TEST – Darwin’s Paradox

Ecco le dauphin, mais en poulpe et en bien.

Développeur : ZDT Studio
Éditeur : Konami
Support : PC, PS5, Switch 2, XBox Series X/S
Version pour le test : PC
Genre : Aventure
Date de sortie : 2 avril 2026

 

Konami fait dans le jeu « indé » qui, du coup, ne l’est pas, puisqu’il les édite, mais après le très bon Deliver At All Costs, c’est au tour d’un poulpe de se retrouver sur nos plateformes de jeu. Un poulpe venu à la vie par la grâce de ZDT Studio, un studio français.

Ecco le poulpe

Tout débute comme dans l’illustre aïeul. Des extra-terrestres font de la nourriture en siphonnant les océans, dont notre petit poulpe bleu, du moins si vous n’en changez pas la skin de base. Mais Darwin (c’est son nom) se détache de notre dauphin par sa capacité à agir sur terre, et aussi, on l’espère, par l’origine de sa création. Si vous n’êtes pas au fait de la conception d’Ecco, on vous laisse découvrir ce mélange de drogues, de théorie du complot et d’autres trucs malsains.

Une capacité qui fait de Darwin’s Paradox un jeu de plateformes qui va nous faire traverser plusieurs environnements de manière cohérente, en commençant par une décharge pour vite aller dans les égouts comme tout bon jeu qui nous y invite depuis la création des jeux vidéo.

Notre poulpe sait nager, tirer de l’encre noire pour passer furtivement, sauter, se camoufler, s’accrocher aux surfaces, du moins quand il n’est pas enduit d’un produit vert fluo qui donne peu d’espoir sur une espérance de vie allant au delà de l’année (un poulpe vivant entre 1 et 2 ans, oui c’est triste mais vous aurez appris quelque chose de plus en ce jour). Et voilà à peu près tout ce qu’il y a à savoir sur le gameplay, le tout allant se jouer sur la construction des niveaux.

Octopus Traveler

Des niveaux qui, comme je commençais à le présenter quelques lignes plus haut, vont nous faire traverser décharge, égout, fonderie, usine, cimetière de bateaux (rapidement) et base sous-marine. Chacun va venir avec ses propres challenges ayant une thématique pouvant se détacher : plateforme, énigme, infiltration en jouant sur vos capacités et votre sens du timing, comme lorsqu’il vous faudra échapper à des lames géantes ou passer d’un tuyau à un autre en fonction de leur température du moment. Un jeu et des niveaux très jolis, et surtout qui donnent à voir en arrière plan. Ça bouge, ça vit, ça donne des infos comme ce petit coup de génie dans la capture d’écran qui suit.

Darwin's Paradox

L’écran montre l’arrivée d’un ennemi derrière le sas

Il vous faudra prendre en compte la spécificité de Darwin : ses ventouses. La physique du jeu est construite sur le fait de pouvoir adhérer, ce faisant, il y a une légère latence par rapport à ce que nous avons l’habitude d’expérimenter dans les jeux du genre. Une latence justifiée, cohérente car logique. Une latence qui ne posera plus trop de soucis au bout d’un ou deux environnements. Je parle d’environnements plus que de niveaux, tant le passage entre eux est fluide et presque invisible, si un titre de chapitre ne venait pas nous l’apprendre. A ce sujet il sera aussi possible de choisir son chapitre à tout moment, au cas où vous auriez raté un objet collectionnable (une affiche, un journal ou un tract) donnant un peu plus de contexte, de vie au monde proposé par Darwin’s Paradox.

Jeu plutôt facile, il y aura pourtant quelques points de blocage qui vous demanderont de vous redresser sur votre chaise/canapé/fauteuil/lit/autre, merci de ne pas préciser. Que ce soit pour éviter rats, mouettes ou plus rageant, les sous-marins-requins-sonars. Sous l’eau on vous entendra crier et surtout l’effet de glissage, bien que cohérent, sera source de mort.

D’ailleurs, à ce sujet, Darwin’s Paradox ne vous épargnera rien puisque vous mourrez écrasé, de chutes, mangé, électrifié, atomisé, explosé, torpillé, liquéfié. En fait le paradoxe de Darwin est peut-être ici : ce n’est pas le plus fort qui survit mais celui qui meurt le plus et qui accepte de retenter.

Pour finir, disons que le jeu a une difficulté qui connait des pics auxquels nous ne sommes pas préparés et qu’il manque peut-être de combats de boss pour fournir l’expérience complète.

 

Ton décalé, protagoniste attachant, esthétiquement beau, niveaux animés et variété dans le gameplay, Darwin’s Paradox n’aura que quelques défauts plus ou moins bloquants selon votre goût : un ou deux pics de difficulté absurdes en comparaison du reste du jeu et des combats de boss qu’on aurait aimé avoir et qui, vu le ton général, auraient pu être de belles expériences

Retrouvez aussi nos tests sur OpenCritic.

 

Points forts

  • C'est joli
  • Les niveaux animés
  • Le ton décalé
  • Varité de jeu

Points faibles

  • Ça manque de boss
  • Pics de difficultés
  • Un peu un couloir
7.5

Good

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