Genre : Drama avec un ballon
Si vous êtes sur cette critique de Captain Tsubasa 2 World Fighters, c’est que vous êtes familier du manga connu aussi sous nos cieux sous le nom d’Olive et Tom. Je ne vous ferai donc pas l’affront de présenter notre héros et ses aventures footballistiques qui l’emmènent, en ce début de jeu et dans le mode Histoire, au Brésil pour continuer son aventure professionnelle… là où le premier volet s’est arrêté.
Olive et Tom sont super entrainés
Captain Tsubasa 2 World Fighters n’est, donc, pas un jeu de football. Vous allez pouvoir créer votre joueur, qui par défaut sera attaquant, pour rejoindre l’équipe de Tsubasa San : Sao Paulo, et l’accompagner dans des matchs et surtout tournois mondiaux de jeunes.
Le mode Histoire se présentera selon une chronologie avec des matchs et du contenu secondaire qui consistera principalement à regarder des discussions ou des morceaux de matchs. Le contenu principal nous demandera de gagner des rencontres, avec des défis optionnels. Après chaque match, quelque soit l’issue de la rencontre, vous gagnerez de l’expérience pour vous améliorer. Et si l’objectif n’est pas rempli, il vous sera demandé de recommencer le match en question.
Une aventure qui vous fait croiser moult personnages connus de l’œuvre de Yōichi Takahashi. Et puisqu’on parle de personnages, on nous promet 110 personnages jouables. Ce qui résonne bizarrement dans l’oreille d’un amateur de jeux de sports.
Tactical Real Time Battle Mode
Je vais ici m’adresser à celles et ceux qui découvriraient le système de jeu. Ne pensez pas que vous allez faire du tiki-taka, des passes en profondeur ou des centres meurtriers. Ici ce qui est meurtrier, ce sont les tacles. Comme toute action intéressante dans le jeu, il faudra charger votre action. Dans le cas d’un tacle, il enverra l’attaquant récupérer ses dents au sol pendant quelques secondes, avec des vibes de Mario Soccer. En attaque, on chargera une frappe puissante, et si on a réussi à enchainer les actions, on aura fait monter un combo qui rendra la frappe particulièrement efficace.
Le gardien devra alors choisir une direction pour rendre son arrêt parfait et à défaut, normal ou faible, laissant passer la balle dans ses filets. Si vous faites un tir standard, il sera automatiquement stoppé. Les gardiens disposent d’une barre de vie, et les arrêts la consomment.
Et pour finir sur les règles du foot : les fautes n’existent pas, le hors-jeu non plus.
On se retrouve donc à tenter de se mettre hors de portée de tacles qui, chargés au max, glissent sur 20m, envoient les joueurs au sol pour 2 à 3 secondes. Tacles qui, s’ils sont à portée, sont inesquivables. Une fois proche de la zone de réparation, on déclenchera notre super tir, ou on fera un centre vers un attaquant dans la surface et ainsi de suite.
Reste la barre de super charge. Lorsque votre jauge est pleine, vous pouvez déclencher le mouvement signature de votre personnage : puissance de tir accrue, dégâts d’endurance plus importants ou des effets uniques. Les Super Tirs varient en termes de trajectoire, de portée, de vitesse de tir, de dégâts d’endurance du gardien et de consommation de jauge. A vous d’organiser votre équipe en fonction de leurs attributs et compétences. Il va sans dire que les mouvements chargés s’accompagnent d’une animation inspirée de l’anime de fort belle facture.
Un Mario Soccer avec une composante RPG mais en moins fun malgré la faible note qu’on lui avait donné dans sa dernière occurrence.
Captain Tsubasa ne sort pas des poules
PVP (oui c’est ainsi qu’est nommé le multijoueur sur un jeu sensé être de foot), mode Histoire et c’est à peu près tout. Sur PC, les crashs sont nombreux (mais connus donc devraient être corrigés). Sur Switch, les chargements sont longs et nombreux. En match, en mode Histoire, vous serez interrompu par des scènes en fonction d’un évènement scénarisé ou non (but marqué). Cela coupe le rythme et ajoute des écrans titres et des temps de chargement.
Les matchs se résument à bourriner l’adversaire en un tacle de 25m, et espérer qu’on aura le temps de charger notre tir une fois proche de la surface. On ne construit pas vraiment d’action ou de plan de jeu. De plus les lignes de tacles, absolument nécessaires à la visée, viennent gâcher un esthétisme déjà pas bien joli joli.
Oubliez aussi la possibilité de créer votre équipe même pour du multi local. C’est dommage avec un gameplay se rapprochant de Mario Soccer ça aurait pu être fun.
Ils ont réussi à faire d’un jeu de sport collectif, un jeu où seul un individu compte. Captain Tsubasa 2 World Fighters ne permet pas de construire d’actions, de se faire sa propre équipe. On dirait que Tamsoft a voulu faire un jeu pour mobiles avant de se rendre compte qu’ils avaient le budget pour le porter sur les plateformes du moment. Resteront les fans absolus du manga qui trouveront leur petit plaisir en jouant en facile
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