TEST – Dragon Ball Z Kakarot : un gameplay approximatif dans ce si bel univers

Ka…me…ha…me…prout !

Développeur : CyberConnect2
Éditeur : Bandai Namco
Genre : Combat, Action/RPG
Prix : 59,99 €
Version pour le test : PS4
Date de sortie : 17 janvier 2020

Dragon Ball Z Kakarot est la énième itération vidéoludique inspirée de l’œuvre, ô combien populaire, d’Akira Toriyama. Deux ans auparavant, nous pensions avoir touché du doigt la perfection avec Dragon Ball FighterZ développé par Ark System Works, mais voilà que CyberConnect2 (série des Naruto Storm) vient mettre son grain de sel en ce début d’année 2020. Après quelques vidéos mettant l’eau à la bouche, voyons voir ce que nous réserve cet opus inédit.

dragon-ball-z-kakarotUne histoire de (ca)carottes

L’histoire de Dragon Ball Z Kakarot débute directement à la naissance de Gohan, d’ailleurs les premières minutes du jeu se consacrent à la relation père/fils entre Goku et Gohan. Au programme, dialogues paternels, cueillette de fruits, pêche de gros poissons et grillades au coin du feu. Une approche inédite qui amène une vraie immersion et une grande crédibilité à l’univers. L’occasion d’apprendre aussi les clés de l’exploration avec son lot d’activités plus ou moins intéressantes. En plus de vous enseigner les commandes, le tutoriel vous présentera les différents onglets du menu. C’est un peu lourd et laborieux. Étendre cela sur quelques heures aurait été la bienvenue et aurait permis une meilleure assimilation de toutes les informations. Ceci dit, l’ambiance DBZ est bien présente avec notamment les voix et musiques originales. La direction artistique ainsi que le game design font honneur au manga que nous connaissons. Un réel plaisir de se balader à travers les décors qui ont bercé notre jeunesse en courant ou volant à toute vitesse voire en chevauchant le nuage magique  ! Vous pouvez d’ailleurs retrouver la première heure de jeu sur notre chaîne YouTube dont un combat contre Piccolo. Puis rapidement le scénario avance avec l’arrivée de Raditz et les ennuis qui vont avec. Si Dragon Ball Z Kakarot reflète quasi parfaitement le manga, il est à noter que CyberConnect2 réussit à proposer un condensé des scènes importantes sans s’attarder sur certains détails.

Une histoire à dormir deBoo

Bon malgré cela, l’histoire on la connait en manga, en anime et en jeux vidéo…. difficile de faire dans l’inédit ! Cependant, il faut avouer que ça fonctionne même si la réalisation est loin d’être parfaite. Eh oui… le rythme du jeu est une plaie. On enchaîne les cinématiques avec de nombreux chargements interminables… Vraiment le gros point noir de Dragon Ball Z Kakarot. Ça entache beaucoup l’expérience de jeu, surtout que les combats ne font pas partie des points positifs. Souvent longs et rébarbatifs, on déplore un manque de technique et de diversité de combos. Quant à la caméra : dès qu’il y a plus de deux combattants à l’écran, elle est dans les choux ! Dommage car il y avait du potentiel avec la présence des soutiens et d’un grand dynamisme. Dans tout ce marasme, l’ajout de QTE aurait pu rendre la chose moins fastidieuse. A la manière des Naruto Storm, les QTE peuvent renforcer la puissance des combats et intégrer des interactions bienvenues dans les cinématiques.

Mais alors que reste-il de bien dans ce DBZ Kakarot ? Un jeu orienté quasi 100% solo, une direction artistique qui ravira tous les fans, le plaisir de retrouver nos personnages favoris et de combattre avec, ainsi que des cinématiques en HD à faire pâlir les meilleurs épisodes de DBZ Kaï. De plus, le contenu est loin d’être maigre avec un aspect important du gameplay orienté RPG. Entre la cuisine et les possibilités d’améliorations des personnages, il y a de quoi faire.

Dragon Ball Z Kakarot, une histoire d’amitiés

CyberConnect2 a su tirer parti du manque d’originalité du scénario en proposant des tableaux de communautés basés sur les relations entre les personnages. Au total ce sont six tableaux différents qui renforceront vos capacités et autres compétences (combat, PV, Force, exploration, etc.). Pour cela, on dispose d’espèces de « jetons » d’âme des personnages à placer sur les tableaux qui seront liés entre eux. Et en fonction des relations entre les personnages, les liens débloqueront des buffs : les Saiyans, les dieux, les nameks, les élèves de Tortue Géniale, etc. (un peu comme les liens dans FUT de FIFA). Une bonne idée qui permet de préparer les combats avec un aspect tactique. Ajoutez à cela un arbre de compétences immense pour chaque combattant jouable où l’on peut améliorer les attaques spéciales ou débloquer des nouvelles capacités avec les orbes ramassés. Sans oublier les recettes de cuisines réalisables pour aussi buff vos personnages avant un gros combat. Et vous aurez fait quasiment le tour du gameplay. Ce dernier reste approximatif avec plein de bonnes idées mais qui oscille un peu trop entre différents styles de jeux. Moité jeu de combat, moitié RPG… pour au final être moyen. Les attentes étaient grandes de ce côté et le soufflé retombe rapidement passé les premières heures de jeu.

Difficile de noter un jeu qui transpire le fan service et aurait pu être tellement mieux en reprenant les bases du gameplay des jeux Naruto. Néanmois, CyberConnect2 signe avec Dragon Ball Z Kakarot un tour de force de proposer un énième opus basé sur la licence de l’oeuvre d’Akira Toriyama qui comblera nombre de joueurs. Alors certes, il ne marquera pas les esprits à cause d’une réalisation moyenne ainsi qu’un gameplay approximatif. Cependant, malgré une répétitivité, il ne faut pas bouder notre plaisir de lancer des Kamehameha à foison ou de pouvoir se transformer en Super Saiyan comme bon nous semble sans parler des attaques combinées avec nos soutiens infaillibles. Si vous voulez vivre l’expérience de l’intérieur, foncez, sinon vous pouvez toujours vous (re)mater les épisodes de DBZ Kaï.

Points forts

  • L'univers d'Akira Toriyama parfaitement modélisé
  • Les voix et musiques originales
  • L'exploration du monde ouvert
  • Le respect du manga
  • Le système de communautés

Points faibles

  • La caméra dans les choux sur les combats à plusieurs
  • Les combats manquent de variétés de combos
  • Les chargements trop nombreux
  • L'aspect RPG mal abordé
6

Fair

Grand aventurier, Gabs consacre sa vie a la recherche d'OST en tout genre en jouant à différents jeux. La légende raconte que c'est lui qui aurait appris à Link comment jouer de l'ocarina...

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