C’est définitivement FC 25 et non FIFA 25 qu’il faut l’appeler maintenant !
Notre test a été réalisé à partir d’une version PlayStation 5 envoyée par l’éditeur.
FC 25 représente-t-il une mise à jour de FC 24 ? La question se posera toujours pour une franchise annuelle qui reprend tous les fondamentaux du précédent opus. Quoi qu’on en dise, Electronic Arts ne livre pas une mauvaise copie et nous offre même un mode de jeu fulgurant. Bref, posons-nous les bonnes questions.
Qu’est-ce qui différencie FC 25 du précédent opus ?
C’est LA question ! La principale nouveauté lévite autour du mode de jeu RUSH. C’est clairement un hériter du FIVE, activité sportive qui se joue sur un petit terrain, mais qui reste diablement physique. Heureusement, l’endurance n’entre pas trop en compte ici. C’est du 5 vs 5 avec une ligne pour désigner les limites du hors-jeu, évitant ainsi tout campeur de faire son apparition.
Du football sur un plus petit terrain, ce n’est pas la foire aux individualités ?
C’est la foire à tous les genres de match et prestations possibles. Pour avoir enchaîné les sessions, je peux affirmer que tout dépend des joueurs avec lesquels on joue, d’où l’intérêt de lancer le mode de jeu Rush avec des amis, de créer son Club. Si on adopte une stratégie collective, la partie sera plus agréable car ça peut donner des actions spectaculaires. Par contre, quand on subit ceux qui se la jouent perso et enchaînent les dribbles, cela peut se montrer désappointant et frustrant. Encore plus quand on démarre un match avec des joueurs inactifs.
Comment le mode de jeu se présente-t-il pour le joueur ? Il peut incarner n’importe qui ?
Lorsque vous lancez le mode Rush dans Ultimate Team, vous devez choisir un footballeur dont vous possédez la carte. Le jeu vous donne une sélection par défaut, mais vous pouvez choisir n’importe laquelle dans votre stock. N’importe laquelle ? Pas vraiment. EA met en place des règlements pour que les joueurs aient à peu près tous la même moyenne générale, ou simplement pour pimenter les parties. Cela réduit aussi les individualités puisqu’elles s’accentueraient avec les joueurs les plus techniques. Puis cela empêche un déséquilibre certain. Donc je trouve que c’est une bonne idée.
Selon les joueurs et les matchs, le fait qu’il provienne d’un certain championnat, ou d’un certain pays, apportera un petit bonus de récompense. De même, à la fin de la partie, le jeu fait le bilan de vos performances. On souligne ainsi les meilleurs passeurs, buteurs, intercepteurs, etc. De quoi jauger les perfs de chacun.
Tu parlais de contreparties, comment le jeu nous récompense ?
Une nouvelle monnaie fait son apparition, les points Rush. Il ne sera pas question de les acheter en boutique, attention ! Non, ce seront des points de performance, ceux-là permettent de remplir des objectifs, notamment hebdomadaires.
Et ce mode Rush n’est disponible que dans Ultimate Team ?
Heureusement que non. On le retrouve dans Coup d’Envoi, et dans le mode Carrière, ce qui vous permet de faire affronter deux équipes en entraînement. Mais comme souvent, c’est bien dans UT que les parties de Rush vont se centrer. Le fait de permettre de créer des Clubs est une très bonne idée qui risque de réunir de nombreux amis devant leurs TV… Il est bien amusant de comparer les scores et les perfs après chaque partie.
Hormis cela, du nouveau dans FC 25 ?
Une dimension tactique supplémentaire (voir galerie) avec la possibilité des rôles supplémentaires aux joueurs. Toujours plus de licences et de stades (les Lensois apprécieront), Laure Boulleau intervient parfois aux commentaires, l’adaptation au nouveau système de Champions League et des fonctionnalités qui n’impactent pas l’expérience de jeu tant elle est similaire à celle des précédentes années.
FC 25 ressemble-t-il donc beaucoup à FC 24 ?
Oui, dans le positif comme dans le négatif. D’un côté, on ne peut qu’être impressionné par les prouesses techniques du jeu, par les animations toujours plus folles d’années en années. Rappelez-vous, à l’époque, on était déjà ébloui par les tirages de maillot quand c’est apparu. Et c’est toujours des petits détails en plus, dans les duels, dans les contacts, les dribbles etc.
Le contenu reste dantesque, même s’ils ont enlevé le mode VOLTA qui n’a jamais connu d’évolution, pour se concentrer sur le mode RUSH. Puis la machine Ultimate Team qui saura captiver les joueurs dans la construction d’équipe et les prouesses réalisées, mais aussi le frustrer face à des joueurs qui ont dépensé beaucoup, ou sur le fait que le tirage des cartes est totalement aléatoire. Il faut le dire, il n’y a rien de plus à dire qu’on a déjà dit sur FC 24. Pratiquement tout est similaire.
Preuve en est, l’interface n’a pas changé d’un pouce. Ce sont exactement les mêmes menus qui gagneraient à être plus colorés. Ils paraissent ternes et pas hyper intuitifs tant on a du mal à naviguer entre les onglets.
Les sensations de jeu sont au rendez-vous ?
J’ai envie de dire oui. Mais en jouant à FC 25 comme pour FIFA jadis, c’est pour le meilleur et pour le pire. Parce que FC 25 est un jeu au point dans tous les secteurs du jeu, dans l’expérience qu’il souhaite proposer. Il tend vers l’arcade, et avec le temps, on soupçonne chaque année Electronic Arts d’accélérer le rythme des parties en compétitif pour le rendre plus frénétique, plus spectaculaire. C’est un plaisir de jouer à cette simulation de football. Mais les habitués le savent, c’est une simu qui joue avec nos nerfs, qui nous fera perdre beaucoup d’énergie.
Je ne saurai jamais vous dire si les sensations de jeu ou l’expérience s’avèrent positives ou négatives. Cela dépend de votre état d’esprit en abordant le jeu. Si vous y allez pour la détente entre potes, ce sera peut-être bien plus festif que devant son canapé avec l’ambition d’être Division 1 à Rivals. Si vous partez pour une session en solo en mode Carrière, ce sera moins nerveux que sur une séquence de plusieurs parties Rush.
En commençant par les modes de jeu les plus nerveux, il est difficile d’en sortir, surtout en jouant en ligne. En cherchant l’adrénaline de la victoire prestigieuse, vous pourriez bien plus trouver la déception et la rage d’avoir perdu sur une action anodine qui vous aurait fait (sou)rire dans un mode Hors-Ligne avec moins de pression.
Au final, on retient quoi de ce FC 25 ?
Le football est devenu depuis le 20e siècle l’opium du peuple. Et avec le temps qui défile à grande vitesse, cet opium se déporte en masse dans le jeu vidéo et sa simulation de football phare. FC 25 sera comme son prédécesseur un des porte-parole de l’opium d’un peuple. Nul doute qu’il terminera numéro 1 des ventes pour cette année et la suivante, à moins que son principal challenger pointe subitement le bout de son flingue (coucou GTA VI). Et il ne déméritera pas cette place tant la machine est bien huilée, tant elle a le savoir pour défouler les passions et conquérir les cours de toutes les écoles de la vie. Certes, on pourra trouver son modèle économique douteux et un contenu toujours un peu trop identique à celui de l’année dernière. Mais on ne peut pas fermer les yeux sur une qualité technique certaine et des animations toujours plus réalistes, sans oublier une immersion dans le monde du football sans faille. Encore mieux, après nous avoir fait vibrer il y a 3 ans avec l’inclusion d’un FIFA Street (VOLTA), celui-ci a disparu des radars pour laisser place à un FC FIVE (RUSH), un jeu à 5v5 qui se montre divertissant dès la première partie lancée. Bref, on remet ça ?















