées. Comprenez que Divinity Original Sin 2 répond selon une logique et non selon un script rigide.

Petit exemple dans les faits : sur l’île, nous tombons sur une hutte renfermant une potion de vie fortement intéressante, tandis que sous prétexte de lui demander des informations, j’emmène la propriétaire à l’écart. Ma camarade elfe rentre alors dans la hutte et récupère cette potion qui sera de toute évidence plus utile à nous qu’à elle. Si le PNJ (personnage non-jouable, ndlr) retourne dans sa hutte, elle pourra se rendre compte de la disparition de l’item et pourra nous demander des comptes puisque nous sommes les seuls éléments étrangers. Allons plus loin : si elle fouille mon inventaire, elle ne trouvera rien et s’excusera. Mais si elle fouille l’inventaire de ma collègue, en revanche… A savoir que l’inventaire est justement individuel, mais vous pourrez déposer des items directement dans l’inventaire de vos compagnons. En revanche, en coop, vous ne pourrez pas piocher librement.

Avant de parler combats, faisons un détour par l’artisanat : simple et efficace, un item se fabrique à partir de deux ingrédients. Des recettes sont disponibles à travers le monde, en récompenses de quêtes ou de dialogues et vous pourrez faire vos propres tests.

Les combats sont donc en tour par tour, et deux choses sont à noter. Tout d’abord, une simple pression sur la touche Shift vous permettra de voir la portée de vision des ennemis (leur zone d’aggro), qui peut être réduite par le décor (mur, rocher, porte …), et tant que vous n’êtes pas en combat le mode tour par tour ne s’active pas, offrant alors quelques possibilités d’infiltration (d’ailleurs une partie de votre groupe peut être en combat et l’autre non). D’ailleurs, un indicateur placé sous la mini-carte vous indiquera la présence potentielle d’un danger.

Second point, et non des moindres, (surtout en pvp le jeu proposant un mode Arène) la synergie entre les éléments/sorts. Confronté à un danger particulièrement… dangereux, j’ai tiré dans un tonneau pour le faire exploser, causant quelques dégâts (je suis facétieux). L’huile répandue sur le sol fut maudite par un de mes compagnons finissant le travail, et pour nous soigner j’ai décidé de bénir un second feu causé négligemment par un ennemi négligent (trop de négligence). Et ce genre d’interactions simples (ou plus complexes), le jeu en est bourré (eau + feu + poison = nuage toxique). Si on ajoute à cela un pathfinding intelligent (lors des phases de combat du moins), on peut dire que l’équipe technique composée d’une vingtaine de développeurs a fait du très bon boulot.

Pour les combats en eux-mêmes du classique et de l’efficace : un nombre de point d’actions vous permettant de vous déplacer et ou d’agir dans n’importe quel ordre, pas de mana à gérer seuls vos points de sources seront à utiliser à bon escient. Ajoutons la possibilité de faire adopter une formation à votre troupe lors des déplacements hors combats (histoire de bien initier ceux-ci)…

Le jeu s’est un peu refréné en ce qui concerne le crowd control (entrave, ralentissement, aveuglement etc…). Si la palette reste exhaustive, il faudra d’abord faire des dégâts à votre cible pour anéantir sa défense et ainsi pouvoir l’affecter. Le cas échéant, votre sort, s’il ne fait pas de dégâts est sûr de rater.

 

Divinity Original Sin 2

Furtif comme un rocher

2D6+6

L’histoire vous emmènera dans des décors somptueux, variés et d’un détail rarement vu, où la caméra ne sera jamais un problème (le décors s’effaçant pour montrer votre fine équipe). Et si les effets cumulés des sorts et synergies vous masquent un peu la vue, une vue tactique et la possibilité de mettre en surbrillance les adversaires pallieront à tout problème.

L’histoire, les histoires (en tenant compte des personnages origine) sont parfois WTF, souvent épiques et toujours digestes. Pas de pavés de textes interminables à lire, les informations sont distillées au fil d’une quête et toutes les informations n’arrivent pas d’un coup sans prévenir. Des fois, cependant, on reste un peu dubitatif en se demandant ce qu’il reste à faire pour clore la quête en question. Celles-ci s’imbriquent confortablement et vous ne souffrirez jamais du syndrome Elder Scroll, dit le syndrome du AhBonYAvaitUneQuêtePrincipale?

D’ailleurs notez que la version VF (hors voix) est disponible depuis le 15 septembre (allez dans les paramètres de votre jeu sous steam).

Le scénario vous fera, donc, prendre le chemin d’un sourceleur découvrant pourquoi le monde entier (littéralement) le chasse. La source étant une magie un peu particulière, surpuissante, puisant dans une ressource limitée qu’il vous faudra recharger (sans trop de problème celà dit par rapport à l’alpha où la source était délibérément limitée par Larian Studios). Les 9 scénaristes ont fait du très bon travail, les solutions multiples existent (oui vous pourrez tuer tout le monde oui..) pour un même problème, les dialogues sont adultes, le monde est cohérent, l’alternance combat, dialogue, énigmes est convenablement dosée bref un gros et grand boulot d’écriture.

Ajoutons que le jeu est compatible avec le workshop steam et que les premiers mods et aventures sont déjà de sortie

Divinity Original Sin 2

En conclusion ?

Vous ne vous l’êtes pas déjà procuré ?

Finissons, une fois n’est pas coutume avec quelques conseils d’optimisation de groupe : avoir, dans son équipe, un mort vivant reptilien voleur semble une très très bonne idée couplé à un(e) elfe et à une personne pouvant parler aux animaux. N’ayez pas peur d’attribuer des points de talents à l’inspiration, un certain miroir dans un certain bateau vous permettra de corriger le tir en cas de problème.

Et si vous voulez vous faire une idée par vous-mêmes nous vous proposons des dizaines d’heure de jeu sur notre châine Twitch.

Divinity Original Sin 2

L’éditeur de maps et niveaux pour le Game Master mode

Game Master mode

De quoi s’agit-il donc ? Pour celles et ceux peu familiers des jeux de rôle sur table ou grandeur nature, il s’agit d’un mode de jeu permettant à une personne de devenir maître de jeu pour faire vivre sa propre aventure, son propre scénario à un groupe de joueurs (jusqu’à 4, limite imposée par Divinity Original Sin 2).

Côté joueur

Un passage par le générateur de personnage du jeu et hop le MJ vous transporte dans son monde.

Le GMM est un outil, chaque groupe de joueur, chaque MJ aura donc sa façon de l’utiliser : Simple support avec une interaction classique avec votre MJ faisant la part belle au roleplay et aux échanges vocaux ou véritable aventure vidéo-ludique avec dialogue écrits et scripts ?

Tout dépendra effectivement de la part que votre MJ décidera de gérer ou de laisser faire au jeu. De vrais jets de dés pourront être demandés et votre maitre de jeu pourra vous afficher son interprétation (réussite ou échec ?). De même : laisser au jeu la gestion des combats ? laisser au jeu la gestion des actions hors combats (désamorçage, vol, découverte des lieux et coffres secrets …) ?

L’aventure proposée dans ce mode de Divinity Original Sin 2 se présentera en trois étages :

  • La carte du monde.
  • Des affiches présentant un niveau, une situation permettant aux joueurs de voter (Dans quelle direction aller ? Attaquer ou contourner la cible ? etc …).
  • Le niveau en lui même de taille modeste.

 

Pour le reste c’est Divinity Original Sin 2, les fiches de personnage, les sorts, les objets sont bien évidemment sortis du jeu et si vous voulez vous servir du GMM pour jouer à vos jdrs (D&D, Warhammer, Prophecy, …) il vous faudra un peu vous adapter, mais après tout, ce qui compte c’est l’aventure.

Dernier point, l’aventure est bien sûr sauvegardable à tout moment mais les personnages ne sont pas exportables d’une campagne à une autre, les récréer ne prend, cependant, que quelques dizaines de secondes, équipement inclus.

Divinity Original Sin 2

Placer des objets et personnages : Drag & Drop

Côté maître de jeu

Entre 120 et 150 niveaux pré-générés sont disponibles, de quoi trouver votre cimetière, grotte, plaine, montagne, château, plage, forêt rêvée. Un grand choix d’affiches et de cartes.

Pour ces dernières, notons la possibilité en un drag & drop de placer une épingle pour signifier, en le nommant, un lieu d’importance (ville ou autre) de le masquer aux joueurs jusqu’au moment adéquat et de même générer une petite animation sur le trajet emprunté par le groupe.

Vous pourrez aussi lier un niveau préalablement créé à une de ces épingles pour plus de fluidité dans votre aventure.

Les PNJS et équipements, eux aussi, se renomment, se modifient en quelques clics et sont classables.

Le seul bémol, mais compliqué de faire outre, se produit lorsque votre groupe décide de se séparer sur plusieurs niveaux. Vous devrez transporter votre équipe dans son intégralité et de faire comme si…

Enfin, dans les outils du MJ, un mode pause/paix qui permet aux joueurs DE NE PAS FOUTRE LE BOXON DANS VOTRE NIVEAU EN PÉTANT TOUT CE QUI S’Y TROUVE A LA PUTA!N DE SECONDE OU LE NIVEAU EST CHARGE. Pardon, réminiscence de MJ.

D’autres jeux proposaient par le passé un Game Master Mode, mais celui de Divinity Original Sin 2 est vraiment simple et complet et surtout invite les joueurs à communiquer et non à se lancer dans une extension officieuse scriptée à mort. Il permet de faire la part belle aux interactions entre joueurs et MJ et devrait permettre via le Workshop de steam de proposer des niveaux contemporains ou futuristes.

Ainsi, pouvons nous déjà anticiper les modes Star Wars / Fallout / Cyberpunk, faits par la bande de psychopathes que vous êtes.

 

Divinity Original Sin 2 est le RPG à faire. Point final.
Du coup j’y retourne.

Points forts

  • Tout

Points faibles

  • Pas d'alternance jour/nuit
  • Pas de possibilités de comparer l'équipement de son groupe avec les objets de récompense de quête
  • La barre de raccourcis qui se remplit toute seule (mais un add-on existe déjà pour régler ce problème)
9.3

Amazing

Graphismes - 9
Bande son - 9
Durée de vie - 10
Personne ne lis jamais ces encarts (mais tu peux cliquer sur les liens)

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