TEST – Catherine Full Body, de cubes en succubes

Deux relations ça va, trois… bonjour les dégâts

Catherine Full Body

Développeur : Atlus, Studio Zero
Éditeur : Sega, Atlus
Genre : Puzzle Game
Prix : 59,99 €
Support : PlayStation 4 (verion fournie par l’éditeur)
Date de sortie : 3 septembre 2019

 

En février 2012, le joueurs européens découvraient Catherine. Le titre développé par Atlus avait conquis les critiques tant par son gameplay que par son intrigue, sans oublier la patte de ses cinématiques. C’est donc 7 ans plus tard qu’une version remasterisée intitulée Catherine Full Body nous arrive. Contrairement à de nombreuses rééditions, le jeu ne se contente pas d’un simple lissage de texture. Je vous dis tout dans les quelques lignes qui vont suivre.

Quand y en a pour deux, y en a pour trois

Vincent, notre héros, est un trentenaire et il est en couple avec Katherine. Cette dernière commence petit à petit à lui mettre sur la table de manière de plus en plus explicite son envie de s’engager pour la vie. Après 5 ans de relation, Vincent lui n’est pas vraiment chaud.

Et il fait même preuve d’une peur de l’engagement manifeste. Il tient à la liberté dont il jouit encore avec par exemple ses soirées alcoolisées au « Stray Sheep », le bar du coin. C’est d’ailleurs au cours de l’une d’elles qu’il y fait la rencontre d’une jeune et jolie fille, Catherine, qu’il retrouvera dans son lit au petit matin sans qu’il ne se souvienne comment elle est arrivée là. C’est le début de ses ennuis.

Le jeu va ainsi nous mener dans les mésaventures du pauvre Vincent et nous proposera à divers moments des choix qui feront pencher la balance sur sa vision de la vie. Entre frivolité et maturité. Cela aura ensuite une influence sur la fin de l’aventure, et il y a ainsi un nombre multiples d’épilogues à découvrir, promettant ainsi une très bonne rejouabilité.

Ce Catherine Full Body introduit un nouveau personnage centrale dans l’intrigue, Rin, une jeune fille de constitution frêle et toute choupinette. Bien qu’amnésique, elle apportera, de par tout le mystère qui l’entoure, encore plus de confusion dans la vie de Vincent qui n’en avait pourtant pas besoin davantage. Elle lui apportera tout de même son aide de diverse manière, changeant du même coup un petit peu l’ambiance générale du titre.

Le tour de force d’Atlus c’est en tout cas d’avoir réussi à implanter, presque sans accroc, ce nouvel arc scénaristique en plein milieu de l’intrique du Catherine d’origine. A l’aide, bien entendu, de nouvelles cinématiques toujours réalisées sous le coup de crayon du Studio Zero qui me plaisent beaucoup. J’aime les jeux qui proposent des cinématiques en animé alors c’est forcement un bon point.

qatherineMême si la finesse des dessins est inégale entre les scènes, le jeu demeure agréable à l’œil malgré les années. La retouche a fait du bien et sur ce genre de titre crayonné, le poids de l’âge se fait toujours moins ressentir.

Les démons de minuit

Alors je vous l’expliquais plus haut, la vie de notre cher Vincent est agitée mais malheureusement pour lui, ses nuits le sont tout autant. Aucun répit pour le pauvre bougre.

C’est à ce moment-là que les joueurs que nous sommes viennent à se frotter à la partie centrale du gameplay de Catherine Full Body (vidéo de gameplay en début de test). Le système est on ne peut plus simple dans la théorie. On se retrouve face à un mur de cubes que l’on peut déplacer pour tenter de se frayer un chemin vers le haut. Les cubes s’accrochent entre eux par n’importe quel bord, et dans le cas où ils sont détachés de toute connexion, ils tombent dans le vide et, de fait, ne vous aideront plus dans votre ascension.

Alors oui, le principe est simple, mais les casses-têtes proposées se révéleront extrêmement ardus. Le jeu ajoutera au fur et à mesure des blocs pièges, des blocs inamovibles, des bloc glissants, etc…

Il y a heureusement plusieurs niveaux de difficulté dont un qui se nomme « Sans risque » et qui permettra en définitive de ne se concentrer que sur la partie scénaristique.

Par contre, il y a une seule nouveauté notable amenée par Catherine Full Body de ce côté-là, par rapport au jeu d’origine, ce sont les blocs composés de plusieurs cubes soudés et qui déplaceront ainsi des pans de murs entiers, histoire de réduire encore plus la marge de manœuvre. Rin viendra aussi nous aider dans nos rêves mais de manière assez limitée. Dur de classer ça comme une réelle nouveauté.

Toujours est-il que cette partie du gameplay reste très plaisante pour les amateurs de réflexion et elle s’imbrique parfaitement avec le reste du jeu et son intrigue. La symbolique qui se cache derrière est incontestable.

Catherine Full Body, avec tous ses atours

Tout au long du jeu, il faut constater que les musiques ne feront aucune fausse note. Un véritable ton musical a été trouvé et il permet une immersion totale dans l’histoire. Pour les doublages, on a le choix entre la version japonaise ou la version anglaise. Les deux étant de très bonne qualité.

Comme le Catherine original, les textes ont été traduits en français et malgré quelques fautes, des traductions parfois trop littérales et des répliques non traduites de-ci de-là, on ne peut que se féliciter qu’un jeu de plus ait été localisé, surtout que Sega ne l’a pas fait sur la licence Yakuza (oui, je remets ça sur le tapis !).

En plus du mode histoire, et pour booster la durée de vie du jeu déjà satisfaisante grâce à la rejouabilité, Catherine Full Body propose d’autres mode de jeu. Le mode Babel qui propose 5 niveaux hardcore à gravir en solo ou duo et qui donnera véritablement du fil à retordre à ceux qui le tenteront. Il y a ensuite des modes multi en ligne ou en local qui proposeront des affrontements sans pitié entre moutons grimpeurs.

Au final, ce Catherine Full Body se sert à merveille de qualités du jeu originel pour y apporter quelques nouveautés, notamment scénaristiques pour proposer à la fois une nouvelle expérience aux anciens joueurs comme aux débutants. Catherine Full Body, pour peu que l’érotisme soft ne vous file pas la nausée, est à classer parmi les bons jeux qui divertiront sur le fond et sur la forme.

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Points forts

  • Un gameplay accrocheur
  • Un scénario aux fins multiples
  • Un coup de crayon très plaisant
  • Rin apporte un vent de fraicheur
  • Une ambiance prenante
  • Du multi en local et en ligne

Points faibles

  • Peu de nouveautés sur le gameplay
  • Quelques scènes un peu moins bien dessinés
8

Great

Ma devise : "Raler, c'est utile uniquement si tu en profites pour apporter une solution... sinon ça reste juste un plaisir".

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