TEST – Ever Oasis : Voyage au pays du soleil brûlant

Ever Oasis

(testé à partir d’une version Nintendo 3DS fournie par l’éditeur.)

Développé par le studio japonais Grezzo, Ever Oasis est un jeu qui vous plonge dans un monde où le désert et le sable sont omniprésents. Action-RPG teinté d’un aspect jeu de gestion, le soft vous plonge dans un monde désertique où votre héros possède un pouvoir très rare, celui de créer des oasis. Piquant un peu dans tous les registres, Ever Oasis est-il un hit incontournable de cet été caniculaire, ou rien de plus qu’un mirage qui s’estompe au fur et à mesure qu’on s’en approche ? Réponse dans les lignes suivantes.

Il est frais mon oasis !

L’histoire d’Ever Oasis vous plonge dans un désert – oui, encore. Tout comme Final Fantasy XII The Zodiac Age, dont vous pouvez retrouver le test par ici – contrôlé par le Chaos et ses créatures. Les peuples, pour se protéger, se sont réfugiés dans des oasis, créés par les fils et filles du Grand Arbre. Vous incarnez Thout, le jeune frère du chef de l’oasis dans lequel vous vivez. Seulement après une attaque du Chaos, ce havre de paix est détruit et vous êtes sauvé grâce au sacrifice de votre grand frère. Une fois réveillé, vous faites la rencontre d’Esna, le dernier génie de l’eau encore en vie, et votre mission est simple : associer vos pouvoirs pour créer votre oasis, dernier rempart contre le mal.

Vous voilà donc plongé dans cet univers pour gérer votre oasis et essayer de rassembler un maximum de créatures. Outre votre objectif de réunir du monde, vous allez devoir essayer de mettre un terme au règne du Chaos. Malgré un univers plutôt original, l’histoire du soft reste assez simpliste. La bataille du bien contre le mal est quelque chose qui a été fait un millier de fois et ici, peu de surprises. Pourtant malgré cette histoire banale, on se prend vite au jeu d’essayer de parcourir le désert pour récupérer un maximum de personnes et les inviter à venir habiter dans l’oasis. De plus, chaque arrivant possède une petite histoire et vous demandera de l’aider pour qu’il accepte de s’installer. Outre la tâche, qui est assez répétitive, on se prend donc rapidement au jeu de l’exploration.

« Ever Oasis : des combats, de l’eau de source, de la gestion ! »

La particularité d’Ever Oasis est donc de piocher un peu à droite et à gauche, dans différents styles de jeu. On y retrouve donc de l’aventure, de l’exploration, du combat en temps réel à la sauce Action-RPG, mais aussi de la gestion. Le déroulement est assez simple puisque votre oasis est peuplé de ce qu’on appelle des Boutifleurs. Ces maisonnettes sont en fait des magasins que les habitants ouvrent pour essayer de satisfaire les besoins des visiteurs qui arpentent les chemins de votre oasis. En bon chef que vous êtes, vous allez donc récupérer une taxe sur les revenus produits par ces magasins. En échange, votre mission est de fournir les magasins en matières premières. Vos bénéfices ainsi récupérés vous permettront d’acheter et de crafter des pièces d’équipement pour votre personnage et votre équipe.

Car en parallèle de cet aspect gestion, Ever Oasis propose donc un monde à parcourir et à explorer. Ce dernier, peuplé de créatures malveillantes, est très hostile et vous aurez pour obligation de vous défendre pour avancer. Le jeu fonctionne donc selon le schéma suivant : vous vadrouillez, puis rencontrez une personne qui vient visiter votre oasis. Cette même personne, pour s’installer définitivement, va vous demander de remplir une quête. En général, votre futur pensionnaire a entendu parler d’une autre créature perdue dans le désert, qu’il va falloir aller chercher pour lui proposer également de rejoindre votre havre de paix, et ainsi de suite. Prenez donc ce déroulement et répétez le encore et encore. Heureusement, Esna, le génie de l’eau qui vous accompagne, va de temps en temps vous donner des missions à remplir qui vous permettront d’explorer plus en profondeur le monde d’Ever Oasis.

Ever Oasis, en bon RPG qu’il est, embarque donc avec lui tout un bagage directement issu de ce genre. Craft, équipements et autres marchands sont donc des éléments que vous rencontrerez en parcourant cet univers. Cependant, tout dans le jeu est réduit à son concept le plus simple et aucun élément de gameplay n’est vraiment original. Au même titre, la gestion et la création de votre oasis sont beaucoup trop simplistes pour vraiment satisfaire le chef de clan en herbe que vous êtes. Chaque emplacement pour votre Boutifleur est pratiquement prédéfini par le jeu, au même titre que l’ordre dans lequel vous allez les créer. Au final, on se retrouve donc à créer les Boutifleurs que le soft nous dit de créer, à aller chercher des matières premières au détour d’une quête, et à récupérer les thunes une fois de retour au bercail. On notera que le titre nous laisse un peu plus de liberté au fur et à mesure que l’aventure suit son cheminement, mais le concept de base reste inchangé. Au même titre que la gestion, les combats sont tout aussi simplistes, voire un peu brouillons. Le système d’escarmouche ne joue que sur l’esquive, l’attaque et… c’est tout. Heureusement, l’apparition de combos, un peu plus tard dans l’aventure, permet de diversifier les combats, qui restent quand même un peu tristes. Rien de bien transcendant en somme, puisque le soft reste dans quelque chose d’ultra classique, sans apporter un brin d’originalité.

Techniquement plutôt propre

Du côté de la technique, Ever Oasis fait le job. Le désert est très crédible et les environnements sonnent vrais, du moins, pour de la 3DS. Malgré quelques ralentissements qui surviennent notamment pendant les phases d’action, le soft reste techniquement très correct à ce niveau-là. On se montrera aussi agréablement surpris par les compositions de Sebastian Schwartz, qui avait précédemment travaillé chez Capcom, avant de filer un coup de main à Koichi Ishii sur cet Ever Oasis. Tantôt épiques, tantôt reposantes, les compositions fonctionnent du tonnerre et vous accompagnent parfaitement pendant vos heures de jeu.

Là où on pourra se trouver plus déçu, c’est vis-à-vis du Level Design. En effet, le titre comprend un nombre conséquent de donjons que l’on croirait tout droit sorti d’un des premiers épisodes de The Legend of Zelda. Là où le bat blesse, c’est que ces donjons fonctionnent majoritairement grâce à la résolution d’énigmes, qui demandent l’utilisation des pouvoirs de vos alliés. Car oui, la plupart des créatures que vous pouvez emmener avec vous possède une capacité spéciale, qui peut être de se transformer en une sorte de morphing-ball du pauvre, creuser, ou encore casser des rochers qui bloquent le passage. Et comme on ne peut modifier son équipe que dans l’oasis, vous allez être obligé de faire pas mal d’aller-retour pour avancer et avoir les bons coéquipiers au bon moment. C’est dommage, surtout que les donjons sont plutôt intéressants à parcourir.

Mon avis sur Ever Oasis est plutôt partagé. Il est difficile de dénigrer sa bonne volonté de proposer plusieurs facettes de gameplay au joueur, mais rien n’est assez développé pour nous embarquer pendant des heures et des heures. Aucune des idées n’est assez approfondie, et même si le côté gestion est plutôt amusant pendant les premières heures, il reste assez répétitif au fur et à mesure qu’on avance dans l’aventure. Il n’en reste que l’univers proposé se laisse parcourir et amusera les plus petits grâce à un gameplay très accessible, mais assez brouillon dans les phases de combat.

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Évaluation de l'article

Points forts

  • L'univers
  • Très accessible
  • Plusieurs facettes de gameplay...
  • L'aspect chibi, plutôt réussi

Points faibles

  • Très répétitif
  • Des combats brouillons
  • ... mais toutes très basiques
  • Quelques ralentissements
6.3

Fair

Gameplay - 6
Histoire - 5
Univers - 6
Direction Artistique - 8
Que ton cœur soit la clé qui te guide.
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