TEST – Konrad the Kitten : un tamagot’chat sur VR

Konrad the Kitten déboule sur PlayStation VR et nous propose donc le premier tamagot'chat, une expérience qui ne se montre pas toujours divertissante malgré ses bonnes intentions.

Support de test : PS VR, aussi disponible sur PC. Proposé à environ 15€ sur le PS Store.
Version du jeu testée fournie par l’éditeur qui précise qu’un patch arrive la semaine prochaine pour corriger certains problèmes de tracking. Nous attendrons la mise à jour pour apporter des modifications à notre test.
Informations annexes : Nécessite une webcam, un PS Move et parfois même une peluche…

La réalité virtuelle ne comptait pas encore de tamagotchi dans son catalogue et c’est désormais chose faite avec Konrad the Kitten. On retrouve FusionPlay au développement, le studio indépendant qui passe à toute autre chose que son jeu de cartes Heroes. Le concept du tamogotchi fait toujours mouche chez le jeune public et les nostalgiques alors intégrer un petit chaton, cela ne pouvait que séduire. Enfin, sous certaines conditions, et celles-ci n’étant pas toujours respectées, nous en ressortons avec une expérience de jeu plus que mitigée. Explications.

Konrad the Kitten ou l’exercice difficile de la VR.

Le concept du tamagot’chat reste le même, à savoir gérer les besoins de sa bestiole hyper kawai. Ainsi, FusionPlay précise qu’il s’agira ici de s’occuper du petit chaton 20 minutes par jour. En effet, la barre d’énergie de Konrad se vide au fil des activités que vous lui faites faire. Ainsi, lui faire prendre sa toilette, le câliner, le nourrir, les mini-jeux, même le faire dormir, cela vous fait emmagasiner de l’expérience mais surtout, cela diminue sa jauge et il finira rincé après une demie-heure maximum selon la fluidité de vos mouvements et vos enchaînements. Une fois sa batterie à plat, vous n’avez plus qu’à enlever le casque VR et revenir le lendemain.

Une question se pose donc : le consommateur de la réalité virtuelle est-il prêt à revenir chaque fois pour répéter les mêmes actions ? Le public VR est très casual et souhaite souvent se lancer dans de nouvelles expériences à chacune des sessions. Après avoir fini un jeu, il en lance un autre et il ne pense pas à se lancer et se relancer dans le même titre, la VR était généralement limitée en rejouabilité, hormis pour faire découvrir à des amis et proches certains titres. Ainsi, le genre tamagotchi se place aux antipodes de ce côté casual et l’on doute tout de même de l’intérêt à revenir régulièrement sur Konrad the Kitten. Cela s’explique aussi par sa prise en main plutôt contraignante.

Konrad the Kitten

Coucou toi !

Préparez le grand salon

Nous avons connu quelques difficultés à nous immerger dans le monde de Konrad the Kitten car c’est au niveau de son accessibilité qu’il déraille. Le titre de FusionPlay n’est effectivement pas similaire, en matière d’installation et de mécaniques de jeu, aux autres productions VR du marché. Après avoir facilement incliné la caméra à 20 degrés, il faut laisser plus de 1m20 autour de soi afin de créer de l’espace pour la vie de son tamagot’chat. Mieux encore, il demande au joueur de s’asseoir par terre pour enfin paramétrer le sol. Autant vous le dire, cela a représenté un réel parcours du combattant. Si jamais vous tentez de contourner les règles, l’expérience s’avère plus compliquée. Et comme si cela ne suffisait pas, le mode Peluche invite à vous servir d’une réelle peluche et d’y accrocher votre PS Move avec une dragonne, un concept plutôt surprenant et pas tout le temps pratique.

Pour le coup, niveau théorie Konrad the Kitten aurait pu s’avérer très amusant mais au niveau de la pratique, sa prise en main s’est juste montrée frustrante rien qu’au niveau de l’installation. Ensuite, quelques erreurs de compatibilité viennent entacher l’expérience de jeu, le PS Move ne répondant pas toujours comme nous le souhaitons. Cela nous a valu la surprise de voir le chaton glisser aux quatre coins de l’écran seul et hors du champ d’action. Il nous est même arrivé de le voir disparaître sans même savoir comment le faire revenir. Il aurait été astucieux de placer un bouton de réinitialisation afin de le replacer juste devant nos yeux. Et lorsque ces soucis apparaissent en plein mini-jeu, c’est d’autant plus frustrant…

Tamagotchi’tchat

On retrouve cinq activités principales pour Konrad et elles sont divertissantes lorsque l’on ne rencontre aucun problème. L’attrape-souris demande au joueur d’écrabouiller avec la patte du chaton tous les rongeurs qui défilent. L’objectif étant de faire le meilleur score possible et nous demande de bouger directement nos bras, ce qui procure un certain plaisir lors de la première session mais s’avère vite ennuyeux sur la durée. Le second est un poil plus difficile notamment car il demande de la précision en faisant passer le chaton dans des cerceaux sans dépasser sous risque de recommencer. Il présente bien plus d’intérêt que le premier mini-jeu. D’autres mettent Konrad The Kitten sur une table en renversant de la bouffe, attraper des crabes sous l’eau. Un petit aperçu en bonne qualité vous attend en bas de page.

En résumé, il faudra enchaîner les sessions pour tout débloquer, maîtriser le chaton du mieux que possible et pouvoir habiller votre chat d’une manière très mignonne. Lui faire enfiler des lunettes, un bonnet, un chapeau et d’autres accessoires relèvent un caractère plutôt amusant. Même Petit Ours Brun incarne le bon rôle du caissier et apporte une petite dose de kawaititude.

Konrad the Kitten

C’est qu’il est mignon ce petit chaton

En dehors de cela, le titre se démarque par les différents lieux accessibles. En plus de la cuisine, de la salle de bain et du salon, on se permettra quelques sorties à la plage et dans les bois. Autant dire que cela apporte un petit supplément d’intérêt, une fois toutes les zones débloquées. Mais vous ferez preuve d’une grande persévérance si vous parvenez jusque là. La réalisation des environnements est cartoonesque mais reste assez laide, on vous maintient dans de simples zones, les mécaniques de gestion ne sont pas pratiques. Lorsque l’on reste 10 secondes à tenir le chat sur une tablette ou devant sa gamelle, nous restons plus que pressés que cela se termine rapidement. Les animations de Konrad the Kitten ne se démarquent pas par leur réalisme mais par des actions séduisantes pour l’œil du public, notamment les amoureux des chats. Lorsqu’il saute pour attraper les feuilles de papier-toilette, on esquisse tout de même un sourire. Lorsque l’on fait manger et qu’à la 7è seconde, le PS Move a des problèmes de tracking, on pleure.

Mais une question nous taraude, à qui s’adresse le titre de FusionPlay ?

Quelle cible pour Konrad The Kitten ?

Au vu de sa réalisation globale, on devine que la cible de Konrad the Kitten demeure les enfants ou les grands amoureux-euses- des chats qui rêvent de finir entouré(e)s de félins jusqu’au terme de leur vie mais qui sont allergiques. Pour les premiers, on rappelle que le matériel de la Réalité Virtuelle de Sony est déconseillé aux enfants de moins de 12 ans. Difficile de ne pas penser à entraver cette règle lorsque l’on est gosse. Heureusement, il est capable de configurer le matériel selon le public. Nous avons pu, malgré tout, solliciter un enfant de 8 ans dans cette expérience et elle ne fut pas concluante à ses yeux. Problème de tracking, de lecture et de compréhension, elle préfère largement Carnival Games VR publié par 2K Games. Quoiqu’il en soit, le concept aurait pu être bien pensé mais peut-être sur un autre support. Pour cela, nous conseillons le jeu sur PC, question de prise en main également.

Pour les enfants, ils préféreront en toute logique le PlayRoom VR, propice à du divertissement à gogo et à plusieurs, sans problème de tracking. S’ils veulent faire autre chose, on les dirigera plutôt vers Moss que Saori a récemment testé sur TryaGame. Pour le public plus adulte, il risque de faire le tour en deux minutes et de le désinstaller dans la foulée.

 

Konrad the Kitten ne nous apporte que rarement du divertissement au cours de nos sessions de jeu (20 à 30min). Coincé entre une installation difficile, les mouvements périlleux du PS Move que l’on perd parfois de vue et une expérience trop peu immersive, il s’avère tout de même une petite déception autant pour le jeune public que pour les plus adultes. On apprécie tout de même la personnalisation très mignonne du chat et certaines de ses actions qui séduiraient plus d’un amoureux des félins… pour quelques secondes. A découvrir une fois mais pas deux sur VR, ou à expérimenter davantage sur Steam.

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Évaluation de l'article

Points forts

  • Un chaton plus que mignon !
  • Des mini-jeux sympas à découvrir...
  • La personnalisation de Konrad

Points faibles

  • Une installation pas très optimale
  • Mais des mini-jeux vite redondants
  • Le PS Move qui se perd parfois
  • Des mécaniques de jeu parfois désagréables
  • Cible les jeunes, mais VR déconseillée aux -12 ...
3.5

Bad

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