C’est le grand retour de Modern Warfare et vous allez voir du pays : Corée du Nord et du Sud, New York, Paris et Mumbai. Et pas pour un tour du monde en 80 jours, mais plutôt un complot qui lance une guerre mondiale en 48 heures.
Price, Park, Ghost et les autres
Après une introduction assez courte, (en même temps on sait pourquoi on lance un Call of) qui fait suite à un previously in COD, on se retrouve dans la peau du jeune Park, un soldat sud-coréen faisant partie d’une escouade composée de membres états-uniens. Une introduction qui a pour but de faire connaitre l’escouade et nous y attacher émotionnellement. Il faut dire que cette sympathique troupe va vite avoir envie de ne plus faire de blagues : attaque à l’EMP et invasion des forces nord coréennes. Pas sûr que le scénario plaise au régime de Pyongyang.
A peine le temps de nous remettre de cette originalité, que l’on passe à Price qui est en chasse, depuis l’opus précédent, de l’archer. Dans une série de séquences que ne renierait pas un John Wick de bonne facture : courses poursuites à pied dans New York, en voiture à travers Paris. Des séquences très impressionnantes, comme celles que vous allez vivre avec les autres personnages. Price, Park mais aussi un soldat nord-coréen, un membre des 141, et le jeune leader de la nation nord-coréenne à peine introduit chef suprême à la place de son défunt père, et qui lui aussi va vivre des moments compliqués : ah, la famille ! Parenthèse : rarement antagoniste m’aura donné autant envie de le mettre hors d’état de nuire.
Séquences impressionnantes, campagne intéressante, mais montée, dans ses premières heures, comme des vidéos TikTok. A peine le temps de comprendre les enjeux de l’un, que l’on passe à l’autre, 24h avant ou après. Le tout séparé par des cinématiques où la modélisation des acteurs (Mads entre autres) est particulièrement réussie. Avantage: on comprend tous les rouages, toutes les causes de ce qui nous ai proposé. Inconvénient: nous sommes un peu dans un montage épileptique qui ne nous laisse aucun temps mort comme pour nous cacher qu’il n’a rien à dire ou qu’il ne sait pas comment faire autrement pour nous enchainer les phases d’actions explosives. Call of Duty Modern Warfare 4 nous proposera même des choix dans les conversations ou dans certaines phases. Choix qui n’auront pas de réelle incidence si ce n’est nous faire revenir au dernier point de passage.
Une impression qui va s’estomper quand on devra contre-attaquer avec l’escouade de Park. Le jeu prend alors ses atours de simulation d’infanterie et va proposer un éventail de situations : infiltration, choix de cibles, débarquement, sécurisation d’immeubles et autres joyeusetés militaires incluant le fait de tenir des positions lourdement attaquées, en, là encore, permettant de changer de personnage pour varier les rôles et avoir une vue d’ensemble. Il proposera même une phase de récupération de ressources pour mieux s’équiper qui ne sera pas sans rappeler les extractions shooters.
DMZ et Multijoueur
Et si vous aimez les extractions shooters, Call of Duty Modern Warfare 4 a pensé à vous. Dans le mode DMZ, vous allez vous retrouver dans un camp militaire caché où vous pourrez naviguer librement entre votre armurerie, votre stand de tir et les diverses informations (joueurs à primes, boss, imprimante 3D pour la fabrication). Mais si vous êtes pressés, l’écran de lancement de partie vous permettra aussi de gérer directement par menu armement, inventaire, traits, défis et apparence. Il ne vous restera qu’à choisir entre exploration libre, opérations dynamiques et missions principales. Des défis, des choses à débloquer pour la carotte de jeu.
Et ce mode vient aussi avec son pendant PVE : des missions à remplir de manière séquentiel : obtenir un code pour ouvrir une porte pour pirater un code qui va nous donner accès à un labo qui va nous donner l’objectif. C’est sympathique, l’impression de se retrouver dans la séquence de braquage de Heat, et ça change du classique multi. Mauvais point: la map vous abreuve d’ennemis : près de 200 soldats tués à trois lors de ma première mission, ça fait beaucoup (trop ?).
En ce qui concerne le multi « classique » : 11 modes de jeu incluant le terrain d’essai. 10v10, Team Deathmatch en 6v6 en réapparition à la votre base ou non, Collatéral et Seek & Destroy (CS like avec ou sans respawn), Guerre terrestre (le plus fun), Inflation (6V6 sur les primes), Domination, jeu par manche ou CTF. Voici ce qu’on vous propose avec les habituelles montées de niveaux et déblocage d’équipements allant avec. Bref tous les goûts seront satisfaits.
Verdict ?
La campagne a une durée de vie honorable même si elle se finit de manière abrupte en restant intense. La réalisation est de haute volée avec des graphismes poussant parfois à l’ultra réalisme, et on a souvent l’impression de réellement faire partie d’une escouade. Mauvais point, l’IA est bien évidemment aux champignons, l’aventure est ultra linéaire et tout est parfaitement scripté. Par exemple, si vous mettez trop de temps à rattraper un ennemi dans les quelques phases de course poursuite : il vous attend.
Les modes multijoueurs sont nombreux, mais les maps sont assez peu originales, l’impression de voir les mêmes depuis des années. Oui il faut que les maps soient symétriques pour l’équilibrage mais de là à avoir l’impression de toujours jouer sur les mêmes…
Le mode DMZ apporte un vrai plus, en donnant l’illusion d’un mode coopératif suivant ces modes. Gardant le gameplay de COD, il en devient un des extractions les plus nerveux, mais aussi permissifs. Une permissivité qui vous fera gagner XP et argent même en cas de non retour à la base. Et tant mieux, car lorsque vous décédez, il vous faudra racheter la vie de votre opérateur ou en changer purement et simplement.
Quelques bugs sur PC ont été notés : des écrans de fin de partie ou de chargement sans fin, mais rien expérimenté en jeu.
Très bon opus que ce Call of Duty Modern Warfare 4. Spectaculaire, donnant du choix dans son multijoueur sans forcément trop se renouveler. Le mode DMZ convaincra certains joueurs, les autres retourneront sur les modes classiques qui apportent aussi leurs nouveautés. Vous ne devriez pas être déçus.












