TEST – Donkey Kong Bananza

C’est un jeu de plateformes aux multiples influences qui a été consacré à Donkey Kong et servi aux joueurs !

Développeur : Nintendo
Éditeur : Nintendo
Support : Nintendo Switch 2
Version pour le test : Nintendo Switch 2
Genre : jeu de plateformes
Date de sortie : 17 juillet 2025

 

Personne ne s’attendait à ce que Donkey Kong soit la seconde rampe de lancement de Nintendo pour le lancement de la Nintendo Switch 2, après l’inébranlable Mario Kart World. Le catalogue n’est pas encore assez fourni pour convaincre toute la communauté, puisque seul Mario Party mis à niveau est venu renforcer les rangs du catalogue made in Nintendo, mais la confiance est telle que la console a démarré sur des chapeaux de roue. De quoi rassurer le Big N mais aussi surélever les attentes pour les prochaines semaines voire les mois à venir.

Donkey Kong Bananza est donc arrivé en plein été, de quoi souligner les qualités de la console NS2 en mode portable qui ne souffre d’aucun souci de performance, mais qui montrera ses limites sur l’autonomie de sa batterie. Comptez parfois trois heures maximum et le besoin de brancher le câble du chargeur se fait ressentir. Nous avions déjà remarqué ce petit souci avec Mario Kart World. Mais là n’est pas la problématique pour notre grand Kong au look rafraîchi, puisqu’il doit récupérer toutes les bananes dorées éparpillées aux 4 coins de l’île Lingot, enfin aux 40 strates diverses et variées. Et avant de trouver ces bananes, il faut dire que la Void Company nous en fait voir des vertes et des pas mûres… Oui, j’ai osé.

Les vertes et les pas mûres…

La Void Company est emmené par Void Kong et sa bande, des loubards qui ont déréglé le climat, qui volent les bananes dorées et qui souhaitent rejoindre le centre de la Terre à des fins diaboliques. Evidemment, Donkey Kong sera là pour contrecarrer leurs plans, plus précisément vous. Commence alors une course – pas vraiment CLM – entre nos deux héros Donkey et Pauline et la Void Company à travers toutes les strates, ceux-ci étant propices à la destruction.

Votre séjour dans l’île Lingot se résumera à tout casser sur votre passage, des plaines, des prairies, à vrai dire n’importe quoi et n’importe qui se trouvant sur votre passage. Dans quel but ? Trouver des bananes dorées, des coffres au trésor, des fossiles et toute créature hostile prête à se trouver des coups de poing démentiels.

Et en s’enfonçant toujours plus dans le sol, de strate en strate, on découvrira avec DK et Pauline que toutes ces couches de terres cachent des environnements divers et variés, faites de sables, d’eau, de glace, de prairies, de forêts. Y sont enfouis des mini-mondes ouverts dont l’épaisseur et la verticalité n’attendent que vous et votre envie de les explorer.

C’est aussi ce que l’on retient de ce Donkey Kong Bananza, on pourrait bien le traverser en ligne droite et le terminer assez vite au final, mais on va se retrouver à faire bien des détours, car les capacités de DK nous permettent bien de tout détruire, et c’est ce qu’on va faire à de multiples reprises. Combien de fois ai-je reçu des invités qui, spectateurs, se demandent si le jeu consiste simplement à tout détruire sur son passage. Non, mais oui… On vit encore et toujours avec cette soif d’exploration et c’est somme toute agréable.

Un manque de peau…line

Puis les compétences de DK nous permettent de le faire de bien des manières. Cet arbre de compétences qui se développent au gré des bananes dorées que l’on trouvera. Avec DK, on pourra ainsi faire du surf sur un caillou (sur terre ou sur mer), activer un sonar (radar) afin de trouver plus facilement les objets disséminés dans la nature, se transformer en Méga DK (Bananza) et augmenter l’efficacité de ses pouvoirs avec quelques points, puis le rhabiller autant que Pauline, et cela procure une bonne dose de plaisir.

Surtout que le titre parvient à se renouveler selon les strates, et peut-être que cela ne dépaysera pas les joueurs les plus aguerris (on y retrouve beaucoup les derniers Zelda et Mario open-world) mais il est sûr et certain que ça peut émerveiller les plus jeunes. D’ailleurs, Donkey Kong Bananza se montre accessible au public le plus jeune, à savoir les enfants à partir de 6 ans, ces derniers gardant la manette assez longtemps pour se débrouiller, pour explorer à leur façon et pour s’amuser d’un DK destructeur et du chant d’une Pauline malheureusement sous-exploitée. Enfin, dès lors qu’arrive les Boss, il n’est pas rare qu’ils demandent de l’aide, voire que vous finissiez la séquence à leur place.

La bande-son se démarquera par la multiplication de pistes audio qu’il est possible d’enchaîner mais pas assez par la pureté de la voix de Pauline dans les séquences qu’on lui offre. Bien qu’elle n’endosse pas le rôle de la superstar de la musique de Mario Odyssey, on aurait apprécié qu’elle prenne plus de place dans l’aventure de DK au niveau du rythme de l’aventure. On imaginait déjà la variété dans les séquences de gameplay et du mélange détonant que ça aurait créé. Mais cette aventure était bien celle de Donkey Kong et de sa puissance, au service de Pauline qui souhaite retrouver son habitat en plus de stopper les plans machiavéliques de la Void Company. Cela place donc Pauline clairement dans un second rôle, un peu comme la casquette dans Mario Odyssey… D’ailleurs elle gagne en utilité dès lors que l’on joue en coopération puisque le joueur 2 sera en mesure de l’incarner.

Si le héros de Donkey Kong Bananza profite d’une telle puissance de destruction, l’expérience de jeu camoufle tout de même une grande force de création et un immense sentiment de liberté. On peut certes regretter le rôle minimaliste de Pauline dans les mécaniques de gameplay du jeu, il demeure que l’on se perd avec plaisir dans les différentes strates visitées par DK et son acolyte. Une réussite qui nous occupera de nombreuses heures si on ne traverse pas le jeu en ligne droite. Même les marmots, à partir de 6 ans, pourront se délecter d’un jeu accessible aux mille possibilités et des petites anecdotes de Pauline avant les siestes, elles donnent souvent le sourire.

Points forts

  • Un grand sentiment de liberté
  • Détruire ou pas, je ne vais pas choisir, je détruis
  • DK se transforme et c'est vraiment coolax
  • Un level-design réussi

Points faibles

  • Pauline aurait pu (dû) varier les séquences de jeu
  • Une erreur sur une touche et c'est vite la cata (mais on chipote)
8.5

Great

Toujours dans la magique potion du jeu vidéo !

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