TEST – Dune Awakening

Lisan al Gaib Dune Awakening !

Développeur : Funcom
Version pour le test : PC
Genre : MMORPG 
Date de sortie : 10 juin 2025

 

Les Atreides ont déjoué un complot exécuté par les Harkonnen. La trahison du Dr Wellington Yueh a été évitée. L’empereur a décrété une « Guerre des Assassins » sous surveillance des Sardaukar qui s’assurent que l’épice coule à flots. Les Fremen ont disparu d’Arrakis et c’est à moi de découvrir ce qu’ils sont devenus. Moi qui me suis retrouvé à répondre aux Bene Gesserit sous la menace de leur gom jabbar et qui a eu la chance, si on peut appeler ça une chance, de réussir leur test.

Je me suis alors retrouvé sur un vaisseau Sardaukar qui a été abattu par un étrange personnage. Me voici libre avec ce mentor qui m’apprends à survivre à Dune.

Jour 1 : la récolte et la survie

Je ne sais pas si je l’écris pour moi, ou pour quelqu’un qui trouvera ces écrits sous un tas de sable, avec ce qui me restera d’os à proximité. Mon mentor m’a appris à récolter les matières premières : granit, fibres végétales, métal de récupération. Il m’a appris à construire des outils rudimentaires avec, qui vont me permettre de me bâtir un abri.

Enfin rudimentaire … Il contient en mémoire tous les schémas de murs, portes et structures dont je pourrais avoir besoin, il permet aussi d’ajouter les plans qu’on me donnera en récompense ou que je pourrais trouver dans mon périple. Il permet de visualiser ce que je veux construire pour éviter que je commette une erreur qui pourrait s’avérer consommatrice de ressource ou de temps si je ne pouvais fermer ma demeure par exemple. Car il faut que l’abri soit clos, hermétique pour se protéger des tempêtes de sable et surtout de la perte d’humidité. Ces outils me permettent aussi paramétrer l’accès à mes équipements jusqu’à définir une copropriété.

Les températures sur Arrakis peuvent dépasser les 70°. En journée il faut chasser les zones d’ombres sous peine de déshydratation accélérée, il m’a fallu, au début du moins, trouver des plantes pour m’abreuver de ce qui restait de leur rosée. Celle-ci, nocive, ne permet pas de pleinement me sustenter, il faut y aller à l’économie, planifier sa survie. Mais depuis que j’ai un distille, mon humidité se régule. Il y a certes de la parte, mais le recyclage me permet de voir.

Et puis, assez rapidement, je comprends où j’ai mis les pieds, ce qui va être mon quotidien sur les premiers jours. D’ailleurs c’est amusant le temps à l’air de passer à une vitesse ici. Comme l’impression qu’une journée passe en 30 mins. Mais bref. Je récupère des matières premières qui me permettent de construire littéralement ma survie, puis j’apprends à construire d’autres choses, de tous nouveaux équipements (éoliennes, collecteur de sang) et/ou des versions améliorées qui vont me permettre de récupérés d’autres matières premières (fer, carbone) qui vont permettre de … Bref vous voyez l’effet boule de neige auquel il faudra ajouter l’entretien, les réparations, le recyclage et l’alimentation en énergie.

Mais il faut alimenter tout cela, construire des générateurs, leur donner des cellules pour les faire tourner et surtout éteindre quand je pars en expédition ou que je n’ai pas besoin de construire, pour économiser. Idem côté véhicules : motos, buggys et surtout ornithoptères. Véhicules que j’ai appris très récemment à « ranger » dans un module transportable. Je sais même dupliquer une base ou une partie pour ne pas rendre exercice rébarbatif même si pour passer le temps je peux écouter une des stations de radio disponibles.

Jour 4 : les autres

J’ai des voisins, ils sont amicaux, ou du moins ils ne sont pas belliqueux, nous avons opté pour la plupart pour la même architecture, cubique. Quelques excentriques se bâtissent des nids d’aigle ou expérimentent des architectures très artistiques. En revanche le désert est peuplé de camps et avant postes de pillards et esclavagistes, de ruines, cavernes et vaisseaux échoués aussi. Il faut combattre, j’ai opté pour un poignard et une arme à aiguilles à répétition. Sniper, épées, j’hésite encore. Il faut apprendre à parer au bon moment pour passer le bouclier de certains et poser mes pièges pour éviter que les combats ne soient trop longs. Une fois tué je peux ponctionner le sang de ma victime pour le traiter dans ma base et en extraire l’eau.

Je ne l’ai pas écrit mais j’ai une formation de Mentat. J’ai croisé dans certaines boutiques des planétologues, soldats, maitres d’armes, et même Bene Gesserit qui m’ont enseigné une partie de leurs connaissances contre service ou paiement. Je peux ainsi faire mon chemin d’apprentissage même s’il faut remplir des quêtes pour débloquer les savoirs les plus avancés. Content qu’on soit sortir du système de caste. 

Et puis il y a l’autre ennemi, le désert. Comme si la chaleur ne suffisait pas, il y a les sables mouvants, les tempêtes et les sables tambours qui attirent les vers, Shai-Hulud. Impressionnant de loin, terrifiant de près. Ce qui devait arrivé, arriva, je me suis fait mangé. Je ne sais par quel miracle j’en suis ressorti mais j’ai eu une vision durant cet épisode. Une vision qui me rappelle les premières que mon périple me force à avoir. Mais j’ai tout perdu, pas ma demeure ni ce qui s’y trouvait mais tout ce que je portais, mes outils, mes armes, mon distille. 

Se faire manger par un vers c’est subir un retour arrière de plusieurs heures. Au moins quand un pillards me laisse pour mort, je peux revenir et récupérer mon sac à dos.  

Enfin il faut parler du désert profond, où les guildes se font la guerre pour l’épice. Une guerre de 7 jours car une tempête de Coriolis vient tout raser chaque semaine, les mardis matins apparemment.

Jour 8 : Et en plus il va falloir être diplomate 

Dans les boutiques et villes on me propose du travail, je rencontre les maisons mineurs du Landsraad mais aussi Harkonnen et Atreides. Les guildes de gens comme moi font pencher le Landsraad qui fonctionne comme un vote où nous pouvons proposer et voter des lois qui influencent les conditions de vie.

Ce système reflète la structure politique de l’univers de Dune, où les maisons nobles rivalisent d’influence, appliquent des politiques et forgent ou brisent des alliances par la diplomatie, la manipulation ou la force. Pour participer pleinement il nous faut

  • Rejoindre une guilde : Le pouvoir de vote dépend principalement de l’alignement de la guilde.
  • S’allier à une Grande Maison : Les guildes peuvent jurer fidélité à l’une des factions dirigeantes, comme la Maison Atreides ou la Maison Harkonnen. Cela détermine le camp politique qu’elles soutiennent et les missions qui leur sont confiées.
  • Accomplir des missions : l’influence est obtenue en accomplissant des missions, en contrôlant un territoire, en récoltant des ressources clés ou en réussissant des escarmouches contre d’autres guildes.
  • Voter lors des sessions hebdomadaires : le Landsraad se réunit régulièrement et ouvre un menu de propositions sur lesquelles les joueurs peuvent voter, en fonction de l’influence de leur faction.

Chaque session de vote présente de nouvelles propositions. Celles-ci peuvent modifier radicalement l’équilibre du monde, comme :

  • Activer le droit de récupération : active temporairement le PvP à butin complet dans des zones spécifiques comme le désert profond.
  • Ajuster la production d’artisanat : augmente ou diminue le rendement des ressources de matériaux ou d’outils spécifiques.
  • Modificateurs économiques : modifie les prix des vendeurs, les taxes Solari ou les frais du marché.
  • Améliorations de faction : accorde des bonus temporaires à la maison ou à la faction avec le plus de soutien.
  • Activer les événements : déclenche des conflits basés sur des zones, des défis de porte de sang ou des boss mondiaux d’élite.

La participation politique est liée à la réputation de chacun auprès des Grandes Maisons. Celles et ceux qui agissent fréquemment contre les intérêts de leur Maison (en attaquant des alliés, en rompant des contrats ou en échouant des missions) risquent de perdre leur accès à la participation politique.

À l’inverse, les fidèles gagnent un statut plus élevé, débloquant des privilèges de vote spéciaux, des quêtes réservées à la Maison et des récompenses cosmétiques qui signalent le rang politique.

Tous ne choisissent pas de s’allier aux Grandes Maisons. Les guildes indépendantes ou les neutres peuvent néanmoins gagner en influence en participant à des événements mondiaux ou en échangeant des biens rares, surtout s’ils entretiennent une bonne réputation auprès de plusieurs factions. Cela permet l’influence de tiers au sein du Landsraad, garantissant ainsi des stratégies diversifiées et réduisant la domination d’un seul bloc de pouvoir.

Les votes exprimés au Landsraad ont des conséquences permanentes ou limitées dans le temps. Une décision mal prise peut exposer des régions sécurisés à des raids de guildes, augmenter le coût de fabrication ou modifier le contrôle de zones d’épices clés. Une manipulation politique réussie peut donner à votre maison ou à votre guilde des avantages considérables pour la semaine à venir. De nombreuses guildes coordonneront leur influence sur plusieurs mondes ou Sietchs pour manipuler les résultats, faisant du méta-jeu politique un puissant système de fin de partie.

Le point technique

Histoire de rompre la routine nous avons donc opté pour une critique de Dune Awakening en mode récit du point de vue du personnage en jeu, mais il faut parler un peu technique ce que ne peut faire notre pauvre Uithre (c’est son nom) sur son serveur. Les serveurs justement, pour limiter le nombre de joueurs et ne pas se retrouver avec 35 pelos sur le même pixel, et donner le sentiment de solitude et d’immensité attendu par l’univers de Dune, sont découpés en Sietchs. Vous pouvez changer de sietch, jouer avec des joueurs, collecter mais pas construire de base ou avoir accès à la votre.

Quelques bugs persistent mais des premiers patchs déployés depuis la sortie anticipée  de Dune Awakening ont réglé le problème. L’interface est un peu fouillis et il y a encore quelques manques : pas de glossaire, pas d’option de recherche textuelle ce qui aurait été un plus avec l’accumulation des plans de construction.

Mais côté contenu ça se pose là, que vous soyez bâtisseur, combattant ou diplomate (avec joueurs et guildes)  vous aurez des journées bien remplies dans Dune Awakening. Après mes premières 20h je n’étais qu’au début de on périple sans que l’ennui ne me saisisse.

Mais, car il y a toujours un mais, Dune Awakening reposant sur le Landsraad, il faudra que Funcom s’assure que les grosse guildes ne trouvent pas le moyen de manipuler les mécaniques de jeu à leur seul profit, d’autres MMORPG en sont mort. En général ce qui compte pour un MMORPG et qui est invérifiable lors du test c’est son endgame, ici, j’ai presque envie de m’en fiche.  

Fan de Dune et néophytes y trouveront leur compte si le côté survie est attirant pour eux. L’univers de Dune Awakening se basant sur la mécanique des univers alternatif Funcom va avoir un peu de liberté avec le lore et les évènements. Enfin le modèle économique est plaisant : pas d’abonnement.

 

Dune Awakening ravira les amateurs de l’univers qui n’ont pas peur de mettre les mains sur un jeu basé sur la survie, le craft et la diplomatie. En général ce qui compte pour un MMORPG et qui est invérifiable lors du test c’est son endgame, ici, j’ai presque envie de m’en fiche. Attention, dans un WoW on peut presque jouer seul, ici cela parait impossible à haut niveau.

 

Points forts

  • Le modèle économique
  • L'histoire est engageante
  • L'univers est respecté
  • Les mécaniques de jeu sont immersives

Points faibles

  • Une ergonomie perfectible
  • Les ennemis manquent de diversité
  • La parade peut être une tannée en mélée
8

Great

Personne ne lis jamais ces encarts (mais tu peux cliquer sur les liens)

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